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lundi 12 septembre 2016 1 12 /09 /septembre /2016 13:00

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Notre hotel est situé juste a coté d'un carrefour tres passant du village d'Ollantaytambo, dont le trafic est régulé non pas par un feu tricolore mais par un agent (de police ?), qui s'époumone en continu dans un sifflet. Cela produit une ambiance sonore tout a fait charmante dans l'hotel. Par chance ce cirque s'arrete en soirée, mais le relais est pris par un chien qui aboie toute la nuit. Bon. Nous sommes malgré tout bien reposés pour attaquer la journée, sous un soleil magnifique.

la cahute de l'agent de la circulation a Ollantaytambo

la cahute de l'agent de la circulation a Ollantaytambo

Nous prenons de l'altitude en remontant une petite vallée au nord d'Ollantaytambo.

la vallée du Rio Patacancha

la vallée du Rio Patacancha

Nous n'avons qu'une quinzaine de minutes de marche pour arriver aux ruines de Pumamarca. En chemin nous croisons quelques vaches, ainsi qu'une jeune femme en train de se débarbouiller dans un petit ruisseau. Elle fait du camping sauvage avec son compagnon, et lorsque nous repartirons de Pumamarca nous les verrons se faire réprimander par un garde forestier : pas le droit de bivouaquer ici.

Nous arrivons au site de Pumamarca. Il n'y a pour l'instant personne. Le site est libre d'acces, gratuit et sans surveillance. Notre guide nous donne quelques informations sur ces ruines. Bien qu'elles ressemblent a un petit village, il n'y avait pas d'habitants permanents. Pumamarca, situé stratégiquement au croisement de plusieurs chemins incas, était un point de controle et de stockage de marchandises, et une halte de repos pour les vaillants marcheurs qui convoyaient ces marchandises. Jusqu'a une cinquantaine de personnes se relayaient (toutes les quelques semaines ou quelques mois ?) pour garder les lieux, ou se trouvaient quelques habitations et greniers. Un mur encercle le site mais notre guide nous dit que ce n'était pas une fortification a vocation militaire. Plus pour éviter le chapardage opportuniste je suppose. Ou bien pour empecher les lamas de s'enfuir dans la montagne ?

Vous connaissez ma passion pour les ruines. Je suis servi ! Je me baigne dans les ruines, je cours partout en prenant des dizaines de photos.

a Pumamarca

a Pumamarca

un batiment typique de Pumamarca
un batiment typique de Pumamarca

un batiment typique de Pumamarca

Le premier étage de cette batisse, sans ouverture a part la porte, servait d'habitation. L'étage supérieur était un espace de stockage et les "fenetres" servaient a la ventilation pour éviter (retarder ?) de gater les denrées périssables. Depuis leur construction par les Incas, ces batiments ont été occupés plus récemment par des autochtones, et je me retrouve quelque peu embrouillé par les explications sur qui a laissé quelles traces. Les murs furent platrés, enduits a l'époque inca ? Platre ou enduit ensuite noirci par la fumée pendant l'occupation récente de ces constructions ? Qu'est-il advenu du plancher entre étage d'habitation et niveau de stockage ? Un ultérieur voyage sur place pour éclaircir ces points semble s'imposer.

Les Incas étaient économes dans leur utilisation de l'espace utile de leurs édifices : les escaliers se trouvaient a l'extérieur. Je trouve ce detail fascinant. Mettons-nous a leur place. Considerant le coût (en temps) de la main d'oeuvre, que vaut-il mieux ? Entreposer et protéger des dégats de la météo quelques metres cubes supplémentaires de marchandises produites apres des mois de labeur, ou preserver de la pluie et du vent un humain qui s'en remettra tout aussi vite ? Méditons, méditons... Et remercions le progres qui a fait valoir notre confort plus que quelques boisseaux de grains.

Aussi petit qu'il soit, le site de Pumamarca présente ce que je n'hésite pas a appeler des rues. Je réclame a notre guide une permission de quinze minutes et je disparais dans le réseau de vieilles pierres.

souvenirs de Pumamarca
souvenirs de Pumamarca
souvenirs de Pumamarca

souvenirs de Pumamarca

En aval du site se trouvent les ruines de granges incas que je n'ai pas le temps d'aller explorer. Quelques autres curiosités éveillent mon intérêt.

des 'greniers' en-dessous de Pumamarca

des 'greniers' en-dessous de Pumamarca

ce batiment est-il anthropomorphe ? Est-il menaçant ou souriant ?

ce batiment est-il anthropomorphe ? Est-il menaçant ou souriant ?

aurais-je trouvé le rocher d'Excalibur ?

aurais-je trouvé le rocher d'Excalibur ?

Nous n'en sommes qu'au tiers de cette série d'articles relatant notre voyage au Pérou, mais vous devez deja etre familier(e)s avec la caractéristique majeure des sites touristiques au pays des Incas. Je vous laisse réfléchir quelques instants.

Alors ?

Trouvé ?

Mais oui : ou sont les lamas ? Les lamas sont la ! J'en trouve deux dans l'enceinte de Pumamarca en train de... je ne sais pas. Méditer. Profiter du soleil. Profiter de la vie. Je ne sais pas trop ce qui peut se passer dans la tete d'un lama lorsqu'il est immobile, tranquillement couché sur un maigre tapis d'herbe jaunie, les yeux a moitié fermés, le sourire mystérieux de la Joconde au museau. Une certitude : si je me réincarne un jour en animal, je veux etre un lama.

les lamas de Pumamarca
les lamas de Pumamarca

les lamas de Pumamarca

L'heure tourne, je vais retrouver C2 et notre guide qui attendent en bas du hameau. Un autre groupe de marcheurs est arrivé. C2 prend un dernier panorama des lieux et nous entamons notre marche pour redescendre vers Ollantaytambo.

 

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Publié par ZPP - dans trip Perou