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lundi 30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 20:00

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Apres notre visite de Chichen Itza nous nous mettons en route pour Selva Maya, le restaurant ou nous allons déjeuner et ou se trouve un cénote dans lequel il est possible de se baigner.

entre Chichen Itza et Valladolid
entre Chichen Itza et Valladolid

entre Chichen Itza et Valladolid

On nous annonce que certains plats servis dans le restaurant sont typiquement Maya, ce dont je ne doute pas un instant. C2 va profiter du cénote avant de manger, je passe mon tour.

le cénote du restaurant. La chute d'eau est artificielle

le cénote du restaurant. La chute d'eau est artificielle

Apres manger nous allons dans le centre de Valladolid. Pour les naïfs comme moi, non il ne s'agit pas du Valladolid de la controverse (d'ailleurs fort controversée), qui se trouve en Espagne.

Je n'appelle pas ça une visite et je suis un peu déçu par cet arret éclair et peu structuré dans la troisieme ville de l'état du Yucatan, fondée au seizieme siecle et sans doute pleine d'histoire. Nous sommes largués pour moins d'une heure a un endroit stratégique sur la place centrale de la ville (parque Francisco Canton) juste devant des magasins de souvenirs. Mmm...

tout ce que nous verrons de Valladolid
tout ce que nous verrons de Valladolid

tout ce que nous verrons de Valladolid

la cathédrale San Gervasio de Valladolid

la cathédrale San Gervasio de Valladolid

oh ! Ne serait-ce point une vieille Coccinelle ?

oh ! Ne serait-ce point une vieille Coccinelle ?

Notre achat-souvenir a Valladolid : du chocolat, aliment dont la consommation humaine trouve justement son origine chez les peuples de Mésoamérique (les Mayas ?).

Une fois les derniers retardataires a bord de l'autocar nous rentrons a Cancun. La soirée au Club Med est rythmée par un groupe mexicain dont la musique ne m'émeut guere. Bouh.

Viva Mexico

Viva Mexico

C'était un peu long de faire plus de cinq heures d'autocar dans la journée mais nous sommes contents d'avoir découvert Chichen Itza. Vivement les visites suivantes !

 

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Publié par ZPP - dans trip Yucatan
lundi 30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 17:00

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Cette journée débute sur une note négative pour nos amis de Club Med. Comme a peu pres tout depuis le debut de notre séjour ils foirent notre requete de nous réveiller par le téléphone de la chambre a 6 heures. Ce n'est pas grave : je me réveille de moi-meme juste avant 6 heures et l'iPhone de C2 couine a 6h05.

en montant dans le bus au départ du Club Med

en montant dans le bus au départ du Club Med

Comme le titre de cet article le laisse subtilement entendre, nous allons visiter aujourd'hui Chichen Itza, un des sites archeologiques les plus populaires du Mexique. Il nous faut environ deux heures et demi de trajet en autocar pour arriver sur place, pendant lesquelles notre guide pour la journée, Adriana (ou Adrrrrrrriana selon sa prononciation), tente de nous expliquer les bases des calendriers Maya.

Avant cela, un peu d'histoire et de géographie... Le Yucatan est a la fois le nom de la péninsule au sud-est du Mexique ou nous nous trouvons et le nom d'un des trois états mexicains de cette péninsule : Campeche, Yucatan, Quintana Roo (Quintana Rrrrrrrroo dans la prononciation d'Adriana). Etats ? Et oui, le Mexique est une république fédérale (comme les USA) qui compte 31 états et un district federal (la capitale). En espagnol Mexico designe :

  • le pays entier
  • la ville de Mexico
  • l'état de Mexico dont le territoire de la ville de Mexico fut séparé en 1824

Les Incas (au sud) et les Aztecs (a l'ouest) sont plus connus que les Mayas et pourtant leurs empires furent beaucoup plus brefs que celui des Mayas : quelques siecles contre plusieurs millénaires. Au contraire des Incas et des Aztecs le peuple Maya est encore plein de vie, avec sept millions de personnes qui parlent de nos jours la (les ?) langue Maya sur une zone qui couvre la peninsule du Yucatan ainsi que les pays voisins du Mexique, Guatemela et Belize. Les panneaux informatifs sur les sites touristiques sont d'ailleurs rédigés en trois langues : espagnol, anglais, et une transcription du Maya avec l'alphabet latin. Les dernieres escarmouches entre l'armée mexicaine et des révolutionnaires Maya datent de 1933 !

Nous sommes donc dans le bus pour Chichen Itza et Adriana tente avec peine de nous expliquer, en français et en anglais, la complexité des calendriers Maya. Je dois avouer que meme apres avoir etudié a la loupe les pages correspondantes sur wikipedia, j'ai toujours des questions. Plutot que de répéter betement notre encyclopédie favorite je vous laisse lire les pages correspondantes sur :

  • le calendrier religieux de 260 jours, comportant 13 groupes ('mois') de 20 jours
  • le calendrier solaire de 365 jours, avec 18 'mois' de 20 jours et 5 jours supplémentaires
  • le compte long qui est leur systeme de datation des événements, basé sur un décompte (presque entierement) en base 20 par rapport a une date originelle, qui a donné lieu aux délires de prévisions de la fin du monde en décembre 2012 (ha ha ha !)

La conclusion principale est que les Mayas, disons leur elite, avait des connaissances avancées sur les cycles solaires, les saisons, l'astronomie, etc, qu'elle utilisait abondamment pour construire des temples et autres monuments religieux et légitimer sa domination sur un peuple non éduqué.

Avant d'arriver nous faisons un inévitable stop dans un magasin vendant d'authentiques souvenirs Maya faits main.

attention, une pompe a pesos !

attention, une pompe a pesos !

A l'arrivée a Chichen Itza le contenu de notre autocar se sépare en deux entre les francophones et les anglophones. Avec C2 nous préférons nous joindre a la visite en anglais pour etre dans un groupe moins nombreux. C'est parti.

Je n'ai pas la prétention de me souvenir de tout ce que le guide nous a raconté, et je n'ai pas non plus envie de retaper ici l'article de wikipedia que je vous invite a lire. A noter qu'il arrive également souvent que le guide nous dise "qu'on [les archeologues] ne sait pas". De nombreux points restent non confirmés ou speculatifs (ou controversés) a propos de l'histoire Maya. On sait qu'il existait des ecrits Maya mais ils furent brulés par les espagnols.

ancienne porte d'acces

ancienne porte d'acces

Notez l'arche en encorbellement ou "fausse arche". Il n'y a pas de clef de voute comme pour une vraie arche.

Nous marchons a l'ombre pendant quelques minutes avant que la pyramide n'apparaisse devant nous.

la pyramide de Chichen Itza

la pyramide de Chichen Itza

La pyramide n'est pas tres haute, 24 metres (plus 6 metres de hauteur pour le temple a son sommet), et le guide nous explique que ce qui comptait pour les pretres Maya était d'etre au-dessus des arbres. La péninsule du Yucatan est toute plate, et la jungle qui la couvre est d'une hauteur assez réguliere. Du coup dans la religion Maya le domaine des dieux "dans le ciel" commençait directement au-dessus de la cime des arbres. En s'élevant a cette hauteur les pretres respiraient donc le meme air que les dieux, se plaçaient au meme niveau qu'eux. Dans un souci de conservation et pour éviter les accidents, il n'est plus possible de grimper sur la pyramide depuis 2006. Ce n'est pas a Chichen Itza que vous pourrez humer l'air des dieux Maya.

La pyramide compte environ 90 marches sur chacune de ses quatre faces, pour un total de 365 : une par jour du calendrier solaire. Dans ma tete j'échafaude l'idée qu'ils déplaçaient chaque jour quelque chose de marche en marche (un pot de fleur ? une statue de dieu ? le crane d'un sacrifice humain ?) pour tenir compte du temps qui passait. Comment faisaient-ils les annees bissextiles ?

En plus des escaliers la pyramide est constituée de neufs niveaux - sur chaque façade ces neuf niveaux coupés par un escalier central définissent dix-huit sections, en lien avec les dix-huit mois du calendrier religieux - dont les ombres jouent un role tres particulier. La pyramide est parfaitement alignée pour que chaque année, aux équinoxes, ces ombres dessinent ce qui est interprété comme le corps d'un serpent ondulant le long d'un des escaliers. Vous etes perdus ? Voyez la photo fournie par notre ami wikipedia.

la pyramide n'a pas été intégralement restaurée
la pyramide n'a pas été intégralement restaurée

la pyramide n'a pas été intégralement restaurée

coucou !

coucou !

La pyramide et les autres batiments alentours sont situés sur une immense plateforme construite par les Mayas pour s'affranchir des irrégularités du sol de la jungle.

travaux de fouille illustrant la plateforme

travaux de fouille illustrant la plateforme

mur de limite de la plateforme

mur de limite de la plateforme

face nord-est de la pyramide

face nord-est de la pyramide

C'est en étant situés a cet endroit, avec la "plateforme de Venus" derriere nous et le "temple des guerriers" a notre gauche, que notre guide nous fait la demonstration d'une autre curiosité. En tapant dans ses mains, l'echo qui en résulte depuis le sommet de la pyramide a un bruit caractéristique qui peut rappeler le cri d'un oiseau. On ignore si c'était voulu par les Mayas, mais en tout cas ça explique pourquoi de nos jours autant de gens frappent énergiquement dans leurs mains de ce coté de la pyramide !

Le guide nous emmene voir d'autres attractions.

 

le cénote sacré
le cénote sacré

le cénote sacré

Un cénote est un trou naturel dans le sol donnant acces a de l'eau douce. Ils constituaient les seules sources d'eau douce pour les Mayas, la péninsule du Yucatan n'ayant ni riviere ni fleuve. Au fond de ce cénote sacré des ossements humains ont été retrouvés, ce qui alimente le débat sur les sacrifices a Chichen Itza. Si l'on mesure la violence d'un peuple (ou empire) au décompte de ses sacrifices humains, notre guide nous indique que les Mayas étaient beaucoup moins violents que les Aztecs qui pratiquaient les sacrifices humains a grande échelle. Les Mayas n'etaient toutefois pas des rigolos, et les guerres entre cités-états étaient incessantes. La coutume était d'ailleurs de décapiter le roi vaincu dans la cité du roi vainqueur pour asseoir sa domination, tandis que le peuple vaincu était assimilé, par exemple par l'esclavage.

l'engin utilisé en 1904 pour inspecter le fond du cénote

l'engin utilisé en 1904 pour inspecter le fond du cénote

D'apres le panneau a coté de ce machin, une "tres grande quantité d'objets [trouvés au fond du cenote] quitterent le pays d'une maniere illégale et furent finalement donnés au musée Peabody de l'université d'Harvard". Ah tiens ? Il faudra qu'on aille vérifier ca.

Note personnelle : en lisant ce panneau j'ai confondu ce musée, dont je n'avais jamais entendu parler, avec le Peabody Essex Museum devant lequel je passe a chaque fois que je suis a Salem.

la "maison des aigles"

la "maison des aigles"

"l'observatoire"

"l'observatoire"

Ce qui ressemble ci-dessus a une coupole est une tour cylindrique en ruine. Les Mayas observaient soigneusement les mouvements des étoiles et du soleil et notaient tout. Une bien noble mission, et je pense qu'ils auraient été fans d'Excel !

deux photos du monument appelé "monastere"
deux photos du monument appelé "monastere"

deux photos du monument appelé "monastere"

En dehors de la pyramide je trouve que le batiment le plus impressionnant est l'immense terrain de "jeu de balle". Le guide nous explique que les regles précises sont inconnues, mais que les sculptures sur les parois de ce terrain et d'autres similaires (il en existe des centaines en ruine en Mesoamerique) laissent a penser que deux équipes (de sept joueurs a Chichen Itza) s'affrontaient dans le but de controler et d'envoyer, uniquement en la frappant avec les hanches, une balle de caoutchouc dans des anneaux de pierre placés en hauteur - 8 metres de haut a Chichen Itza !

le terrain de jeu de balle a Chichen Itza
le terrain de jeu de balle a Chichen Itza
le terrain de jeu de balle a Chichen Itza

le terrain de jeu de balle a Chichen Itza

D'apres les sculptures sur place, un match était suivi de la décapitation d'un des capitaines d'équipe. Le vainqueur ? Le vaincu ? Comment étaient selectionnes ces joueurs ? Quelles étaient les regles du jeu ? Comment les joueurs parvenaient-ils a physiquement controler la balle ? Il nous faudrait une machine a remonter dans le temps pour répondre a ces questions.

L'heure du départ approche. J'en profite pour répéter un des conseils que nous avons entendus : il vaut mieux démarrer la visite tot (9 heures ?) pour éviter le soleil et la foule. Nous n'avons pas vraiment choisi notre horaire comme c'est une visite organisée... et meme en commençant vers dix heures le soleil tapait déja fort. La foule s'est effectivement densifiée pendant notre présence sur place. Comme l'esplanade autour de la pyramique est immense cela se remarque plus autour des autres batiments, plus petits. Et au terrain du jeu de balle des groupes de plus en plus bruyants genent la visite des touristes calmes comme moi : quel est l'intéret de faire brailler "TEQUILA !" a un groupe de touristes ?!

au-revoir Chichen Itza !

au-revoir Chichen Itza !

le soleil ne gene pas tout le monde

le soleil ne gene pas tout le monde

avant de partir, derniere petite photo des marches qui ne sont a nouveau plus accessibles pour le commun des mortels. Les pretres Maya seraient satisfaits

avant de partir, derniere petite photo des marches qui ne sont a nouveau plus accessibles pour le commun des mortels. Les pretres Maya seraient satisfaits

En bon geek cette visite me donne fortement envie de démarrer une partie de Civilization. Quant a C2 son estomac commence a se faire entendre. Cela tombe bien : notre prochaine étape est le restaurant de notre déjeuner.

 

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Publié par ZPP - dans trip Yucatan
dimanche 29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 20:00

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Nous voulions le soleil, nous sommes au soleil. Il est temps de glander maintenant ! Nous n'avons qu'a imiter les iguanes - lezards ? geckos ? non.. je laisse les taxinomistes me corriger - qui réchauffent leur sang froid au soleil de Cancun.

ca lézarde ferme
ca lézarde ferme

ca lézarde ferme

Une des meilleures façons d'obtenir un renseignement au Club Med est de ne PAS demander aux GOs, qui sont en général inutiles - mais extremement affables. Lors de nos deux premieres journées sur place la seule question correctement répondue fut "quelle heure est-il ?". Meme pour connaitre le jour de la semaine (lorsque nous consultions le programme de la salle de gym), la GO a laquelle nous avons posé la question s'est plantée ! Ceci dit il y a pire que les GOs. Il y a la petite pochette cartonnée contenant nos badges d'acces a la chambre, avec une carte du Club Med au dos. C'est un piege : le terrain de beach-volley ne se trouve pas la ou est indiqué "beach-volley". Je ne veux pas raler plus : je pense que c'est tout simplement une manoeuvre habile pour nous faire engager la conversation avec ces GOs qui sont tous si jeunes et si beaux. Et qui, au bout d'un moment, finalement, parviennent a nous indiquer ou se trouve le terrain de beach-volley. Yeah, du sport !

un service exceptionnel aux mains de ZPP

un service exceptionnel aux mains de ZPP

C2 se détend sur la plage...

C2 se détend sur la plage...

... et je la rejoins apres mes efforts

... et je la rejoins apres mes efforts

Il faut que j'arrete de cracher dans la soupe : le Club Med de Cancun me convient tres bien tant que j'évite de parler aux GOs. Bon, ça et la clim' de la chambre qui ne marche pas. Pour le reste, je suis content. Il y a de nombreuses activités, la bouffe est variée et convenable (la booze aussi), et j'apprécie la grande piscine ou je fais le lamantin pendant des heures. Allez, profite du "Sol y mar" et arrete de raler ZPP !

le soleil se couche sur le lagon du club

le soleil se couche sur le lagon du club

Si vous aviez peur, comme moi, de ne plus etre aux US en étant a Cancun, pas d'inquiétude : je passe la moitié de mon apres-midi a regarder du football (americain) a la télé, et j'assiste en partie au match qui va se solder par une défaite (nooooooooonnnn !! Bouuuuuuuhhhh !!!) des New England Patriots.

Nous devons nous coucher de bonne heure : nous avons demandé a etre réveillés demain matin a 6 heures pour etre prets a 7 heures au depart de notre premiere excursion. Ca fait tot pour des vacances... bonne nuit !

 

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Publié par ZPP - dans trip Yucatan
samedi 28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 17:00

Le quatrieme jeudi de novembre aux Etats-Unis est le jeudi de Thanksgiving, jour de congé sacré pendant lequel le pays s'arrete presque de fonctionner. Tous les magasins sont fermés et les ricains se remplissent la panse de dinde en regardant du football (americain) a la télé. L'idée de regarder du football me plait beaucoup mais pour notre menu nous avons préféré la raclette, aux capacités de gavage tout a fait équivalentes a celles de la dinde.

Pendant ces deux jours féries (jeudi + vendredi) octroyés par nos bienfaisants employeurs, C2 et moi nous sommes activés pour préparer nos bagages. Nous partons en effet en vacances, les premieres vacances de l'année pour C2 ! Il etait temps...

Nous partons nous détendre au soleil de Cancun, au Mexique. Ok, techniquement Cancun est une ville qui se trouve au Mexique, mais nous allons nous retrancher au Club Med, on ne peut plus franchouillard, dans la populaire zone hoteliere de Cancun. Pendant le "spring break" (période de vacances universitaires aux alentours de mars) les étudiants americains y déferlent pour se débaucher - ici ainsi que dans d'autres stations balnéaires du Mexique.

Ca devrait etre calme pour nous toutefois puisque nous partons en dehors d'une période de vacances, et c'est a peine la fin de la saison des ouragans ce qui dissuade les fanatiques du farniente sur la plage. En ce samedi matin la météo a Boston est pourrie ce qui est parfait pour apprécier encore plus le départ. A l'aeroport C2 me fait decouvrir le principe du "moyen-dejeuner". Nous sortons du petit-dejeuner, nous venons d'acheter des sandwichs pour dejeuner dans l'avion, mais elle va tout de meme s'attabler chez Legal Sea Foods pour se commander une assiette d'huitres et une cup de clam chowda'.

étude du menu avec le crane fleuri

étude du menu avec le crane fleuri

allez, un petit coup de Hay Day avant de nous entasser dans une grosse boite de conserve

allez, un petit coup de Hay Day avant de nous entasser dans une grosse boite de conserve

Notre vol avec Jetblue se passe bien, j'adore le wifi gratos a bord ! Il n'est disponible que tant que nous volons au-dessus des US mais cela représente une grosse partie du vol Boston-Cancun.

A Cancun il fait beau et chaud. Une activité intense regne dans l'aeroport. Il y a un monde fou, des touristes comme nous venus apprécier le climat et l'ocean. Nous faisons la queue pour descendre l'escalier qui mene a la queue qui permet d'accéder a la queue pour le controle des passeports. Pour les americains et résidents americains pas besoin de visa. Parfait. L'avantage de faire autant la queue est que nos bagages sont deja sur le carrousel lorsque nous en avons fini avec les services d'immigration. Parfait. Nous faisons la queue qui mene a la queue pour passer la douane, tous les bagages et sacs repassent dans une machine a rayon-machin-chose et nous sommes enfin livrés a nous-memes dans l'aerogare.

Nous n'avons pas fait deux metres dans le hall qu'une nana nous met le grapin dessus pour nous amener au comptoir d'un "assistant pour touristes qui va nous aider". Ah tiens ? Ecoutons-le et répondons a ses questions... a quel hotel allons-nous ? Club Med. Parfait, nous trouverons notre navette dehors mais attendez ! Avant d'y aller le mec veut nous expliquer comment les excursions touristiques fonctionnent a Cancun. Au Club Med ils proposent ceci, au Club Med ça marche comme ça. mais surprise : le mec peut nous proposer aussi bien, en moins cher ! Pas d'embrouille, pas d'inquiétude : on a juste a laisser l'empreinte de notre carte de crédit et remplir ce tout petit formulaire papier carbone en trois exemplaires ou nous nous engageons a aller écouter une session d'une heure et demi sur un programme de "timeshare" dans un complexe construit et géré par des mexicains comme ca vous comprenez mon bon monsieur l'argent est injecté dans l'économie mexicaine et ne part pas en Espagne comme avec le Club Med. Ah bon, Club Med est une societe espagnole ? Mmm... je n'aime pas trop ces histoires de timeshare. Me rassure le lascar : "oh, mais ça n'est pas du timeshare, il y a marqué timeshare mais ça n'est pas du timeshare puisque je vous dis que ça n'est pas du timeshare, et en échange de votre présence a cette tres courte session informative d'une heure trente je vous propose les excursions a -75% par rapport au tarif Club Med. -75% mon bon monsieur !!".

Au bout de quinze minutes de boniments mon cerveau est dangereusement proche de sa température d'ébullition et la moutarde me chatouille les narines. Mais je suis en vacances... Je me contente d'un "we're not interested, thank you" sec et irrévocable, et j'entraine avec moi C2 en bringuebalant nos valises loin de ce charlatan. En tout cas c'etait un pro ! D'ailleurs, il était derriere un comptoir tout a fait officiel, et il avait en laniere autour du cou un badge qui semblait tout a fait officiel.

A l'extérieur la cohue est aussi intense. La densité de population atteint les mille touristes au metre carré. Nous mettons la main sur un gars en train de brandir un écriteau "Club Med" et il nous fait retraverser tout l'aerogare a pied. Je cavale derriere lui avec notre grosse valise. Il nous fait monter dans le van privé qui nous emmene finalement au Club Med, et la quiétude revient. Nous sommes a bord d'une superbe Ford Expedition, bienvenue au Mexique donc !

L'accueil au Club Med est charmant. On s'occupe de nos bagages, on nous sert un petit thé, et nous pouvons deja apprécier la qualité du service :

  • le "GO" (ha ha ha, GO, j'en rirai toujours !) qui nous fait faire le tour des lieux et nous emmene a notre chambre n'arrive pas a en lire le numero (?!?!) sur le petit étui cartonné qui contient nos badges d'acces
  • lesdits badges d'acces ne fonctionnent pas
  • on ne nous a pas remis a l'arrivée nos bracelets Club Med. "Ah mais ou sont vos bracelets ?" s'interroge le GO. Quoi, quels bracelets ?
  • on ne nous a pas dit qu'il fallait ouvrir un compte et l'associer a nos badges pour utiliser les services payants du Club Med
  • la clim' de la chambre fonctionne mal, elle ne fait que souffler vainement un air a peine refroidi et saturé d'humidité
  • notre chambre est située de telle façon que l'intégralite des clients de trois batiments entiers du complexe passent devant notre porte pour aller a leurs propres chambres. Cela s'annonce bruyant. Lorsque je demande a changer de chambre, on me repond que "l'hotel est complet". Ah bon ? C'est bizarre toutes ces chambres vides dont les rideaux ne bougeront pas pendant l'integralité de notre sejour

Bref, je suis français, il faut que je rale. Alors je rale. Pas beaucoup, juste un peu, d'ailleurs je me suis limité a six points dans ma liste ci-dessus. J'en oublierais presque que je suis en vacances !

il y a pas mal de vent

il y a pas mal de vent

a boire...

a boire...

.. et a manger !

.. et a manger !

Le français rale-t-il moins une fois le ventre plein ? Non, certainement pas !

Je me détends dans ma chambre bruyante en écoutant les fetards gueuler en pleine nuit en rentrant du bar, dans une atmosphere chaude et humide pour cause de clim' foireuse, en jouant a Hay Day. Club Med est sympa : nous dépensons deja des sommes folles pour cette chambre piteuse, mais en plus Internet est payant, a peine 42 euros pour la semaine (pour une connexion simultanée !!). J'ai mieux... a l'affut de la bonne occaz' je me suis connecté hier soir sur le site de notre compagnie de téléphone (americaine), où je me suis retrouvé face a une offre alléchante pour rajouter a nos abonnements "appels et textos illimités depuis le Mexique avec 1 Go de données par personne", pour la modique somme de... $0. Je signe tout de suite, clic, clic ! Nous avons donc passé la semaine a pomper sur notre forfait données en boudant le wifi foireux de Club Med'. Pfff, les accros du numérique, a croire que l'iPhone est greffé dans la main. Mais non, mais non...

Allez, j'essaie de dormir... des que ca beuglera moins dehors.

 

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Publié par ZPP - dans trip Yucatan
samedi 21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 18:30

Vous vous souvenez peut-etre de mes aventures goudronales il y a environ un an, lorsque j'avais essayé de reparer une portion de notre driveway qui s'effritait. Le resultat n'avait pas ete incroyable mais bon ca tient toujours a peu pres.

Une des consequences de ce bricolage consistait en une grande poubelle en plastique a moitie remplie des debris d'asphalte arrachés du driveway avant que je ne remette la nouvelle melasse censée durcir comme du goudron (pffff....). Cette poubelle trainait depuis un an a cote du garage, et apres un cycle complet de saisons sans m'en occuper je me suis dit qu'il etait temps d'agir. Evidemment ce n'est pas le genre de detritus a mettre dans la poubelle de tous les jours, j'avais plutot dans l'idee de trouver une dechetterie qui l'accepterait.

Apres avoir epluché dans tous les sens la section "recyclage" du site de la ville de Waltham j'ai fini par mettre la main sur ce qui semble etre la societe de recyclage (?) la plus proche de Waltham, Conigliaro, a Framingham a une quinzaine de miles au sud-ouest de Waltham.

Sans avoir trop compris le fonctionnement de cette compagnie et de leur site de recyclage je me suis mis en route en ce charmant samedi de novembre pour Framingham, la poubelle enbitumée dans le coffre de mon panzer. Sur place le type dans la cahute a l'entree m'explique le principe, tres simple : je passe avec ma voiture sur leur pese-vehicule dans un sens, je vais decharger mon goudron dans la bonne section, et je repasse dans l'autre sens pour une nouvelle pesee et la facturation idoine. Ah ! Voila qui est interessant. Oui, j'ai ecrit tout cet article uniquement pour vous raconter que j'ai fait peser ma voiture !

Le truc c'est que j'avais vraiment tres peu de gravats dans ma poubelle, meme si le goudron c'est dense et lourd. Je me suis meme demandé un instant si leur pese-vehicule allait le detecter. Mais oui ! Verdict :

  • pesee initiale : 5180 pounds
  • pesee apres vidage : 5140 pounds

Ma voiture pese 5140 pounds, soit 2331.5 kg, ha ha ha ! Honte sur moi. Oh, il ne faut pas oublier de deduire le poids la masse du conducteur. Alors disons que ma voiture pese 2200 kg. Non, je ne suis pas encore au format americain. Disons euh... 2250kg, allez hop.

Et alors mon depot de 40 pounds (18 kg) d'asphalte m'a ete facturé combien ? Le tarif est de $55 par ton, mais combien de pounds y a-t-il dans une 'ton' ? Les unites anglo-saxonnes sont en general absurdes et la ton ne fait pas exception : d'apres wikipedia la 'long ton' (utilisée par les britons) fait 2240 livres (1016kg) tandis que les ricains dans un souci incroyable de simplicite utilisent la 'short ton' de 2000 livres (907kg). La tonne ('metric ton' en anglais), la bonne vieille tonne de 1000 kg, pese elle 2204.6 livres. Bon, 40 pounds a $55 la US ton de 2000 pounds, ca fait... $1.1. Ah mais oui mais il y a un minimum de $40 ! Bref le mec de Conigliaro a du bien se marrer et a eu pitie de moi en me faisant payer $25 pour ma demi-poubelle de debris.

Et voila la vie incroyable de ZPP le week-end. Et demain, foot a la tele !!!

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Publié par ZPP - dans blogston
dimanche 15 novembre 2015 7 15 /11 /novembre /2015 20:00

Ha ha ha je vous ai bien eu(e)s hein ! Vous avez cru que j'avais couru un marathon ? Techniquement j'ai "participé" a un marathon, oui, mais je n'en ai couru que 8.5 km. C'est la beauté du relais : il faut laisser les autres se fatiguer !

Avec quelques collegues et neanmoins amis nous avons decide de nous lancer dans l'aventure des courses en relais en nous inscrivant au marathon de Plymouth, Myles Standish Marathon. La course tient son nom de la foret dans laquelle elle se court, Myles Standish State Forest (a cote de Plymouth), qui tient elle-meme son nom de Myles Standish, un passager du Mayflower. Au fait, en parlant de Myles je realise que je n'ai jamais mentionné sur ce blog mon veritable prenom. Je m'appelle Kylometres ! Ca tombe pas mal pour courir un marathon.

Courir un marathon, ha ha, je n'ai pas le droit d'ecrire ca. Lors de la repartition des differentes etapes entre les membres de notre equipe-relais mixte, j'ai fait tres attention, grace a de subtiles, diplomatiques, pernicieuses manoeuvres, a me faire attribuer la plus courte distance parmi les hommes de notre equipe :

  • la moitié de mon collegue et neanmoins ami #1 commence avec 7.1km
  • je continue avec 8.5km
  • mon collegue et neanmoins ami #1 enchaine avec 15.6km
  • mon collegue et neanmoins ami #2 finit en beaute avec 11km

L'evenement est assez bien organise. Il fait beau et ensoleillé, et pas trop froid a part pour les premiers kilometres. Garmin me dit qu'il faisait 6°C avec un ressenti de 2°C pendant ma course mais j'aurais dit qu'il faisait plus. Nos deux seules deceptions sont le faible nombre de concurrents - mes collegues et neanmoins amis esperaient plus d'ambiance, d'interactions sociales pendant leurs efforts - et l'impossibilite d'obtenir les resultats a l'arrivee. Et ouais, on est venu pour la gagne nous, alors, on a gagné oui ou quoi ??

J'ai entendu dire que toute chaine comportait un maillon faible, et a ma grande deception je suis le maillon faible dans notre chaine de coureurs masculins : j'ai non seulement couru la plus courte distance, mais en plus je l'ai fait a la vitesse la plus faible ! Malgre cette contre-performance notre equipe termine deuxieme des equipes-relais avec un temps de 3:09:16, et deuxieme dans sa categorie (30-49 ans). Vous ne me croyez pas ? Les resultats officiels sont ici, et oui notre equipe s'appelle "Ze Cardboard Goats", traduction foireuse pour "les chevres en carton".

Comme on est aux US, tout le monde a gagné, tout le monde il est beau il est gentil, et tout le monde il a sa medaille. J'ai emporté la mienne au boulot pour l'exposer en trophée triomphateur et rappeler a tous mes collegues que je suis un grand sportif. Je cours des marathons moi. Enfin euh, je participe a des marathons quoi.

les valeureux

les valeureux

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samedi 31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 20:00

C'est formidable car apres toutes ces annees aux US j'en apprends encore sur les methodes locales de construction. Les maisons americaines se construisent en une semaine avec trois planches et quatre clous, et si vous croyez voir un mur exterieur en pierre quelque part il doit s'agir de moulages en plastique peint fixés sur des poutres en bois...

Il y a aussi les mobile homes (ou trailer homes, trailer = remorque), a la forme rectangulaire caracteristique, et qu'on voit circuler de temps en temps sur leurs petites roues a grand renfort de gyrophares "WIDE LOAD" ("large charge" ~ convoi exceptionnel).

Ce que je ne connaissais pas encore, c'est la maison en kit, en duplo geant. C'est le meilleur des deux mondes : au lieu de trimbaler sur les routes une petite maison sur une unique remorque, vous tirez quatre remorques portant quatre morceaux de maison, et a l'aide d'une grue vous montez une maison de taille respectable (et toujours faite de trois planches et quatre clous...) en une demi-journee !

Grosse animation dans le quartier ce matin donc.

une des remorques avec ses petites rouroues

une des remorques avec ses petites rouroues

la grue au travail

la grue au travail

et hop, une maison qui monte, qui monte !

et hop, une maison qui monte, qui monte !

Sur la photo ci-dessus le deuxieme etage reste a treuiller. Plus qu'a rajouter un toit et du plastic siding sur les murs et vous voila hors d'eau.

Note : je me dois de preciser que les travaux de terrassement avaient deja eu lieu, et qu'ils ont pris plus que quelques heures. Les maisons sont couramment construites sur un "basement" creusé dans le sol avec des murs exterieurs coulés en beton.

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lundi 19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 19:00

article precedent 3/4

 

Nous allons tacher de faire moins de voiture aujourd'hui en restant a Toronto. Toronto est une grande ville, par ou commencer sa visite ? Ah, je sais, en prenant une photo des deux petits immeubles coincés sous les gratte-ciel derriere l'arriere-cour de notre hotel.

claustrophobes s'abstenir

claustrophobes s'abstenir

Nous prenons tout de meme la voiture pour rouler jusqu'a Scarborough Bluffs Park. En chemin nous constatons que Toronto a un service de tramways, apparemment réservé aux passagers téméraires et trompe-la-mort. En effet les rails du tram se situent au milieu de la rue, entre les voies de circulation, et les arrets ne sont pas forcement protégés. De temps en temps un tram s'arrete, les portes s'ouvrent, et ses passagers montent et descendent sous les moustaches des voitures et autres camions qui roulent dans la meme rue. Bien sur la loi impose de s'arreter quand des passagers sont sur la route mais euh bon... on fait plus sûr, c'est sûr !

tram en circulation

tram en circulation

Bluff veut dire falaise en anglais et celles de Scarborough Bluffs Park sont tres escarpées. Elles me rappellent les Badlands du South Dakota a échelle réduite. Pour accéder au sentier qui suit les falaises au-dessus du lac Ontario nous traversons un petit parc absolument dégoutant constellé de crottes de chien. Nous y croisons soit des gens louches, soit des promeneurs de chiens en liberté qui crottent partout (oh, et un pic a l'oeuvre sur un tronc). Pourtant le Toronto Municipal Code, Chapter 608 article VI, paragraphe 34, alineas A & C, demande aux propriétaires de chiens de les garder en laisse, de ramasser leurs odorantes contributions, et de les mettre a la poubelle. Scarborough Bluffs Park est une zone de non-droit, c'est effrayant. Meme Maman s'y met : alors que c'est interdit par des panneaux tres clairs, elle franchit la barriere pour s'approcher du rebord de la falaise et avoir une meilleure vue.

les falaises et le lac Ontario au Scarborough Bluffs Park
les falaises et le lac Ontario au Scarborough Bluffs Park

les falaises et le lac Ontario au Scarborough Bluffs Park

Nous nous baladons une petite heure dans le parc. Il fait beau et la vue est magnifique. Il fait suffisamment clair pour voir ce que nous soupçonnons etre les tours de Niagara Falls, a plus de 60 kilometres a vol d'oiseau de l'autre coté du lac !

le lac Ontario en regardant vers l'est

le lac Ontario en regardant vers l'est

Apres cette sympathique balade au calme, loin de la cohue du centre-ville de Toronto, nous reprenons la voiture pour descendre au bord du lac a Bluffer's Park Beach, a côté d'une imposante marina. Il y a la une belle grande plage de sable, qui doit etre tres courue en été je suppose. Pour l'instant il fait un poil frisquet et il n'y a que quelques touristes et d'inévitables gens en train de balader leurs chiens. Ca doit etre le sport national.

sous le sable, les crottes de chien
sous le sable, les crottes de chien
sous le sable, les crottes de chien

sous le sable, les crottes de chien

les falaises dominent la plage

les falaises dominent la plage

Les torontois ont donc un joli bord de lac. Je n'aurais pas boudé une ou deux usines en ruine ou des quais désaffectés comme a Montreal, mais je pense que des parcs et des plages sont plus populaires et plus appreciés. Apres ces charmants paysages nous allons nous interesser a une découverte plus urbaine de Toronto. Nous retournons dans le centre-ville - en faisant attention aux passagers qui débarquent des tramways.

une derniere photo sur le parking de la plage avant de partir

une derniere photo sur le parking de la plage avant de partir

Ha ha ha ! Quelle drole de petite voiture ! Ca ne vous fait pas rire ? Mais si, mais si... et tout comme moi vous allez lire l'article correspondant sur wikipedia.

Une fois au coeur de Toronto nous partons a pied a la recherche d'un endroit ou manger en nous dirigeant vers le lac. Apres avoir erré dans le financial district et envié tous ces hommes et femmes d'affaire en cravates et tailleurs impeccables avec leurs petites boites de lunch a la main, nous tentons notre chance au Marché. Bonne pioche ! Le concept du Marché est le suivant : ils ont plein de stands (salades, viandes, pates, sushis, desserts, fruits, etc) ou l'on se fait servir le plat de son choix en enregistrant la transaction sur une carte magnétique fournie a l'entrée. On peut manger tranquillement sur les tables en libre acces, aller se resservir, etc. Et en partant on passe par la caisse ou l'on paie ce qui a été chargé sur la carte magnétique. C'est un poil cher mais il y a du choix et c'est plutot bon. Oh, et il y a le wifi ce qui permet a Maman de jouer avec son iPod touch. Ou a moi de jouer avec mon iPhone ? Euh...

Les gratte-ciel du financial district sont bien gentils mais que pourrions-nous voir d'autre ? Nous repartons a pied vers le nord. Nous voila devant le Toronto City Hall, un ovni dominé par deux tours en croissants.

Toronto City Hall

Toronto City Hall

Maman a entendu le plus grand bien de la porte/arche a l'une des entrées de Chinatown, et comme d'apres notre carte Chinatown n'est pas tres loin a l'ouest du City Hall, autour de Spadina Avenue, nous décidons d'aller voir en personne. Nous marchons, marchons, et a n'en point douter sommes bien au milieu de Chinatown.

Spadina Avenue, dans Toronto Chinatown. Ces deux poteaux et leurs décorations forment le caractere chinois 'porte' (source : C2 :-) )

Spadina Avenue, dans Toronto Chinatown. Ces deux poteaux et leurs décorations forment le caractere chinois 'porte' (source : C2 :-) )

Mais ou se trouve cette arche ? Cela fait une heure que nous marchons et nous ne l'avons toujours pas aperçue, meme de loin. Je finis par dégainer mon iPhone pour demander a Google... explication : il y a deux Chinatowns a Toronto ! Nous sommes dans le 'old Chinatown', et l'arche se trouve au Chinatown dissident, ou East Chinatown. Le plus bete c'est que nous avons traversé ce quartier en voiture ce matin pour aller voir les falaises. Tant pis alors.

Nous continuons notre marche pour nous diriger vers le ROM, Royal Ontario Museum, en traversant le Queen's Park. Au milieu de ce parc trone le Ontario Legislative Building, construit a la fin du dix-neuvieme siecle dans un style qui ne nous émeut guere. A proximité du batiment se trouve le Ontario Veterans' Memorial, un assemblage de photos montrant l'armée canadienne en action un peu partout dans le monde depuis 1860. Il y a une photo de la premiere guerre mondiale ce qui a le don de me faire plonger dans de sombres pensées.

Ontario Legislative Building

Ontario Legislative Building

Un groupe de petits écoliers en train de jouer dans le parc égaie un coin du parc. En passant devant le bronze d'Edward VII (roi britannique de 1901 a 1910) Maman me fait part d'une théorie sur les statues équestres. Le nombre de pattes en l'air du cheval est censé indiquer comment est mort l'illustre héros qui cavale sur son dos :

  • 2 pattes en l'air -> mort au combat
  • 1 patte en l'air -> mort des suites d'une blessure reçue au combat
  • aucune patte en l'air -> mort d'autre cause

Mon ami Internet fait circuler la rumeur que c'est une légende urbaine, et le nombre de pages ou l'hypothese est débattue est supérieur, selon mes propres estimations, au nombre de statues équestres sur cette planete. En ce qui concerne Edward VII, malgré la patte en l'air de son cheval torontois, il n'est mort au combat ni de pres ni de loin mais semble avoir été terrassé par le tabac. Entre ça et les intégristes qui prechent que l'on désigne les membres équins par les noms bras et jambes plutot que le vulgaire pattes, nous avons ouvert une véritable boite de Pandore que je me hate de clore avec ce paragraphe.

Le ROM fermant dans a peine une heure lorsque nous y arrivons, nous renonçons a nous lancer dans sa visite. Une aimable dame a l'accueil nous renseigne en francais et Maman se laisse tenter pour une visite demain matin. L'exposition temporaire du musée porte sur Pompéi. Intéressant.

Nous repartons a pied vers notre hotel et repassons par le Queen's Park. Une paire de petits gants roses abandonnés git dans la zone ou les enfants couraient en rond tout a l'heure, et je souris en revassant a la discussion subséquente a cette perte : "tu as fait quoi de tes gants ?" "mais je sais pas euuuhhhh !".

Apres cette longue journée de marche et charmés par notre repas de l'avant-veille nous retournons diner chez Frascati. L'ambiance y est nettement plus calme un lundi soir qu'un samedi soir veille de marathon !

Le lendemain mardi matin Maman va visiter le ROM pendant que je charge la voiture, libère nos chambres d'hotel (en ralant un peu pour le chauffage defectueux), et joue frénétiquement a Hay Day. Nous nous retrouvons au musée pour aller déjeuner dans sa sympathique cafeteria. Apres manger nous allons faire un tour au Coronation Park, au bord du lac. La météo s'est amochée. Il fait gris et lorsqu'il commence a pleuvoir nous battons en retraite dans la voiture. L'heure du depart a sonné... J'emmene Maman a l'aeroport ou elle attrape un vol pour Paris, et j'entame les 540 miles (870 km) de la route du retour. Ayant renoncé a rentrer d'une traite je m'arrete pour la nuit dans la formidable bourgade de Victor, New York, et j'arrive a la maison mercredi dans l'apres-midi apres m'etre tapé la quasi-integralité de Mass Pike.

Mon seul road-trip de 2015 est terminé et la moisson de miles fut bonne : 1511 miles (2431 kilometres) en sept jours. Et apres celui au Quebec, encore un chouette voyage au Canada avec Maman. Ou irons-nous la prochaine fois ? Allons-nous progresser d'un état canadien vers l'ouest tous les deux ans ? A nous le Manitoba (qui ne repond plus) ? Le Saskatchewan ? Nous verrons !

 

reprendre au debut, article 1/4

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dimanche 18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 19:00

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Nous y voila ! La raison d'etre de ce voyage était d'aller voir les chutes du Niagara, et c'est le programme de notre journée. Bonne nouvelle : il a l'air de vouloir faire relativement beau. Pas de pluie, et des coins de ciel bleu. Ca s'annonce beaucoup mieux que pour ma premiere visite des Niagara Falls placée sous le signe de la glace et de la neige.

Hier soir au restaurant j'ai entendu la serveuse demander a plusieurs tables (avant de demander a la notre) : "are you here for the marathon ?". Marathon ? Comment ca, marathon ? Non non ! Je crois que je suis atteint de marathonoïa : c'est une paranoïa caractérisée par l'apparition de marathons partout où le sujet se déplace. Mais oui enfin, combien de fois ça m'est arrivé ? Je vais a Fargo, PAF ! Marathon. Je vais a Burlington, PAF ! Marathon. Et maintenant Toronto, PAF ! Marathon ? Je ne vois que trois possibilités :

  • soit c'est ma marathonoïa qui a atteint un degré sévere, et ces marathons n'existent que dans ma tete
  • soit, dans chaque ville du continent nord-americain, chaque week-end, il se court un marathon
  • soit c'est le hasard et je viens juste de trouver une excuse pour pondre un paragraphe sans queue ni tete

Comme un homme averti en vaut deux et que ma voiture est assez grande pour accueillir un troisieme passager j'ai étudié hier soir la carte du marathon dans Toronto pour éviter les rues ou la circulation est coupée ce matin. Cela nous permet de partir presque sans difficulté de Toronto, et de nous retrouver sur l'autoroute aérienne (Gardiner Expressway) d'ou nous admirons une marée humaine courir sur les boulevards paralleles au lac. Courir un marathon... mais quelle idée. Ca n'est pas pres de m'arriver ! Ou alors ?

Il y a environ une heure et quart de route jusqu'a Niagara Falls - la ville - coté canadien. Nous longeons la rive du lac Ontario d'abord vers le sud-ouest puis vers l'est sur la QEW (Queen Elizabeth Way). Il y a une curiosité sur ce trajet : un bateau a l'abandon qui ressemble a un bateau a voiles mais rouillé (donc pas en bois !?). Heureusement google sait tout et me raconte l'histoire de la Grande Hermine. Epatant !

Les cinq minutes de géographie : Niagara Falls (les chutes du Niagara) sont des chutes sur la Niagara River, une riviere qui relie le lac Erie (au sud) et le lac Ontario (au nord). La Niagara River sert de frontiere sur toute sa longueur entre le Canada (a l'ouest) et les US (a l'est). De part et d'autre des chutes se trouvent deux villes : Niagara Falls, dans l'Ontario/Canada, et... Niagara Falls, dans l'état de New York/USA.

Le "meilleur" côté pour admirer les chutes est le côté canadien car on leur fait face. Côté americain on est justement a côté des chutes, et les ricains ont du construire une tour a l'écart de la falaise pour s'en éloigner un peu et admirer depuis une passerelle les chutes avec un minimum de recul.

C'est parti pour les chutes ! Apres avoir payé $15 de parking...

en arrivant aux Horseshoe Falls, côté canadien

en arrivant aux Horseshoe Falls, côté canadien

Rainbow bridge et American Falls

Rainbow bridge et American Falls

un bateau-douche, pour admirer les chutes d'en-bas

un bateau-douche, pour admirer les chutes d'en-bas

Il existe deux compagnies de bateaux pour s'approcher des chutes par voie aquatique : Maid of the Mist (la demoiselle de la brume) côté americain et Hornblower Cruises (le sonneur de corne) côté canadien. Les deux compagnies operent chacune deux bateaux qui font un sympathique petit ballet tres régulier. Les americains sont en bleu (couleur des ponchos de plastique qui protegent les touristes), les canadiens en rouge. Un bateau rouge se balade au plus pres des chutes pendant que l'autre bateau rouge charge-décharge ses passagers au quai canadien. Pendant ce temps un bateau bleu retourne au quai americain pendant que l'autre bateau bleu quitte ledit quai pour se rapprocher des chutes. Quand le bateau rouge a fini de se faire rincer, tout se décale d'un quart, un bateau bleu vient prendre sa douche, le bateau rouge retourne au quai canadien pendant que son camarade s'éloigne du quai pour commencer son court trajet vers les chutes, etc etc.

Nous marchons le long de la falaise côté canadien vers le nord et le Rainbow Bridge, un pont routier et piéton controlé par des postes frontiere a ses deux extrémités. Passer a pied du côté americain serait l'occasion d'une bonne petite balade sous une météo cooperative : allons-y ! Sur l'autre rive de la Niagara River les American Falls nous font face (photo ci-dessus). Nous sommes interrompus dans notre marche tous les vingt metres, a la demande de touristes de toutes origines qui veulent etre pris en photo par nos soins. On doit avoir des bonnes tetes de bons photographes :-) Euh...

le site des chutes depuis le Rainbow Bridge

le site des chutes depuis le Rainbow Bridge

Sur la photo ci-dessus, de gauche a droite :

  • la Observation Tower côté americain avec sa passerelle
  • les American Falls
  • les Horseshoe Falls
  • la rive canadienne avec hotels-gratte-ciel et tours d'observation

A noter : la traversée du pont de l'arc-en-ciel, meme en piéton, est payante, 50 cents dans chaque sens. Nous utilisons nos quarters et nous allons badauder tranquillement sur le pont en regardant les gens faire la queue dans leurs voitures, hi hi hi. Tres peu d'attente au controle d'identité pour les piétons a l'heure ou nous passons mais c'est sans doute variable.

Une fois du côté americain nous nous approchons des American Falls. Sans payer on peut uniquement les voir "de côté", ce qui explique pourquoi le côté canadien est mieux pour admirer les chutes.

au plus pres des American Falls

au plus pres des American Falls

Nous jetons un coup d'oeil aux tarifs sur un panneau de la cahute d'acces a l'Observation Tower. Je suis choqué : $1. UN dollar ? Quoi ? Je m'attendais a un prix indecent comme $15, mais c'est seulement $1. Nous payons avec joie pour aller faire un tour sur la passerelle qui mene a l'Observation Tower. En fait cette tour contient les ascenseurs qui donnent acces au quai du Maid of the Mist.

un peu de recul sur les American Falls depuis Observation Tower

un peu de recul sur les American Falls depuis Observation Tower

vue sur le Rainbow Bridge depuis les US

vue sur le Rainbow Bridge depuis les US

Nous allons déjeuner dans le "food court" de l'affreux piege a touristes qu'est le "Niagara Falls Welcome Center", un batiment cubique et fatigué a la propreté douteuse, contenant des magasins de "souvenirs" et des fast-foods de tous les horizons (sauf americain ??), et qui n'est pas un welcome center. Ceci clot magistralement notre séjour de moins de deux heures chez l'oncle Sam et nous retournons chez nos amis canadiens - non sans avoir servi de photographes pour trois touristes de plus.

Une foule dense continue a se presser aux alentours du Visitor Center canadien et les appareils-photos se déchainent en folie. Allez, encore quelques photos avant de partir...

une Maid of ze Mist dans les embruns

une Maid of ze Mist dans les embruns

au-revoir Niagara Falls !

au-revoir Niagara Falls !

Apres notre visite des chutes du Niagara nous partons en voiture vers le nord explorer la region, en suivant la riviere Niagara. Bien qu'elles soient les plus connues, les chutes ne sont pas la seule attraction touristique sur la riviere. Il y a par exemple la (le ?) Niagara Whirlpool, qu'il est possible de voir d'en-haut ou d'en-bas.

Niagara Whirlpool

Niagara Whirlpool

ces oiseaux sont-ils americains ou canadiens ?

ces oiseaux sont-ils americains ou canadiens ?

En continuant vers le nord nous nous retrouvons devant un imposant barrage côté americain. Il fait partie du Niagara Power Plant, un ensemble de deux barrages qui fonctionnent avec de l'eau détournée de la Niagara River. Les canadiens font pareil et nous ne voyons pas leur barrage car nous sommes... dessus.

le barrage americain, ou l'eau détournée en amont de la Niagara River se rejette dedans

le barrage americain, ou l'eau détournée en amont de la Niagara River se rejette dedans

En preparant ce voyage j'avais noté l'existence du Old Fort Niagara, côté americain, qui m'interessait beaucoup. Nous avons cependant renoncé a passer la frontiere en voiture aujourd'hui, mais ca n'est pas un probleme : qui dit riviere-frontiere et fort sur une rive dit fort sur l'autre rive ! Chic, a nous la visite du Fort George, un National Historic Site canadien.

Le fort fut construit a la toute fin du 18eme siecle par les Britons pour défendre localement leur colonie (le Canada) contre leur colonie perdue (les Etats-Unis). Pendant la guerre de 1812 entre Grande-Bretagne et Etats-Unis, Fort George et Fort Niagara, a portée de canon malgré le cours d'eau qui les séparait, s'arroserent copieusement a coups d'artillerie. Apres une bataille Fort George fut controlé pendant quelques mois par les americains, qui l'abandonnerent en décembre 1813 non sans commettre sur des civils canadiens quelques exactions unanimement condamnées par les britanniques-canadiens. Qui s'empresserent d'appliquer le meme mode opératoire apres la prise de Fort Niagara côté US sur des civils americain. Enfin ca c'est wikipedia qui le dit, bizarrement mon petit fascicule informatif canadien ne le mentionne pas. Peu importe qui a commencé ou qui a fait pire, la cruauté (et la stupidité) humaine ne connait pas de frontiere.

Apres etre resté en ruines pendant plus d'un siecle le fort fut restauré a son apparence pré-1813 et ouvert au public en 1950. J'aime bien visiter les vieux forts restaurés.

la guérite a l'entrée du fort. Pas grands ces soldats de 1813

la guérite a l'entrée du fort. Pas grands ces soldats de 1813

Il ne s'agit pas d'un fort comme on a l'habitude de voir en Europe : point de pierre, que du bois, encore du bois, toujours du bois !

Dans les différents batiments se trouvent des acteurs en habits d'époque, qui expliquent aux visiteurs leurs 'roles' dans le fonctionnement du fort. Les americains aiment beaucoup ca. Ah zut, on est au Canada. Bref, ils appellent ca du "reenactement", reconstitution historique. Moi je n'aime pas trop qu'on vienne me parler comme ca :-) Je crois que nos reenacters s'ennuient en cette fin d'apres-midi, et nous avons a peine passé la porte qu'ils nous sautent dessus et commencent a débiter sans pause leurs récits. J'essaie de suivre et de traduire quelques phrases pour Maman. Des fois nous avons de la chance et l'acteur parle francais-quebecois.

les casernes

les casernes

au trou !

au trou !

une exception dans ce monde de bois : la poudriere
une exception dans ce monde de bois : la poudriere

une exception dans ce monde de bois : la poudriere

Les explications ne sont pas tres claires mais il semblerait que la poudriere, ce batiment en pierre protégé par des gros remblais de terre, ait survécu aux siecles et aux bombardements de 1812-13, et date de 1796.

fortin d'observation, relié au fort par un tunnel

fortin d'observation, relié au fort par un tunnel

et d'ou l'on peut surveiller la rive americaine de l'autre côté de la Niagara River

et d'ou l'on peut surveiller la rive americaine de l'autre côté de la Niagara River

Maman a vu les chutes du Niagara, j'ai visité un vieux fort, nous sommes contents de notre journée. Nous entamons la route du retour dans la campagne niagarienne. Pour aller rattraper l'autoroute nous prenons des routes buissonnieres en longeant le canal Welland. Ce canal aux huit écluses permet aux cargos et autres bateaux de commerce de passer du lac Erie au lac Ontario en évitant les chutes du Niagara, assez peu navigables... Ces écluses soutiennent tout un écosysteme touristique et économique : on peut voir des appartements a la location avec des grandes pancartes sur leurs balcons "vue imprenable sur les écluses". Pourquoi pas apres tout ? J'en connais qui songent a faire le tour du monde sur des bateaux-cargo.

Nous rentrons a Toronto. Je suis déçu : pas de bouchons du dimanche soir meme si la circulation est tres dense sur la QEW. Pour le diner nous nous faisons rabattre dans un restaurant tout a fait acceptable. En attendant nos plats Maman note ses souvenirs du jour dans son petit carnet... tandis que je mets un mois a publier cet article :-) A demain !

Bilan du jour : tout de meme 197.2 miles (317.3 km) parcourus aujourd'hui, pour un total de 910.5 miles (1465 km) depuis notre départ de Waltham.

 

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samedi 17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 19:00

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Cet article porte bien son nom puisque vous n'y verrez pas le lac Ontario... Il correspond cependant a notre trajet du samedi, de Lake Placid dans l'état de New York jusqu'a Toronto dans la province de l'Ontario au Canada, en longeant la rive nord du lac Ontario.

Au depart de Lake Placid, tout va bien : il neige ! Enfin, techniquement, il neige. Pas de quoi sortir une pelle ou un sac de sel toutefois.

poudrinette blanche a Lake Placid

poudrinette blanche a Lake Placid

Nullement impressionnés par ces quelques flocons nous nous mettons en route. Maman gere la carte. Nous attrapons la route 3 a Saranac Lake. Nous voulons passer la frontiere avec le Canada au pont sur le St-Laurent a Ogdensburg. A nous les petites routes : route 56 vers le nord, embranchement sur la route 68 a Colton, traversée de Canton, et nous voila a Ogdensburg apres quelques heures dans les forets de "Upstate New York" - le nom donné a la partie de l'état de New York en dehors de la ville de New York, c'est-a-dire, eh bien, 99% de sa superficie. Ca me rappelle la façon dont les parisiens fourrent dans le sac "province" tout ce qui est au-dela du periph'.

Je m'arrete de temps en temps pour prendre en photo de magnifiques batiments.

bien, bien !

bien, bien !

a Tupper Lake
a Tupper Lake

a Tupper Lake

J'allais faire des commentaires stephenkingesques sur le batiment de la premiere photo, mais il semblerait que la réalité (sordide) ait depassé la fiction. Il s'agit du "Sunmount Developmental Center Tupper Lake", une institution pour handicapés, et une recherche google a son sujet n'est pas reluisante. Le batiment sur la deuxieme photo est une innocente ancienne usine de la Oval Wood Dish company (les lettres OWD sont inscrites sur la cheminée mais ca ne se voit pas bien sur la photo).

A Ogdensburg nous déjeunons chez nos amis de Price Chopper. Price Chopper, attention les prix ! En France il y a les mousquetons de la distributaire, aux US ce sont les trancheurs (to chop) de prix !

Apres le quart d'heure de stress inutile pour passer la frontiere, nous voila au Canada. Gros changement : les limitations de vitesse sont en km/h et il y a des panneaux en français. A part ca, c'est tout pareil. Notre intention était de suivre le lac Ontario au plus proche pour pouvoir l'admirer en roulant vers Toronto. Nous nous retrouvons sur la highway 401 dont nous sortons a Gananoque, alléchés par un panneau "Visitor Center". Maman voudrait une carte papier de l'Ontario.

Comme tres souvent (a chaque fois ?) aux US Canada, une fois sorti de l'autoroute les panneaux vers les visitor centers se font de plus en plus rares, jusqu'a ce que nous ne sachions plus ou nous sommes ni ou aller. Malgré l'aide de mon téléphone et de mon GPS, nous ne faisons que trouver un miserable "1000 Islands Cruises Visitor Center" qui est fermé. De rage je propose de renommer Gananoque en Gonocoque. Mince quoi, c'est comme ca que les touristes sont accueillis ?

Tant pis, nous repartons vers l'ouest sur la route 2 puis la route 33. La route 33 longe le lac au plus pres et nous avons les meilleures vues sur le lac Ontario de l'apres-midi. Non, point de photos, désolé... Sans avoir de carte il arrive de faire des petites erreurs. Alors que nous roulons joyeusement sur la route 33, celle-ci s'arrete subitement devant un bras de lac. Qu'est-ce a dire ? Qu'est-ce a faire ? Eh bien a cet endroit-la, la route est un bac. Il y en a un toutes les demi-heures entre 6 heures du matin et 1 heure du matin.

le traversier de Glenora

le traversier de Glenora

J'ai une pensée pour mon pote Bonif' qui est un fana de ferries. Ca doit lui rappeler son village natal.

Devant la lenteur de notre progression vers l'ouest Maman suggere que nous retournions sur l'autoroute. Ainsi fut dit, ainsi fut fait. C'est vrai qu'il nous reste encore 200 bornes d'autoroute. Nous arrivons sans encombre a Toronto, capitale de l'Ontario et ville la plus peuplée du Canada, juste a temps pour nous jeter dans ses (légers, légers) bouchons du samedi soir. Notre hotel est situé bien dans le centre et les rues grouillent de monde. Ou est ma quiétude ?

Notre hotel est sympathique : le badge pour accéder au parking souterrain ne badge pas et le chauffage d'une de nos chambres ne chauffe rien. Parfait. Allons déguster la cuisine locale pour clore notre journée.

Bilan du jour : 364.4 miles (586.3 km) parcourus aujourd'hui, pour un total de 713.3 miles (1147.7 km) depuis notre départ de Waltham.

 

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