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lundi 12 septembre 2016 1 12 /09 /septembre /2016 19:00

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De retour a Ollantaytambo apres notre randonnée a Pumamarca nous allons a sa principale attraction touristique, le site archeologique qui domine le village a l'ouest sur un contrefort montagneux. C'est beaucoup, beaucoup plus calme qu'hier. En fait les portes du site sont meme maintenues fermées en raison de manifestations dans la region. Un groupe de protestataires s'est attroupé sur la place juste devant le site, la ou normalement se trouve un petit marché de souvenirs et produits péruviens. Aujourd'hui ses stands sont fermés.

Notre guide toque a la porte et on nous laisse rentrer. Notre visite commence, au pas de course. La guide serait-elle pressée d'aller manger ?

Les structures en bas du site étaient utilisées pour des cérémonies par les Incas. Par contre le temple en haut des terrasses n'est pas terminé. Les Incas ont du arreter précipitamment les travaux pour se battre contre les Espagnols, ce qui donne aux archeologues un aperçu du déroulement de tels travaux. Allons voir cela de plus pres.

au pied du site archeologique d'Ollantaytambo

au pied du site archeologique d'Ollantaytambo

en grimpant sur les terrasses

en grimpant sur les terrasses

en haut des terrasses

en haut des terrasses

En haut du site se trouvent entre autres un "quartier militaire" sur lequel notre guide ne nous a malheureusement rien dit, ainsi qu'un temple du soleil inachevé. Son vestige le plus impressionnant se présente sous la forme d'une ébauche de mur formée par six énormes blocs de pierre. Mais comment faisaient les Incas pour manoeuvrer de telles masses sans l'aide de machines ou animaux ? Notre guide nous indique l'emplacement d'une rampe construite par les Incas a flanc de montagne, qui leur permettait de faire monter depuis la vallée les rochers en provenance de leur lieu d'extraction.

le temple du soleil en construction depuis cinq siecles a Ollantaytambo

le temple du soleil en construction depuis cinq siecles a Ollantaytambo

Pour avoir une idée de la taille de ce mur vous pouvez vous reporter a un article precedent : je suis monté ici hier soir et c'était rempli de monde. Nous apprécions d'etre au calme aujourd'hui.

Ca et la des blocs de roche se trouvent encore aux endroits ou les Incas les ont laissés lorsqu'ils ont stoppé les travaux. Ces blocs, qui étaient encore en transit vers leur emplacement final dans la construction du temple, s'appellent des "piedras cansadas", des "pierres fatiguées".

une pierre fatiguée

une pierre fatiguée

Un chemin aménagé dans la falaise mene au secteur agricole du site, avec des terrasses dotées d'un systeme d'irrigation et des greniers.

Voici un panorama sur le village depuis ce chemin.

vers le secteur agricole

vers le secteur agricole

les greniers. Le toit n'est pas d'origine
les greniers. Le toit n'est pas d'origine

les greniers. Le toit n'est pas d'origine

Ces greniers sont construits sur le meme plan que ceux de Pinkuylluna, visibles sur la montagne d'en face.

les ruines de Pinkuylluna

les ruines de Pinkuylluna

C'est le bon moment de vous parler d'une formation naturelle tres importante au-dessus d'Ollantaytambo : le "vieil homme". Vous ne le voyez pas ? Sur la photo ci-dessus vous ne voyez pas le visage d'un vieil homme dans la falaise ? Il ne m'est pas apparu immediatement non plus, je vais vous aider un peu avec la photo suivante.

le vieil homme dans la montagne d'Ollantaytambo

le vieil homme dans la montagne d'Ollantaytambo

J'ai surligné en noir l'oeil gauche du vieil homme, en jaune son nez, en orange sa bouche et en marron sa barbe. D'apres la legende c'est en voyant ce visage dans la montagne que les Incas, en prospection dans la region, deciderent de fonder un village a cet endroit.

terrasses agricoles, avec des rigoles pour canaliser l'eau
terrasses agricoles, avec des rigoles pour canaliser l'eau
terrasses agricoles, avec des rigoles pour canaliser l'eau

terrasses agricoles, avec des rigoles pour canaliser l'eau

De retour en bas du site nous passons a coté d'un rocher utilisé pour des sacrifices, creusé de rainures pour recueillir le sang. Brrr...

rocher sacrificiel
rocher sacrificiel

rocher sacrificiel

Je me retiens de faire une demonstration de sacrifice comme au Yucatan. De toute façon je n'ai aucune victime a ma disposition. Ah si, j'aurais pu attraper un de ces lamas qui paissent sereinement, il parait que ce sont des animaux curieux et amicaux.

Le seul batiment ici reconstruit, reconstitué, est le temple de l'eau, avec dans ses murs épais des niches caractéristiques aux parois en biais.

le temple de l'eau a Ollantaytambo
le temple de l'eau a Ollantaytambo

le temple de l'eau a Ollantaytambo

Un dernier petit panorama et nous quittons les lieux. Les manifestants ont disparu, mais le village reste tres calme. Les restaurants, comme le site archeologique, gardent leurs portes fermées. En parlant de restaurant il est plus que l'heure d'aller manger.

 

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Publié par ZPP - dans trip Perou
lundi 12 septembre 2016 1 12 /09 /septembre /2016 16:00

article precedent 7/22

 

Une fois notre visite de Pumamarca terminée nous entamons notre petite randonnée pour retourner a Ollantaytambo. Il y a 450 metres de denivelée, mais c'est tout en descente... Ah, dans ces conditions c'est facile d'aimer la marche en montagne !

Deux minutes apres notre départ nous passons a cote de femmes en train d'étaler sur des couvertures des produits locaux (ou non...) a vendre, preuve certaine de la popularité de Pumamarca en journée. A dix heures du matin nous ne sommes que le deuxieme groupe a démarrer la descente vers Ollantaytambo mais nous croiserons de nombreux marcheurs (= clients potentiels !) pendant notre marche.

au-revoir Pumamarca

au-revoir Pumamarca

la fleur nationale du Perou : cantua buxifolia

la fleur nationale du Perou : cantua buxifolia

en-dessous de nous la vallée de la riviere Patacancha

en-dessous de nous la vallée de la riviere Patacancha

Je profite de cet article pour rappeler quelques regles de bienséance sur les déchets en montagne. En général, c'est simple : on ne laisse rien derriere soi. Voici quelques exemples en photos.

des emballages : pas cool

des emballages : pas cool

une tranche de fruit : ok, mais a éviter quand meme

une tranche de fruit : ok, mais a éviter quand meme

une bouteille en plastique : pas cool du tout du tout

une bouteille en plastique : pas cool du tout du tout

un gros crottin : carrément cool ! Completement naturel !

un gros crottin : carrément cool ! Completement naturel !

Notre chemin suit un canal qui daterait des Incas. Il est encore utilisé de nos jours par les agriculteurs locaux.

le canal inca
le canal inca

le canal inca

Lorsqu'ils ont besoin d'acheminer de l'eau jusqu'a l'un de leurs champs les fermiers dévient l'eau du canal en le bouchant avec un barrage de rochers et de sacs en plastique. Evidemment ça ne peut etre que temporaire car cela prive d'eau tous ceux qui sont en aval.

la vue depuis notre chemin. On peut voir des terrasses, ainsi qu'un autre chemin inca, sur le versant opposé

la vue depuis notre chemin. On peut voir des terrasses, ainsi qu'un autre chemin inca, sur le versant opposé

Nous passons a coté d'habitations.

certaines sont gardées par des portes...

certaines sont gardées par des portes...

...d'autres par des chiens. Celui-ci est en laisse et s'ennuie fermement

...d'autres par des chiens. Celui-ci est en laisse et s'ennuie fermement

ah tiens, une biquette en liberté

ah tiens, une biquette en liberté

regulierement on peut voir des vestiges que l'on suppose incas et qui ont traversé les ages. Ici un mur et un escalier qui monte la pente

regulierement on peut voir des vestiges que l'on suppose incas et qui ont traversé les ages. Ici un mur et un escalier qui monte la pente

A un moment notre guide pointe du doigt vers une petite falaise et nous fait remarquer une ouverture carrée dans la paroi rocheuse. C'est l'entrée d'une grotte ou les Incas "enterraient" leurs momies.

Nous arrivons a une section du canal qui ne semble plus utilisée. C'est le moment de faire une pause.

l'eau ne passe plus ici

l'eau ne passe plus ici

la sympathique vue pendant notre pause

la sympathique vue pendant notre pause

Un petit panorama.

que fait donc C2 ?

que fait donc C2 ?

C2 applique un "truc" dont notre guide vient de nous faire la démonstration. Elle a mis une pelure d'orange sur sa casquette pour éloigner les moustiques. Ca marche ? Je ne sais pas, nous n'avons pas encore vu de moustiques pendant ce voyage, y compris ici et a Ollantaytambo.

Nous terminons la marche. Le temps est superbe et cette randonnée était agréable. Nous avons croisé des groupes de marcheurs en provenance d'Ollantaytambo, un peu a la peine dans la montée. Nous avons également vu deux fermiers mener des boeufs pour aller labourer un petit champ, avec une houe traditionnelle en bois.

de retour dans la vallée. Evidemment notre promenade se termine avec des terrasses !
de retour dans la vallée. Evidemment notre promenade se termine avec des terrasses !
de retour dans la vallée. Evidemment notre promenade se termine avec des terrasses !

de retour dans la vallée. Evidemment notre promenade se termine avec des terrasses !

Nous rentrons a Ollantaytambo pour continuer nos visites de la journée.

 

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Publié par ZPP - dans trip Perou
lundi 12 septembre 2016 1 12 /09 /septembre /2016 13:00

article precedent 6/22

 

Notre hotel est situé juste a coté d'un carrefour tres passant du village d'Ollantaytambo, dont le trafic est régulé non pas par un feu tricolore mais par un agent (de police ?), qui s'époumone en continu dans un sifflet. Cela produit une ambiance sonore tout a fait charmante dans l'hotel. Par chance ce cirque s'arrete en soirée, mais le relais est pris par un chien qui aboie toute la nuit. Bon. Nous sommes malgré tout bien reposés pour attaquer la journée, sous un soleil magnifique.

la cahute de l'agent de la circulation a Ollantaytambo

la cahute de l'agent de la circulation a Ollantaytambo

Nous prenons de l'altitude en remontant une petite vallée au nord d'Ollantaytambo.

la vallée du Rio Patacancha

la vallée du Rio Patacancha

Nous n'avons qu'une quinzaine de minutes de marche pour arriver aux ruines de Pumamarca. En chemin nous croisons quelques vaches, ainsi qu'une jeune femme en train de se débarbouiller dans un petit ruisseau. Elle fait du camping sauvage avec son compagnon, et lorsque nous repartirons de Pumamarca nous les verrons se faire réprimander par un garde forestier : pas le droit de bivouaquer ici.

Nous arrivons au site de Pumamarca. Il n'y a pour l'instant personne. Le site est libre d'acces, gratuit et sans surveillance. Notre guide nous donne quelques informations sur ces ruines. Bien qu'elles ressemblent a un petit village, il n'y avait pas d'habitants permanents. Pumamarca, situé stratégiquement au croisement de plusieurs chemins incas, était un point de controle et de stockage de marchandises, et une halte de repos pour les vaillants marcheurs qui convoyaient ces marchandises. Jusqu'a une cinquantaine de personnes se relayaient (toutes les quelques semaines ou quelques mois ?) pour garder les lieux, ou se trouvaient quelques habitations et greniers. Un mur encercle le site mais notre guide nous dit que ce n'était pas une fortification a vocation militaire. Plus pour éviter le chapardage opportuniste je suppose. Ou bien pour empecher les lamas de s'enfuir dans la montagne ?

Vous connaissez ma passion pour les ruines. Je suis servi ! Je me baigne dans les ruines, je cours partout en prenant des dizaines de photos.

a Pumamarca

a Pumamarca

un batiment typique de Pumamarca
un batiment typique de Pumamarca

un batiment typique de Pumamarca

Le premier étage de cette batisse, sans ouverture a part la porte, servait d'habitation. L'étage supérieur était un espace de stockage et les "fenetres" servaient a la ventilation pour éviter (retarder ?) de gater les denrées périssables. Depuis leur construction par les Incas, ces batiments ont été occupés plus récemment par des autochtones, et je me retrouve quelque peu embrouillé par les explications sur qui a laissé quelles traces. Les murs furent platrés, enduits a l'époque inca ? Platre ou enduit ensuite noirci par la fumée pendant l'occupation récente de ces constructions ? Qu'est-il advenu du plancher entre étage d'habitation et niveau de stockage ? Un ultérieur voyage sur place pour éclaircir ces points semble s'imposer.

Les Incas étaient économes dans leur utilisation de l'espace utile de leurs édifices : les escaliers se trouvaient a l'extérieur. Je trouve ce detail fascinant. Mettons-nous a leur place. Considerant le coût (en temps) de la main d'oeuvre, que vaut-il mieux ? Entreposer et protéger des dégats de la météo quelques metres cubes supplémentaires de marchandises produites apres des mois de labeur, ou preserver de la pluie et du vent un humain qui s'en remettra tout aussi vite ? Méditons, méditons... Et remercions le progres qui a fait valoir notre confort plus que quelques boisseaux de grains.

Aussi petit qu'il soit, le site de Pumamarca présente ce que je n'hésite pas a appeler des rues. Je réclame a notre guide une permission de quinze minutes et je disparais dans le réseau de vieilles pierres.

souvenirs de Pumamarca
souvenirs de Pumamarca
souvenirs de Pumamarca

souvenirs de Pumamarca

En aval du site se trouvent les ruines de granges incas que je n'ai pas le temps d'aller explorer. Quelques autres curiosités éveillent mon intérêt.

des 'greniers' en-dessous de Pumamarca

des 'greniers' en-dessous de Pumamarca

ce batiment est-il anthropomorphe ? Est-il menaçant ou souriant ?

ce batiment est-il anthropomorphe ? Est-il menaçant ou souriant ?

aurais-je trouvé le rocher d'Excalibur ?

aurais-je trouvé le rocher d'Excalibur ?

Nous n'en sommes qu'au tiers de cette série d'articles relatant notre voyage au Pérou, mais vous devez deja etre familier(e)s avec la caractéristique majeure des sites touristiques au pays des Incas. Je vous laisse réfléchir quelques instants.

Alors ?

Trouvé ?

Mais oui : ou sont les lamas ? Les lamas sont la ! J'en trouve deux dans l'enceinte de Pumamarca en train de... je ne sais pas. Méditer. Profiter du soleil. Profiter de la vie. Je ne sais pas trop ce qui peut se passer dans la tete d'un lama lorsqu'il est immobile, tranquillement couché sur un maigre tapis d'herbe jaunie, les yeux a moitié fermés, le sourire mystérieux de la Joconde au museau. Une certitude : si je me réincarne un jour en animal, je veux etre un lama.

les lamas de Pumamarca
les lamas de Pumamarca

les lamas de Pumamarca

L'heure tourne, je vais retrouver C2 et notre guide qui attendent en bas du hameau. Un autre groupe de marcheurs est arrivé. C2 prend un dernier panorama des lieux et nous entamons notre marche pour redescendre vers Ollantaytambo.

 

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Publié par ZPP - dans trip Perou
dimanche 11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 19:00

article precedent 5/22

 

A la fin de l'article précédent nous quittions les salines de Maras pour nous rendre au site archeologique de Moray.

dans la campagne autour de Maras

dans la campagne autour de Maras

Alors, qu'allons-nous voir a Moray ? Ah, j'entends une voix au fond de la classe. Comment ? Oui, nous allons voir des terrasses ! Mais pas n'importe quelles terrasses. Jugez-en par vous-memes.

les terrasses de Moray

les terrasses de Moray

A quoi servaient ces formidables terrasses en rond ? Equipées d'un systeme d'irrigation elles permettaient aux Incas de simuler différentes conditions climatiques pour évaluer le rendement des éspeces de légumes et plantes a leur disposition. Ils pouvaient ainsi par exemple décider quelle variété de pommes de terre pousserait mieux a telle ou telle altitude, ou dans telle ou telle region. Oh, il parait que les Incas cultivaient des milliers de variétés de pommes de terre différentes.

vue rapprochée sur les escaliers entre terrasses. Les rainures verticales dans les parois font partie du systeme d'irrigation

vue rapprochée sur les escaliers entre terrasses. Les rainures verticales dans les parois font partie du systeme d'irrigation

Le site est tombé en désuétude lors de la colonisation espagnole, et il est maintenant en cours de restauration. Nous verrons sur d'autres photos la différence avec les zones qui n'ont pas encore été reconstruites. C'est un peu difficile d'appréhender l'échelle du site sur cette photo : chaque terrasse mesure environ deux metres de haut. Le tout est imposant !

On est habitué a voir les terrasses incas au sommet de montagnes ou de collines, pour soutenir les fondations de batiments construits en hauteur. Ici ce n'est pas le cas, les Incas se sont installés au fond d'une cuvette naturelle et l'ont modifiée pour leurs besoins.

Allons nous balader un peu autour des terrasses, d'autant plus qu'un type en poncho et bonnet péruvien, stratégiquement placé a l'entrée du site, envoie le son de sa flute de pan dans deux enceintes de 1000 watts et gache la quiétude et la majesté du site.

les memes terrasses, d'en face. On peut voir une zone qui a souffert d'un glissement de terrain

les memes terrasses, d'en face. On peut voir une zone qui a souffert d'un glissement de terrain

En voici un petit panorama.

Il y a trois grands ensembles de terrasses concentriques sur le site, et un plus petit a l'écart que nous ne voyons pas - heureusement google maps est la pour nous le montrer.

ou comment circuler entre les terrasses
ou comment circuler entre les terrasses

ou comment circuler entre les terrasses

les deux autres ensembles de terrasses, en nettement moins bon etat
les deux autres ensembles de terrasses, en nettement moins bon etat
les deux autres ensembles de terrasses, en nettement moins bon etat

les deux autres ensembles de terrasses, en nettement moins bon etat

ho ho ho ! Ne serait-ce point une cérémonie mystique en cours ?

ho ho ho ! Ne serait-ce point une cérémonie mystique en cours ?

Je serais bien resté plus longtemps, c'est beaucoup plus sympathique de se promener ici qu'aux salines. Mais notre guide piaffe pour que nous retournions a la voiture. L'heure, c'est l'heure !

Nous quittons le plateau de Maras pour descendre dans la vallée de l'Urubamba, la vallée sacrée des Incas.

la vallée sacrée entre Urubamba et Ollantaytambo
la vallée sacrée entre Urubamba et Ollantaytambo

la vallée sacrée entre Urubamba et Ollantaytambo

Voici un panorama depuis le meme point de vue.

Nous roulons jusqu'a Ollantaytambo, petit village ou se trouve notre hotel pour les deux prochaines nuits. Juste avant d'arriver nous pouvons admirer au-dessus de nous, accrochées a la falaise, trois grosses "bulles" qui servent de chambres a coucher pour un hotel plutot aérien. Wow !

Pour l'apres-midi nous avons quartier libre a Ollantaytambo. Le nom du village parait compliqué, mais une fois qu'on a réalisé qu'il s'agit de deux noms accolés il est moins intimidant : Ollanta + y (= et) + tambo. Pour l'origine ou la signification exacte les explications varient.

Le quadrillage des rues étroites et pavées n'a pas changé depuis que les Incas ont construit le village il y a plus de cinq cents ans. De temps en temps des bases de mur formées de rochers massifs et savamment agencés nous confirment que nous sommes chez les Incas.

dans le vieux village d'Ollantaytambo
dans le vieux village d'Ollantaytambo

dans le vieux village d'Ollantaytambo

Je sais exactement ou je veux aller : il y a une ruine épatante, Pinkuylluna, qui domine la vallée. Son chemin d'acces démarre dans une rue qui borde le vieux village. Malheureusement le site ferme a seize heures trente d'apres le panneau a coté de la porte qui garde le chemin. Argh ! Comme nous ne savons pas combien de temps nous prendra l'ascension et que nous sommes a court d'eau, nous renonçons.

Pinkuylluna

Pinkuylluna

Dépités nous allons errer du coté de l'attraction-phare d'Ollantaytambo, je vous le donne en mille, un temple (inachevé) au sommet d'un bel empilement de terrasses. Nous rentrons par inadvertance sans payer en passant par la porte de sortie. Une foule compacte se presse sur les lieux, tandis que la regle numero un des sites archeologiques incas est respectée : des lamas y broutent. Ou sont-ce des alpagas ? Pendant que C2 reste en bas j'entame la grimpette du site en m'insérant dans le flot ininterrompu de visiteurs qui ahanent sur l'abrupt escalier menant au sommet.

des lamas ou alpagas

des lamas ou alpagas

c'est la queue pour monter

c'est la queue pour monter

en haut, un monde fou. Ou est le temple ?

en haut, un monde fou. Ou est le temple ?

Sans guide et sans explications je ne peux en dire plus sur ce site. Je peux tout de meme admirer la vue sur Ollantaytambo.

Ollantaytambo

Ollantaytambo

Au premier plan en bas on peut voir le marché sur la place carrée devant l'acces au site archeologique. Derriere sur la gauche, de l'autre coté d'une riviere, l'ancien village, et vers la droite son extension plus moderne. Sur la montagne en face les ruines de Pinkuylluna.

Je descends retrouver C2, et apres avoir acheté nos bouteilles d'eau pour la soirée (il ne faut pas boire l'eau du robinet au Pérou) nous rentrons diner a l'hotel. Notre repas est caractéristique de nos expériences dans les restaurants péruviens : le service est atrocement lent, et les serveurs sont tres polis et serviables. La longue attente nous permet de tripoter frénétiquement nos iPhones et autres gadgets dument connectés au wifi du restaurant.

Allons nous reposer, demain nous marchons en montagne, chic !

 

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Publié par ZPP - dans trip Perou
dimanche 11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 16:00

article precedent 4/22

 

Nous quittons l'hotel vers huit heures pour nous mettre en route vers la "Vallée Sacrée", le nom donné a une partie de la vallée de la riviere Urubamba. C'était une zone tres appréciée des Incas et ou se trouvent maintenant de nombreux sites archeologiques. Notre premiere étape est le village de Chinchero.

En sortant de Cusco nous pouvons voir une image du Pérou différente de celle des quartiers touristiques : des voitures déglinguées, des maisons a moitié terminées, des gens en train d'attendre le bus, moyen de transport tres populaire. Puis nous sommes dans la campagne, avec des champs a perte de vue, des batisses en adobe (ou en grosses briques modernes), et les montagnes dans le lointain.

en sortant de Cusco

en sortant de Cusco

Notre guide nous donne deux raisons pour expliquer les maisons perpetuellement en travaux. D'une part les gens qui les construisent n'ont pas necessairement les sous pour les finir, et d'autre part il y a une histoire d'impot qui ne s'applique pas tant que la maison n'est pas terminée. Cela explique le nombre de batiments dont le rez-de-chaussée et éventuellement un premier étage sont habitables, tandis que le premier ou deuxieme étage n'est qu'une dalle de béton avec des tiges d'acier qui en sortent, clairement "en construction".

Nous faisons estampiller a Chinchero nos "boleto turistico del cusco" (billets donnant acces a 14 sites), et la marque du poinçon n'est pas un simple cercle : elle a la forme de l'empreinte d'un puma. Tiens tiens tiens. Vous vous souvenez des trois niveaux de l'univers inca dont je vous ai parlés hier ? Ils ont des animaux pour les representer :

  • le condor est associé au monde du ciel et au-dela, au-dessus de nos têtes
  • le puma est l'animal du monde terrestre ou vivent les hommes
  • le serpent est associé au monde souterrain, au monde des morts

Nous nous engouffrons dans les rues de Chinchero et commençons par une démonstration dans un "centro de tejidos", un atelier de tissage. Ils ne font cependant pas que tisser. Ils partent de la laine tondue sur l'alpaga, la nettoient avec un savon naturel (de l'écorce de quelque chose dont j'ai oublié le nom grattée dans de l'eau chaude), la teignent par exemple avec des plantes ou légumes, forment des fils, et finalement procedent a l'opération propre de tissage.

a Chinchero

a Chinchero

pendant la démonstration : nettoyage de la laine

pendant la démonstration : nettoyage de la laine

Ma technique préférée pour les couleurs est celle qui produit le rouge carmin. L'artisane qui nous fait la démonstration attrape une branche de cactus, en extirpe prestement un insecte, nous le présente au creux de sa main et PAF ! Elle l'éclate avec le pouce. Elle vient de sacrifier une cochenille pour obtenir du rouge. En ajoutant du jus de citron elle peut en faire varier la teinte jusqu'au orange.

Dans la cour du "centre de tissage" se trouve une mignonne petite ménagerie ou s'affairent quelques cochons d'Inde. Ils se cachent des qu'on s'approche pour les prendre en photo, et ignorent probablement le terrible sort qui les attend (la broche).

cuy cuy !

cuy cuy !

L'eglise de Chinchero est construite sur un ancien batiment inca, surplombant un formidable empilement de terrasses. La vue du ciel sur google maps est superbe : quelle régularité ! Devant l'église se trouve une grande place ou de nombreux artisans et marchands commencent a déballer leurs articles. Et juste a coté de cette place, de l'autre coté de quelques murs incas, une zone plane encore plus grande, probablement lieu de festivité publique aux temps des Incas.

la place devant l'église. Notez les grandes niches aux côtés légerement obliques dans le mur inca
la place devant l'église. Notez les grandes niches aux côtés légerement obliques dans le mur inca

la place devant l'église. Notez les grandes niches aux côtés légerement obliques dans le mur inca

un chien se réchauffe les os au soleil

un chien se réchauffe les os au soleil

la grande place inca

la grande place inca

Voici des panoramas de la place devant l'église, de la place inca, et des terrasses qui supportent le tout.

toujours plus de terrasses, avec des montagnes imposantes en arriere-plan
toujours plus de terrasses, avec des montagnes imposantes en arriere-plan

toujours plus de terrasses, avec des montagnes imposantes en arriere-plan

nous redescendons pour nous rendre au marché

nous redescendons pour nous rendre au marché

Le marché est tres animé. Ses deux sections principales sont l'alimentation et les produits textiles. Evidemment on y trouve aussi les inévitables gadgets en plastique fabriqués en Chine, mais ils se font rares. Attention : meme si des produits sont en laine d'alpaga, ils ne sont pas necessairement artisanaux. Certains sont tissés industriellement, et les vendeuses clarifient ce point si on leur demande. Notre guide nous explique que la forme des chapeaux portés par les femmes indique de quel village ou region elles viennent.

au marché de Chincheros

au marché de Chincheros

produits alimentaires

produits alimentaires

produits textiles

produits textiles

bêêêêêê fais pas la tete, c'est jour de marché aujourd'hui !

bêêêêêê fais pas la tete, c'est jour de marché aujourd'hui !

Nous retournons a la voiture pour rouler jusqu'a notre étape suivante, les salines de Maras. La route pour y arriver est pénible et tres poussiéreuse, ce qui est compensé par les paysages.

entre Chinchero et les salines de Maras

entre Chinchero et les salines de Maras

au-dessus des salines de Maras

au-dessus des salines de Maras

Voici un panorama des salines. Toutes ces petites taches blanches sur la photo sont des bassins en exploitation, ou de l'eau s'évapore pour laisser derriere elle une couche de sel. Les taches brunes sont des bassins qui ne sont pas utilisés.

en contrebas la riviere Urubamba (vallée sacrée)

en contrebas la riviere Urubamba (vallée sacrée)

Pour accéder aux salines depuis leur minuscule parking tres encombré il faut suivre un petit chemin dont les derniers vingt metres sont littéralement engloutis par des échoppes vendant toutes sortes de produits - dont du sel évidemment. Le sentier qui descend aux salines proprement dites est étroit, et la pression touristique se fait sentir. L'acces aux salines est normalement restreint a leurs exploitants mais on voit ici et la des touristes déambuler gauchement entre les bassins d'eau. Je ne peux m'empecher de penser que dans quelques années, une fois que trop de visiteurs inconsidérés seront allés faire trempette - malgré eux - dans l'eau salée, se seront blessés, et bien le site sera fermé. Ou alors on ne pourra le voir que de loin, le toucher qu'avec les yeux et pas avec nos grosses semelles.

Vous me sentez déçu ? Un peu. Autant de route pour rester top chrono cinq minutes sur place, en passant plus de temps a essayer de ne pas pousser nos congéneres dans la flotte au lieu d'admirer ce lieu du haut duquel (plus de) cinq siecles d'histoire nous contemplent, cela ne rassasie point ma soif d'aventure. J'aurais préféré une petite rando en montagne. Bon.

Ces salines ont commencé a etre exploitées avant meme les Incas. Elles sont encore en activité de nos jours et sont gérées par une coopérative. C'est interessant car si l'utilisation d'un bassin ne coute rien a son exploitant, il n'en est pas non plus le propriétaire. Le bassin lui est prêté et quand il n'en veut plus, c'est la coopérative qui décide a qui le ré-attribuer.

aux salines de Maras
aux salines de Maras

aux salines de Maras

les salines tirent leur richesse de ce petit ruisseau qui émerge en amont apres s'etre chargé de sel sous la montagne

les salines tirent leur richesse de ce petit ruisseau qui émerge en amont apres s'etre chargé de sel sous la montagne

Voici un panorama des bassins. Puis c'est le retour a la voiture, direction le site archeologique de Moray apres avoir traversé le petit village de Maras.

 

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Publié par ZPP - dans trip Perou
samedi 10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 19:00

article precedent 3/22

 

De retour dans Cusco notre guide veut nous emmener visiter la cathédrale mais il y a une cérémonie en cours. Nous reviendrons plus tard. Direction Qorikancha, un temple inca sur lequel les Espagnols construisirent une église et un couvent entre le seizieme et dix-septieme siecle.

Le Convento de Santo Domingo del Cusco est en partie ouvert aux visiteurs, moyennant la modique somme de 15 soles (~$4.5). Comme de nombreux (tous ?) édifices religieux construits par les Espagnols au Pérou, le couvent se trouve directement sur un ancien temple inca, en utilisant ses murs comme fondation. Les Espagnols cherchaient a asseoir leur domination sur le peuple inca en imposant leur religion et en faisant disparaitre les sites sacrés incas.

a l'intérieur du couvent

a l'intérieur du couvent

a gauche les colonnes du couvent, a droite un mur inca

a gauche les colonnes du couvent, a droite un mur inca

Pour leurs propres besoins de construction les Espagnols détruisaient les murs incas pour en réutiliser les pierres, et lorsqu'ils n'arrivaient pas a les démanteler ils les intégraient dans leurs batiments en les masquant.

traces de colonnes et arche (espagnoles) construites devant et au-dessus d'un mur inca
traces de colonnes et arche (espagnoles) construites devant et au-dessus d'un mur inca

traces de colonnes et arche (espagnoles) construites devant et au-dessus d'un mur inca

Les petites niches en hauteur abritaient des statues (en or !). D'autres niches plus grandes recevaient des momies. Notre guide nous indique que ces niches permettent aux murs de mieux resister aux tremblements de terre mais je ne comprends pas tres bien comment.

Ce qui est sur c'est que le couvent et l'église de Saint Dominique souffrirent considérablement des tremblements de terre au cours de leur histoire, et c'est meme un séisme puissant en 1950 qui fit réapparaitre de nombreux vestiges incas derriere les murs et platres espagnols. C'est alors qu'il fut décidé de ne pas reconstruire a nouveau par-dessus, mais de faire des recherches et mettre en valeur ces signes du passé. Les fondations incas, elles, traversent les siecles sans etre affectées par les secousses telluriques.

peinture murale espagnole recouvrant une section de mur inca

peinture murale espagnole recouvrant une section de mur inca

Nous découvrons également ici une ingénieuse technique qui rendait les murs incas encore plus solides (et difficiles a détruire). Certes les Incas n'utilisaient pas de mortier pour leurs plus beaux murs, mais cela ne les empechait pas de rendre leurs blocs de pierre solidaires les uns des autres. Comment ? Une fois une rangée de blocs en place, chaque bloc étant par construction jointif de ses voisins, deux rigoles étaient creusées dans deux blocs consécutifs, en regard l'une de l'autre, en forme de U par exemple.

deux rigoles en U

deux rigoles en U

Ensuite un metal (notre guide parle de cuivre) etait coulé dans les rigoles, qui une fois refroidi et solidifié formait une belle "agrafe" entre les deux blocs. Tres intéressant ! Cette technique est confirmée en inspectant au détecteur de metal des murs encore debout.

Il est supposé que le faîte du mur d'enceinte de ce temple du soleil inca (par dessus lequel fut donc construit le couvent) était recouvert d'or, et c'est ainsi qu'une maquette représente le site tel qu'il devait etre. L'or a bien évidemment disparu depuis longtemps, sans doute parti dans les galions du roi d'Espagne.

A l'extérieur du couvent nous admirons le Jardín Sagrado (jardin sacré), et au-dela l'Avenida el Sol (avenue du soleil), un boulevard deux fois deux voies qui bouchonne et klaxonne a tout va, bordé de dizaines de petits commerces - dont semble-t-il une proportion déraisonnable de bureaux de change (casas de cambio) et d'agences de tourisme. Il faut dire qu'il est sur le trajet entre l'aeroport et le centre-ville, passage obligé pour nous autres touristes !

En voici un panorama.

Jardín Sagrado
Jardín Sagrado

Jardín Sagrado

Sur la photo ci-dessus on peut voir le mur inca, tout noir, sur lequel sont construits l'église et le couvent.

Nous prenons congé de notre guide pour le reste de la journée et continuons seuls notre exploration de Cusco. Apres nous etre tapé la cloche au Museo del Pisco, C2 veut aller inspecter le quartier des artisans.

dans les petites rues de Cusco

dans les petites rues de Cusco

ah, ça sent l'achat d'une ou deux peintures

ah, ça sent l'achat d'une ou deux peintures

oh qu'il est mimi le petit lama

oh qu'il est mimi le petit lama

J'ai normalement peur des chiens mais tous ceux que je vois a Cusco ne se préoccupent guere des humains et vaquent a leurs occupations sans aboiements agressifs. D'apres notre guide ils ne sont pas vraiment errants car ils ont des maitres, mais ceux-ci ne prennent pas beaucoup soin d'eux et les chiens se débrouillent tous seuls pour survivre.

woof

woof

Comme nous avons nos tickets (25 soles, ~$7.5 par personne) pour accéder a la cathédrale, ré-ouverte aux touristes dans l'apres-midi, nous allons y faire un tour. Nous ne nous attardons pas, nous voulons seulement constater de nos yeux une curiosite mentionnée ce matin par notre guide : sur l'immense tableau de la Cène a l'intérieur de la cathedrale, le dernier repas de Jesus et de ses apotres est un... "cuy", le fameux cochon d'Inde roti.

Nous allons également visiter le Museo Inka (10 soles, ~$3 par personne), au pas de course car il ferme a seize heures. Je n'y ai pris qu'une seule photo, assez stupide comme vous pouvez vous en douter. Je suis toujours niaisement ravi de tomber sur des images qui sont a l'opposé de la pudeur hystérique et maniaque des ricains. Jugez-en par vous-memes.

ah mon dieu, des sexes et des seins, c'est pornographiiiiique !!!

ah mon dieu, des sexes et des seins, c'est pornographiiiiique !!!

A l'intérieur du musée nous pouvons voir nos premieres momies de ce voyage. Fascinant. C2 n'est pas tres fan et évite de s'y attarder. De mon coté apres une courte introspection je renonce a les prendre en photo. Dans le musée sont egalement exposés des cranes pour presenter deux coutumes incas (et pré-incas) :

  • la trépanation. On ne sait pas nécessairement pourquoi ces trépanations étaient pratiquées, mais les traces de cicatrisation sur les cranes concernés prouvent que les patients survivaient
  • la déformation volontaire du crane, au sujet duquel wikipedia a évidemment un article. Une des explications avancées est de marquer ainsi l'appartenance de la personne au crane déformé a une classe particuliere (noblesse par exemple) dans la société. Pratique sans conséquence sur les capacités intellectuelles d'apres les informations du musée

Le musée ferme ses portes, le soleil est deja bien bas et s'en va disparaitre derriere les montagnes. Nous nous baladons encore un peu autour de la Plaza de Armas, tres populaire.

fin d'apres-midi sur la Plaza de Armas a Cusco
fin d'apres-midi sur la Plaza de Armas a Cusco
fin d'apres-midi sur la Plaza de Armas a Cusco

fin d'apres-midi sur la Plaza de Armas a Cusco

Il y a de beaux batiments autour de la place mais des que l'on s'en éloigne, apres seulement quelques minutes a pied, les facades se délabrent.

dans la rue de notre hotel

dans la rue de notre hotel

Ce soir nous essayons un autre restau chic et cher, Cicciolina. Dans nos assiettes l'alpaga et le cochon d'Inde !

Apres notre deuxieme journée a Cusco nous n'avons pas a nous plaindre des effets de l'altitude. Sauf mes yeux, qui malgré les lunettes de soleil ont beaucoup souffert aujourd'hui. Soleil, air sec, chargé de particules ou poussiere ? Je ne sais pas. Je trouve ça completement moche mais si j'en avais eues j'aurais porté des lunettes de glacier avec joie.

A demain pour la suite de nos visites !

 

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samedi 10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 15:00

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Ce que l'on m'a dit des hotels péruviens est donc vrai : il y fait froid la nuit. D'un autre coté a 3400 metres d'altitude il ne faut pas s'attendre aux grandes chaleurs. Recommandation ferme : penser a reclamer un chauffage d'appoint, et/ou entasser les couvertures pour lutter contre le froid. Par contre rien n'aurait pu neutraliser le seul désagrément de notre premiere nuit a Cusco : quoi donc, sur cette planete, peut lutter contre la voix puissante d'une touriste américaine ? Sauf, peut-etre, je l'admets, une touriste... russe !

C2 expérimente des fruits bizarres comme la grenadelle au petit-déjeuner puis nous retrouvons notre guide pour entamer nos visites de la journée. Nous allons explorer plusieurs sites archeologiques autour de Cusco grace a notre "boleto turistico del cusco" - boleto = billet en espagnol - qui donne acces a 14 sites pour 130 soles (~39$). Des le depart de notre hotel nous mitraillons en tous sens avec nos iPhones et autre appareil-photo, et je vais tacher de faire le tri dans ces innombrables photos et panoramas.

en route pour nos visites. Sur la colline un site que nous visiterons, en arriere-plan la ville de Cusco
en route pour nos visites. Sur la colline un site que nous visiterons, en arriere-plan la ville de Cusco

en route pour nos visites. Sur la colline un site que nous visiterons, en arriere-plan la ville de Cusco

Le premier site de notre programme s'appelle Tambomachay. A neuf heures du matin il est encore assez désert et nous marchons au calme - et au soleil qui tape fort. Notre guide parle beaucoup, ce qui est tres bien, mais entre la quantité d'information qu'elle débite, ce que j'en retiens, les nombreuses zones de doute non éclaircies par les archeologues et historiens, et ce que je peux glaner sur internet apres coup, je ne sais plus trop quoi penser ou dire. Voici donc une annonce valable pour toute la série d'articles de ce voyage : je vous presente ce que j'ai lu et entendu, et je ne m'aventure pas au-dela de ce qui semble faire consensus parmi la communauté scientifique. Vous pourrez en trouver plus (et son contraire en cherchant suffisamment...) sur internet. Bien.

Tambomachay est le site d'un temple, probablement lié au culte de l'eau, qui était visité une fois par an au début de la saison des pluies (octobre-novembre). L'édifice que nous pouvons admirer rassemble de nombreux éléments que nous retrouverons dans nos autres visites péruviennes :

  • trois niveaux de construction pour représenter les trois niveaux du monde dans les croyances incas :
    • le ciel avec pluie, soleil, etc
    • le niveau du sol, ou vivent les humains, coulent les rivieres, etc
    • le monde souterrain, le monde des morts
  • des murs réalisés en pierres taillées de plus en plus imposantes et travaillées au fur et a mesure que l'on se rapproche de l'endroit "sacré"
  • des niches pour abriter et exposer des momies
  • une grande maitrise de l'eau et de sa circulation par des canaux et des fontaines utilisant uniquement la gravité
chemin d'acces a Tambomachay, tres quiet

chemin d'acces a Tambomachay, tres quiet

le temple de l'eau (?) de Tambomachay

le temple de l'eau (?) de Tambomachay

des niches pour exposer des momies pendant les ceremonies

des niches pour exposer des momies pendant les ceremonies

Seule l'élite de la société inca prenait part aux cérémonies religieuses - voire uniquement les (le ?) pretres. Le reste du peuple était tout de meme associé a des festivités, dans d'autres lieux.

d'autres constructions a Tambomachay, portant les marques du temps

d'autres constructions a Tambomachay, portant les marques du temps

La photo ci-dessus résume bien ce que nous allons experimenter au Pérou, jusqu'a l'overdose : de la montagne, des terrasses, et des murs en pierre.

J'aurais bien inspecté les environs mais Silvia, notre guide, est deja repartie au pas de course. Bon. Je guette les étalages en train de se déplier sur le chemin pour redescendre. J'en conclus que ce site, malgré un air calme a 9h30 du matin, doit etre populaire dans la journée. Qui dit marchands dit... acheteurs !

en redescendant a Tambomachay

en redescendant a Tambomachay

oh, un camélidé !

oh, un camélidé !

Deux especes de camelidés sont domestiquées au Pérou, et je ne sais toujours pas vraiment les differencier... sauf si on en met deux individus cote a cote. On trouve evidemment les inévitables lamas (llamas en espagnol), qui étaient utilisés par les Incas surtout en tant que betes de charge. On trouve également les alpagas (alpacas en espagnol), tres similaires mais de plus petite taille, utilisés par les Incas pour leur laine et pour en faire... des steaks.

Alpaga, alpaga... En bon petit français acclimaté a la lecture grace la bibliotheque rose, et n'ayant que peu d'intéret pour les textiles de ce monde, alpaga jusqu'a présent n'évoquait pour moi qu'un des méchants dans Fantomette ! D'autre part, je me méfie des lamas depuis ma tendre enfance grace aux informations collectées dans l'album de Tintin Le Temple du Soleil, dans lequel le capitaine Haddock échange des crachats avec des lamas. D'apres notre guide toutefois, si les lamas (et les alpacas) crachent, ils réservent cette manoeuvre pour leurs congeneres. Il n'y a aucune raison de se faire cracher dessus par un lama en tant que touriste. Ouf...

Le site suivant s'appelle Q'enqo, ce qui veut dire labyrinthe en quechua (une langue parlée dans les Andes, utilisée par les Incas). On y trouve une roche qui avait un role astronomique pour les Incas. Les Incas dépensaient beaucoup d'énergie a construire de tels 'instruments' de mesure leur permettant de déterminer tres précisement les jours des solstices, pour savoir par exemple quand débutait la saison des pluies et organiser leur agriculture en conséquence.

a Q'enqo

a Q'enqo

C'est lorsque l'ombre du rocher (a droite sur la photo) se projetait au lever du soleil sur une entaille précise gravée dans la paroi derriere lui que les Incas confirmaient le jour du solstice. Ce rocher etait entouré d'un mur dont plusieurs niveaux de pierres taillées ont disparu.

vestiges de l'agencement des pierres pour former le mur

vestiges de l'agencement des pierres pour former le mur

cette pierre a bougé mais etait jointive de ses voisines a l'origine

cette pierre a bougé mais etait jointive de ses voisines a l'origine

L'appellation "labyrinthe" du site n'est pas d'origine inca. Elle lui fut donnée toutefois en raison du dédale de passages et de petites grottes naturelles ou creusées par les Incas sur place. On suppose que le site était utilisé comme lieu de momification, avec différentes "chambres" pour les différentes étapes de ce processus - par exemple au soleil pour l'étape de deshydratation, au frais pour la conservation. Oh, et des sacrifices humains s'y seraient aussi déroulés.

dans une grotte a Q'enqo

dans une grotte a Q'enqo

Le clou de nos visites en dehors de Cusco ce matin est le site de Saqsayhuaman (son orthographe est tres variable). Internet en general et wikipedia en particulier désignent le site comme une forteresse, mais notre guide insiste plus sur son role religieux. Les immenses murs construits ici soutiennent un étagement de terrasses, au sommet desquelles se trouvent les ruines de ce qui est considéré comme un ancien complexe sacré. Son acces est désormais interdit au public, mais on peut se balader entre les formidables "murailles", construites sans mortier, et dont les caractéristiques (inclinaison, tracé en zigzag) leur auraient permis de resister aux tremblements de terre depuis 500 ans.

en arrivant a Saqsayhuaman
en arrivant a Saqsayhuaman

en arrivant a Saqsayhuaman

les murs de Saqsayhuaman. Appreciez leur taille !
les murs de Saqsayhuaman. Appreciez leur taille !
les murs de Saqsayhuaman. Appreciez leur taille !

les murs de Saqsayhuaman. Appreciez leur taille !

Au pied des terrasses se trouve une immense place, utilisée pour tailler les pierres pendant la construction, et pour accueillir le peuple pendant ou apres des cérémonies religieuses. Voici la théorie de construction decrite par notre guide : les roches (en provenance de carrieres plus ou moins distantes) étaient sélectionnées et agencées a plat pour former l'ébauche d'un mur. Elles étaient taillées ainsi et l'avantage de "pré-construire" le mur a plat était de pouvoir déplacer les pierres horizontalement pour vérifier leur ajustement, au lieu d'avoir a les soulever. Une fois une section de mur complétée de cette façon les pierres étaient acheminées jusqu'a leurs emplacements finaux et empilées verticalement, comme un lego géant. Quel genie ! L'ensemble du site aurait été construit sur une période d'environ cent ans.

Notre guide nous liste aussi les trois principes incas de construction (les trois 'S' comme elle dit) :

  • simplicité
  • solidité
  • symétrie

Je n'aurais pas nécessairement qualifié leur approche de construction de "simple", a moins de se dire qu'ils utilisaient "simplement" des rochers pour leurs murs, sans autre matériau.

la grande place a Saqsayhuaman
la grande place a Saqsayhuaman

la grande place a Saqsayhuaman

toujours plus de photos des terrasses de Saqsayhuaman
toujours plus de photos des terrasses de Saqsayhuaman

toujours plus de photos des terrasses de Saqsayhuaman

Comment les Incas s'y prenaient-ils pour déplacer leurs blocs de pierre ? Ils construisaient et utilisaient des rampes pour accéder aux niveaux supérieurs des terrasses, sur lesquelles ils faisaient "rouler" les rochers sur des rondins de bois, ou sur des gros cailloux a peu pres sphériques lorsque le poids d'un rocher était trop grand pour la resistance du bois. Ils n'utilisaient pas la roue - je ne suis pas tres clair s'ils en avaient la connaissance. Diverses théories a ce sujet peuvent etre trouvées sur Internet, je vous laisse chercher dans google par vous-memes.

pierres de roulage incas

pierres de roulage incas

Voici un panorama pris au pied des terrasses, depuis la grande place de Saqsayhuaman. La matinée se termine et nous retournons a Cusco.

 

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Publié par ZPP - dans trip Perou
vendredi 09 septembre 2016 5 09 /09 /septembre /2016 19:00

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C'est bizarre, j'ai rêvé de voitures et de klaxons toute la nuit. Ou alors, ce n'était pas un reve ? J'exagere... l'énorme carrefour devant l'hotel est un poil moins bruyant qu'hier soir. Les Limeniens ont le klaxon léger a sept heures du matin.

Apres un solide petit-déjeuner plus "continental" que péruvien et agrémenté du doux babillage d'un groupe de chinois vociférateurs, C2 et moi allons prendre l'avion qui nous emmene de Lima a Cusco. Nous décollons avec une heure de retard, apres avoir attendu sans raison apparente sur le tarmac, dument sanglés et comprimés dans nos petits sieges. Comme le vol effectif ne dure qu'une quarantaine de minutes, nous arrivons presque a l'heure annoncée...

Les divertissements a bord me rappellent furieusement ce que nous avions pu observer (subir ?) lors d'un vol domestique en Chine. Deja, pas d'écrans individuels, seulement le "vieux" systeme d'écrans qui s'abaissent en vol au-dessus de nos tetes toutes les quelques rangées de sieges. Et comme en Chine, que nous passent-ils donc ? Des videos-gags et autres cameras cachées complement nases, le plus souvent avec des themes scatologiques ou sexuels. Mézenfin, m'écrié-je interieurement, quelle incroyable coïncidence ! Je décide dans la seconde qu'apres la visite de toutes les capitales d'état des Etats-Unis, mon nouveau but dans la vie est de prendre des vols domestiques dans le plus grand nombre possible de pays et d'étudier d'un oeil d'ethnologue averti le programme de divertissements proposé.

A la sortie de l'avion a Cusco, ville sur un haut plateau dans les montagnes péruviennes, j'attends avec impatience les premieres manifestations de l'effet de l'altitude sur mon organisme fragile et hypocondriaque mais il ne se produit initialement rien de notable. Déception... On m'en avait tellement parlé de ce passage de 0 metre (l'aeroport de Lima est a coté de l'ocean) a 3400 metres d'altitude ! En particulier lors de ma consultation dans un TMC, Travel Medicine Center, où C2 et moi nous sommes tous les deux rendus avant ce voyage. Un TMC est un service, rattaché a un hopital par exemple, spécialisé dans le conseil et la prévention pour les personnes se rendant a l'étranger.

Fichtre, quelle idée d'y aller... Ma visite y a duré plus d'une heure, j'ai entendu tellement de conseils et de mises en garde que les trois quarts sont rentrés dans une oreille pour ressortir par l'autre la minute d'apres, et je suis parti les bras couverts de piqures de vaccins et armé de douze kilos de documentation sur des affections diverses et variées. J'ai failli annuler mon voyage par peur de ne pas revenir vivant du Pérou !

Allons, mon devoir est de vous informer de façon exacte. Voici le compte-rendu de la frénésie inoculatoire de la médecin qui m'a reçu - et qui, precisons-le a son honneur, a voulu passer en revue mon statut immunitaire en général, pas uniquement pour ce voyage.

  • vaccination contre la fievre typhoïde, recommandée par le CDC, Center for Disease Control and Prevention, une agence fédérale etazunienne qui se préoccupe de santé publique
  • vaccination contre l'hepatite A, également recommandée par le CDC
  • vaccination contre la grippe (!?)
  • prise de sang pour verifier mon immunité contre la rougeole et les oreillons

J'en profite pour attirer votre attention sur le fait qu'oreillons se dit mumps en anglais, rougeole se dit measles, et rubeole se dit rubella. Mais attention ! Rubeola est aussi utilisé en anglais mais pour designer la rougeole, pas la rubeole ! Comme le dit le proverbe, qu'importe le nom pourvu qu'on ait la maladie.

L'imposante documentation qui m'est remise lors de la visite au TMC couvre :

  • l'hepatite A
  • la fievre typhoide
  • le mal d'altitude, avec la promesse d'une mort rapide en cas d'hypoxie aiguë ou d'oedeme pulmonaire ou cerebral
  • l'utilisation de sels de rehydratation et des conseils sur le traitement de la diarrhée
  • des mises en garde contre les piqures de moustiques, la malaria, la fievre jaune, et meme la rage ! Diantre !

J'ai la moquerie facile, mais les recommandations sur le site du ministere français des affaires étrangeres sont exactement les memes (cliquez sur l'onglet Santé).

Cette courte parenthese refermée, je peux reprendre mon récit. Voyons, ou en étais-je... ah oui. Cusco ! Cusco, nous voila. Nous allons prendre nos quartiers dans notre hotel, tres proche de la Plaza de Armas, le coeur de la zone touristique de Cusco. Il est midi bien tassé, nous nous mettons en quete d'un restaurant. Au déjeuner je reste a l'eau en raison d'un mal de tete naissant, semble-t-il en raison de l'altitude, tandis que C2 se lance dans la dégustation d'un pisco sour, le cocktail alcoolisé incontournable au Pérou a base de pisco, une eau-de-vie de vin produite au Pérou (et au Chili). Puis nous nous baladons en ville.

a Cusco

a Cusco

Plaza de Armas
Plaza de Armas
Plaza de Armas
Plaza de Armas

Plaza de Armas

Cusco fut la capitale de l'empire inca jusqu'a ce que la ville ne tombe aux mains des Espagnols en 1533. Ces derniers détruisirent les constructions incas et utiliserent leurs formidables murs comme fondations pour leurs propres batiments. Nous arpentons les rues autour de la Plaza de Armas, parfois a bout de souffle pendant quelques instants par manque d'oxygene.

les batiments n'ont typiquement qu'un étage
les batiments n'ont typiquement qu'un étage

les batiments n'ont typiquement qu'un étage

En nous promenant dans la ville nous nous familiarisons avec une technique de construction caractéristique des Incas, en admirant des murs de pierres taillées assemblées sans mortier. Certaines pierres sont massives, balaises ces Incas !

encore debout 500 ans plus tard et malgré les tremblements de terre
encore debout 500 ans plus tard et malgré les tremblements de terre
encore debout 500 ans plus tard et malgré les tremblements de terre

encore debout 500 ans plus tard et malgré les tremblements de terre

Notre petite balade est sympathique. Il fait beau et assez chaud, meme si la température tombe nettement quand le soleil se couche - tot. Les rues sont inondées de touristes comme nous, et de toute une population qui les (nous) voit comme une source alléchante de dollars et qui voudrait bien en rediriger une partie dans ses poches :

  • vendeurs de rue de marchandises variées : chapeaux, peintures, bouffe
  • femmes en habits traditionnels qui ne font rien a part porter de mignons bébés lamas dans leurs bras
  • rabatteurs pour des :
    • restaurants
    • agences de tourisme aux excursions toutes plus extraordinaires les unes que les autres
    • officines de massage...

Les massages sont incroyablement populaires au Pérou ! Qui l'eut cru ? En espagnol massages se dit masajes, prononcé massarrrrèsse. Pas moyen de faire dix metres a Cusco sans se voir proposer des masajes, masajes. Mais non, je ne veux pas de massarrrrèsse ! D'apres notre guide papier (lonely planet) ces massages peuvent etre plus ou moins intimes. Bon, avis aux curieux.

Dans les restaurants, hormis dans les établissements chikéchers bondés, les portions sont énormes et le service est lent (mais poli). Patience : nous sommes en vacances non ? Nous avons vite appris notre leçon et n'avons plus commandé d'entrée apres notre premier repas sur place. Que mange-t-on au Perou ? De l'alpaca (alpaga en français, un cousin du lama), du cuy (cochon d'Inde en francais), du ceviche (préparation de poisson cru 'cuit' dans du jus de citron). J'ai tendance a plus m'intéresser aux ruines qu'a la gastronomie, mais sur simple requete je peux partager avec vous les photos que C2 a prises de tous nos plats 😊.

Apres diner nous rentrons a l'hotel (essouflés) et notre nuit devrait etre meilleure que la précédente : il y a nettement moins de circulation et de klaxons dans la Calle Saphi (calle = rue en espagnol) que devant l'Aeropuerto Internacional Jorge Chavez a Lima !

 

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jeudi 08 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 19:00

Depuis notre semaine de vacances dans le Yucatan l'année derniere C2 et moi semblons nous etre pris de passion pour les anciennes civilisations de l'Amérique latine. En effet apres avoir découvert les pyramides mayas dans la région de Cancun au Mexique, nous nous envolons pour le Pérou, berceau de l'empire Inca.

Notre journée de jeudi est consacrée a l'avion. Il n'y a pas de vol Boston-Lima mais il est possible de faire un trajet sans trop de détours en passant par Panama. Copa Airlines nous emmene de Boston a Panama puis de Panama a Lima, et se vante d'etre la compagnie la plus ponctuelle d'Amérique latine. Bien. Je confirme, je confirme.

ah nous la business, hi hi hi !

ah nous la business, hi hi hi !

euh c'est quoi ça ? C'est comestible ?

euh c'est quoi ça ? C'est comestible ?

Chaque voyage me rappelle combien mes compétences geographiques sont faibles. A l'approche de l'aeroport de Panama je suis persuadé que nous sommes au-dessus de l'Atlantique, en arrivant par l'est. Pfff... en fait le Panama (pays) est une bande de terre orientée est-ouest, avec l'Atlantique au nord (mer des Caraïbes) et le Pacifique au sud. Et Panama (ville) et son aeroport se trouvent sur la cote sud, donc Pacifique, du pays.

en arrivant a Panama
en arrivant a Panama

en arrivant a Panama

des bateaux je suppose en attente pour la traversée du canal de Panama

des bateaux je suppose en attente pour la traversée du canal de Panama

en voila un dont le nom me plait, en l'honneur d'un de mes gollègues, ha ha ha !

en voila un dont le nom me plait, en l'honneur d'un de mes gollègues, ha ha ha !

En plus de faire un jeu de mots foireux, ce Glovis me permet de caser un petit paragraphe sur le canal de Panama. Saviez-vous que les travaux d'agrandissement du canal de Panama ont pris fin cette année, et que ses nouvelles écluses sont ouvertes depuis juin ? Mon ami wikipedia, qui sait tout, m'a appris que la classe des navires dont les dimensions leur permettent d'emprunter le (ancien) canal de Panama s'appelle Panamax. De la meme façon on parle des Suezmax, Chinamax, etc. La nouvelle classe de navires créée par les dimensions des nouvelles écluses du canal de Panama est tout simplement la classe New Panamax. Original non ?

Ou l'on revient a Glovis, c'est que d'apres des informations glanées sur internet, le premier navire transporteur de voitures (on appelle ça un roulier me souffle wikipedia) de la classe New Panamax appartient a la compagnie Glovis. Epatant.

Enfin ce qui nous intéresse c'est le Pérou. Apres une correspondance a Panama et un vol Panama-Lima sans histoire nous arrivons dans la capitale du Pérou, qui se trouve elle aussi sur le Pacifique. Le controle des passeports est bien plus sympathique qu'aux US. Un joyeux capharnaum regne a l'aeroport. Une foule compacte et bruyante s'affaire dans le terminal, et a l'exterieur nos oreilles sont chatouillées par un concert polysymphonique et multicacophonique de klaxons, dû a une circulation automobile intense et chaotique.

Point de tourisme pour nous ce soir. Nous allons directement a l'hotel (en face de l'aerogare) et tachons de dormir malgré le bruit pour attraper un autre avion demain matin. Bonne nuit !

 

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mercredi 31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 19:00

Je vais etre efficace et publier un petit article pour couvrir plus de deux mois en quelques photos. Que s'est-il passé cet ete ? Il a fait chaud. D'apres eversource, notre fournisseur d'electricite, la temperature moyenne du 13 juillet au 10 aout a ete de 79°F (26°C), ce qui est un record mensuel sur la courte periode couverte par mes factures (= depuis septembre 2009). Ou sommes-nous allés profiter du beau temps ?

sur la plage au bout de Plum Island avec une collegue de C2

sur la plage au bout de Plum Island avec une collegue de C2

a Gloucester

a Gloucester

a la maison avec mes bros pour mon anniv' !

a la maison avec mes bros pour mon anniv' !

sur le freedom trail a Boston avec nos visiteurs en transit pour le Canada

sur le freedom trail a Boston avec nos visiteurs en transit pour le Canada

a la Jacob Whittemore House a cote du Minute Man Visitor Center, a Lincoln
a la Jacob Whittemore House a cote du Minute Man Visitor Center, a Lincoln

a la Jacob Whittemore House a cote du Minute Man Visitor Center, a Lincoln

au North Bridge du Minute Man National Historical Park
au North Bridge du Minute Man National Historical Park
au North Bridge du Minute Man National Historical Park

au North Bridge du Minute Man National Historical Park

Je suis egalement allé a un match de baseball, et comme d'habitude quand je suis dans les gradins, les Red Sox ont perdu. Y en a marre ! Cinquieme fois d'affilee que je vais a Fenway et que les Red Sox perdent. Et puis pour voir un home run de Big Papi maintenant c'est fichu : il prend sa retraite, apres avoir amassé seulement 160 millions de dollars en 16 ans.

Le mois de septembre arrive, il est temps de nous preparer pour notre prochain voyage que vous decouvrirez dans les articles suivants...

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