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mardi 13 septembre 2016 2 13 /09 /septembre /2016 13:00

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Nous y sommes, c'est le jour J ! Nous nous levons a 5h30 et piaffons d'impatience jusqu'a l'arrivee de notre guide. 

vite, vite, une petite ration d'Internet avant de partir

vite, vite, une petite ration d'Internet avant de partir

C2 attend au soleil

C2 attend au soleil

Nous marchons avec la guide jusqu'a la gare d'Ollantaytambo. Marcher ? Mais quelle drole d'idee, alors que nous aurions pu emprunter l'un de ces luxueux taxis.

celui-ci a un pneu crevé

celui-ci a un pneu crevé

celui-la a une superbe parure

celui-la a une superbe parure

C'est un peu le bazar a la gare mais le flot de passagers est bien canalisé. Des policiers casqués et armés patrouillent en raison des greves & manifestations dans la region hier et aujourd'hui. Il faut montrer une piece d'identité pour acceder aux quais puis pour monter dans les wagons (techniquement notre train semble etre en fait un attelage d'autorails). Avec tous ces controles peu de chance de trouver quelqu'un assis a notre place par erreur.

Il y a plusieurs types de train pour atteindre Aguas Calientes, le village en-dessous de Machu Picchu. Je crois que le notre est le "Expedition" (voir plus de details sur le site de PeruRail). Je trouve que c'est un peu cher : nous payons $125 par personne pour l'aller-retour. A bord le service est assuré par trois agents par wagon, et l'on se croirait dans un avion avec distribution de boissons et snacks.

Le trajet d'environ une heure et demi se passe bien. A part un probleme. Un tres gros probleme : il n'y a pas de wifi a bord ! Argh. C2 en profite pour faire parler notre guide. Je pourrais donc partager avec vous des informations palpitantes sur sa vie sentimentale, mais ceci ne nous regarde pas.

les paysages sont ceux auxquels on pouvait s'attendre : des terrasses...

les paysages sont ceux auxquels on pouvait s'attendre : des terrasses...

... et des montagnes !

... et des montagnes !

A Aguas Calientes il faut traverser un dedale de petits commerces pour s'echapper de la gare. Comme c'est malin ! C2 est aux anges, mais je lui ai malheureusement interdit d'y acheter quoi que ce soit.

des echoppes nous attendent a la descente du train

des echoppes nous attendent a la descente du train

enfin a l'air libre. Tiens tiens, quelle est cette "Boulangerie de Paris" de l'autre cote du pont ?

enfin a l'air libre. Tiens tiens, quelle est cette "Boulangerie de Paris" de l'autre cote du pont ?

Nous galopons derriere notre guide jusqu'a l'arret des minibus qu'il faut prendre pour la derniere montee jusqu'a Machu Picchu sur une route aux treize lacets. Cela m'a surpris en preparant ce voyage mais ce service de bus est la seule facon de monter autrement qu'a pied. Pas possible d'atteindre Machu Picchu avec sa voiture ou en taxi, il y a uniquement cette compagnie de minibus, Consettur Machu Picchu. C'est sans doute mieux pour eviter le chaos sur la petite route de montagne. Oh, et de toute facon la seule maniere d'arriver a Aguas Calientes est en train (ou a pied), il n'y a pas de route jusqu'ici.

Il n'y a pas d'horaire pour les minibus, ils fonctionnent en service continu. Ils attendent a l'arret et des qu'ils ont fait le plein de passagers ils s'en vont.

quatre bus sont en attente lorsque nous arrivons

quatre bus sont en attente lorsque nous arrivons

A bord des minibus on est un peu tassé (je laisse trainer mes jambes dans l'allée centrale pour eviter d'avoir les genoux sous le menton) mais le trajet ne dure qu'une trentaine de minutes. Les minibus sont climatisés. Je trouve a nouveau que c'est cher, $24 par personne pour l'aller-retour mais hey, il faut savoir profiter d'une situation de monopole non ? Et puis si je ne suis pas content je peux marcher :-).

Enfin, ca y est, nous arrivons a Machu Picchu ! Le minibus se gare et nous debarquons sur une petite place ou se trouvent un hotel (!!) et son restaurant (chics et tres chers), deux trois magasins (chers et tres chics), des toilettes publiques (pas chics du tout mais payantes), un autre etablissement de restauration rapide, et les barrieres d'acces au site Machu Picchu. Comme vous pouvez vous en douter cet hotel, le seul aussi proche du but, est hors de prix.

Pour acceder au site nous presentons une piece d'identite (passeport) et notre boleto de acceso a Machupicchu. Ces billets sont nominatifs et non-transferables, et les preposes verifient les numeros de passeport qui sont inscrits dessus. Le reste des informations y est cependant fantaisiste : C2 est un homme et nous sommes tous les deux d'Angleterre... Pour 128 soles (~38$) nous sommes autorisés a arpenter Machu Picchu de six heures du matin a quatre heures de l'apres-midi, et a sortir et re-rentrer deux fois. Il est interdit de manger sur le site et les toilettes sont a l'exterieur des barrieres, d'ou l'interet de pouvoir rentrer plusieurs fois avec le meme ticket.

Pas le temps de revasser, notre guide est deja en train de cavaler sur un chemin grossierement pavé qui grimpe en lacets au milieu d'une vegetation dense et luxuriante. Apres quelques minutes d'effort nous debouchons sur un promontoire d'ou le doute n'est plus possible. Nous sommes a Machu Picchu !

he he he

he he he

Machu Picchu !

Machu Picchu !

C'est le moment de commencer a faire des panoramas.

Dirigeons-nous vers la porte principale pour entamer notre exploration de la cité Inca.

la porte principale de Machu Picchu

la porte principale de Machu Picchu

Il est incroyablement difficile de prendre une photo ici sans qu'il y ait un touriste dessus - et il est tout aussi difficile de faire trois pas sans etre soi-meme en train de polluer les photos de quelqu'un d'autre. La pression touristique est intense, et encore il parait que la haute saison (juillet aout) est derriere nous. Alllons decouvrir Machu Picchu de pres...

 

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lundi 12 septembre 2016 1 12 /09 /septembre /2016 20:00

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Apres avoir déjeuné avec notre guide (et atteeeeeeeendu pendant des heures nos plats...) nous lui disons au-revoir jusqu'a demain. Ah... il est temps de passer aux choses serieuses, et de nous lancer a l'assaut des ruines de Pinkuylluna, au-dessus d'Ollantaytambo. J'attendais ce moment avec impatience, tant ces ruines me semblent interessantes.

la porte du chemin d'acces au site, dans une petite rue du village inca

la porte du chemin d'acces au site, dans une petite rue du village inca

D'apres ma montre garmin il y a une cinquantaine de metres de denivelee. Le chemin est abrupt. La montee ne prend qu'une vingtaine de minutes en n'allant pas trop vite. Il y a en fait au moins trois groupes de ruines. Un premier groupe, sur la droite en montant, auquel on accede en bifurquant a peu pres a la moitie du chemin qui mene au deuxieme groupe, celui des greniers, et un autre groupe encore plus haut ou nous ne sommes pas allés. Il y a en plus de temps en temps des petites batisses, peut-etre des tours incas pour surveiller le chemin ?

premier groupe de ruines, au-dessus d'Ollantaytambo et sa Plaza de Armas (la grosse tache blanche sur la photo)

premier groupe de ruines, au-dessus d'Ollantaytambo et sa Plaza de Armas (la grosse tache blanche sur la photo)

C2 monte prudemment
C2 monte prudemment
C2 monte prudemment

C2 monte prudemment

nous sommes en vue des greniers

nous sommes en vue des greniers

L'acces est libre, les ruines ne sont pas surveillées. Pour combien de temps encore ? Nous y passons une demi-heure a en explorer les recoins et admirer la vallee qui s'etend a nos pieds. C'est un moment appreciable ou l'on peut profiter du calme de la montagne, si l'on fait abstraction d'une adolescente russe (?) caquetante qui a malheureusement trouvé l'energie de monter jusqu'ici avec sa soeur et ses parents.

Les greniers sont formés de trois batiments identiques de deux etages, construits tout en longueur. Les toits ont disparu depuis longtemps mais les murs sont toujours debout malgre le poids des ans et les agressions sismiques. Ils sont vaillamment accrochés a la pente, bien alignés les uns avec les autres. Voici un panorama sur place.

les greniers de Pinkuylluna
les greniers de Pinkuylluna
les greniers de Pinkuylluna

les greniers de Pinkuylluna

sur l'autre versant les terrasses du temple du soleil...

sur l'autre versant les terrasses du temple du soleil...

...et entre nous le village inca d'Ollantaytambo

...et entre nous le village inca d'Ollantaytambo

Nous devons redescendre au village avant que la porte d'acces au site ne se referme. Je suis sur qu'il est possible de prendre de superbes photos des greniers en train de flamboyer dans le soleil couchant, mais je n'ai ni le materiel ni le talent adequats. Utilisez donc votre imagination avec mes photos ci-dessous... ou allez faire la balade en personne ! Je la recommande vivement.

au-revoir Pinkuylluna !
au-revoir Pinkuylluna !

au-revoir Pinkuylluna !

fin de l'aventure

fin de l'aventure

Nous marchons un peu dans le village. La plupart des gens que nous croisons sont des touristes. Il y a tout de meme beaucoup moins de monde qu'a Cusco.

petite rue du village

petite rue du village

la Poste !

la Poste !

un batiment typique en dehors du vieux village, un peu de bric et de broc

un batiment typique en dehors du vieux village, un peu de bric et de broc

De retour a l'hotel nous nous armons de patience et allons diner dans son restaurant. Nous ecourtons notre soiree pour etre en pleine forme demain : nous allons enfin atteindre le zenith de ce voyage. Machu Picchu, a tres bientot !

 

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lundi 12 septembre 2016 1 12 /09 /septembre /2016 19:00

article precedent 8/22

 

De retour a Ollantaytambo apres notre randonnee a Pumamarca nous allons a sa principale attraction touristique, le site archeologique qui domine le village a l'ouest sur un contrefort montagneux. C'est beaucoup, beaucoup plus calme qu'hier. En fait les portes du site sont meme maintenues fermees en raison de manifestations dans la region. Un groupe de protestataires s'est attroupé sur la place juste devant le site, la ou normalement se trouve un petit marché de souvenirs et produits peruviens. Aujourd'hui ses stands sont fermés.

Notre guide toque a la porte et on nous laisse rentrer. Notre visite commence, au pas de course. La guide serait-elle pressée d'aller manger ?

Les structures en bas du site etaient utilisées pour des ceremonies par les Incas. Par contre le temple en haut des terrasses n'est pas terminé. Les Incas ont du arreter precipitamment les travaux pour se battre contre les Espagnols, ce qui donne aux archeologues un apercu du deroulement de tels travaux. Allons voir cela de plus pres.

au pied du site archeologique d'Ollantaytambo

au pied du site archeologique d'Ollantaytambo

en grimpant sur les terrasses

en grimpant sur les terrasses

en haut des terrasses

en haut des terrasses

En haut du site se trouvent entre autres un "quartier militaire" sur lequel notre guide ne nous a malheureusement rien dit, ainsi qu'un temple du soleil inachevé. Son vestige le plus impressionnant se presente sous la forme d'une ebauche de mur formée par six enormes blocs de pierre. Mais comment faisaient les Incas pour manoeuvrer de telles masses sans l'aide de machines ou animaux ? Notre guide nous indique l'emplacement d'une rampe construite par les Incas a flanc de montagne, qui leur permettait de faire monter depuis la vallee les rochers en provenance de leur lieu d'extraction.

le temple du soleil en construction depuis cinq siecles a Ollantaytambo

le temple du soleil en construction depuis cinq siecles a Ollantaytambo

Pour avoir une idee de la taille de ce mur vous pouvez vous reporter a un article precedent : je suis monté ici hier soir et c'etait rempli de monde. Nous apprecions d'etre au calme aujourd'hui.

Ca et la des blocs de roche se trouvent encore aux endroits ou les Incas les ont laissés lorsqu'ils ont stoppé les travaux. Ces blocs, qui etaient encore en transit vers leur emplacement final dans la construction du temple, s'appellent des "piedras cansadas", des "pierres fatiguées".

une pierre fatiguée

une pierre fatiguée

Un chemin aménagé dans la falaise mene au secteur agricole du site, avec des terrasses dotées d'un systeme d'irrigation et des greniers.

Voici un panorama sur le village depuis ce chemin.

vers le secteur agricole

vers le secteur agricole

les greniers. Le toit n'est pas d'origine
les greniers. Le toit n'est pas d'origine

les greniers. Le toit n'est pas d'origine

Ces greniers sont construits sur le meme plan que ceux de Pinkuylluna, visibles sur la montagne d'en face.

les ruines de Pinkuylluna

les ruines de Pinkuylluna

C'est le bon moment de vous parler d'une formation naturelle tres importante au-dessus d'Ollantaytambo : le "vieil homme". Vous ne le voyez pas ? Sur la photo ci-dessus vous ne voyez pas le visage d'un vieil homme dans la falaise ? Il ne m'est pas apparu immediatement non plus, je vais vous aider un peu avec la photo suivante.

le vieil homme dans la montagne d'Ollantaytambo

le vieil homme dans la montagne d'Ollantaytambo

J'ai surligné en noir l'oeil gauche du vieil homme, en jaune son nez, en orange sa bouche et en marron sa barbe. D'apres la legende c'est en voyant ce visage dans la montagne que les Incas, en prospection dans la region, deciderent de fonder un village a cet endroit.

terrasses agricoles, avec des rigoles pour canaliser l'eau
terrasses agricoles, avec des rigoles pour canaliser l'eau
terrasses agricoles, avec des rigoles pour canaliser l'eau

terrasses agricoles, avec des rigoles pour canaliser l'eau

De retour en bas du site nous passons a cote d'un rocher utilisé pour des sacrifices, creusé de rainures pour recueillir le sang. Brrr...

rocher sacrificiel
rocher sacrificiel

rocher sacrificiel

Je me retiens de faire une demonstration de sacrifice comme au Yucatan. De toute facon je n'ai aucune victime a ma disposition. Ah si, j'aurais pu attraper un de ces lamas qui paissent sereinement, il parait que ce sont des animaux curieux et amicaux.

Le seul batiment ici reconstruit, reconstitué, est le temple de l'eau, avec dans ses murs epais des niches caracteristiques aux parois en biais.

le temple de l'eau a Ollantaytambo
le temple de l'eau a Ollantaytambo

le temple de l'eau a Ollantaytambo

Un dernier petit panorama et nous quittons les lieux. Les manifestants ont disparu, mais le village reste tres calme. Les restaurants, comme le site archeologique, gardent leurs portes fermées. En parlant de restaurant il est plus que l'heure d'aller manger.

 

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lundi 12 septembre 2016 1 12 /09 /septembre /2016 16:00

article precedent 7/22

 

Une fois notre visite de Pumamarca terminee nous entamons notre petite randonnee pour retourner a Ollantaytambo. Il y a 450 metres de denivelee, mais c'est tout en descente... Ah, dans ces conditions c'est facile d'aimer la marche en montagne !

Deux minutes apres notre depart nous passons a cote de femmes en train d'etaler sur des couvertures des produits locaux (ou non...) a vendre, preuve certaine de la popularite de Pumamarca en journee. A dix heures du matin nous ne sommes que le deuxieme groupe a demarrer la descente vers Ollantaytambo mais nous croiserons de nombreux marcheurs (= clients potentiels !) pendant notre marche.

au-revoir Pumamarca

au-revoir Pumamarca

la fleur nationale du Perou : cantua buxifolia

la fleur nationale du Perou : cantua buxifolia

en-dessous de nous la vallee de la riviere Patacancha

en-dessous de nous la vallee de la riviere Patacancha

Je profite de cet article pour rappeler quelques regles de bienseance sur les dechets en montagne. En general, c'est simple : on ne laisse rien derriere soi. Voici quelques exemples en photos.

des emballages : pas cool

des emballages : pas cool

une tranche de fruit : ok, mais a eviter quand meme

une tranche de fruit : ok, mais a eviter quand meme

une bouteille en plastique : pas cool du tout du tout

une bouteille en plastique : pas cool du tout du tout

un gros crottin : carrement cool ! Completement naturel !

un gros crottin : carrement cool ! Completement naturel !

Notre chemin suit un canal qui daterait des Incas. Il est encore utilisé de nos jours par les agriculteurs locaux.

le canal inca
le canal inca

le canal inca

Lorsqu'ils ont besoin d'acheminer de l'eau jusqu'a l'un de leurs champs les fermiers dévient l'eau du canal en le bouchant avec un barrage de rochers et de sacs en plastique. Evidemment ca ne peut etre que temporaire car cela prive d'eau tous ceux qui sont en aval.

la vue depuis notre chemin. On peut voir des terrasses, ainsi qu'un autre chemin inca, sur le versant opposé

la vue depuis notre chemin. On peut voir des terrasses, ainsi qu'un autre chemin inca, sur le versant opposé

Nous passons a cote d'habitations.

certaines sont gardees par des portes...

certaines sont gardees par des portes...

...d'autres par des chiens. Celui-ci est en laisse et s'ennuie fermement

...d'autres par des chiens. Celui-ci est en laisse et s'ennuie fermement

ah tiens, une biquette en liberté

ah tiens, une biquette en liberté

regulierement on peut voir des vestiges que l'on suppose incas et qui ont traversé les ages. Ici un mur et un escalier qui monte la pente

regulierement on peut voir des vestiges que l'on suppose incas et qui ont traversé les ages. Ici un mur et un escalier qui monte la pente

A un moment notre guide pointe du doigt vers une petite falaise et nous fait remarquer une ouverture carrée dans la paroi rocheuse. C'est l'entree d'une grotte ou les Incas "enterraient" leurs momies.

Nous arrivons a une section du canal qui ne semble plus utilisée. C'est le moment de faire une pause.

l'eau ne passe plus ici

l'eau ne passe plus ici

la sympathique vue pendant notre pause

la sympathique vue pendant notre pause

Un petit panorama.

que fait donc C2 ?

que fait donc C2 ?

C2 applique un "truc" dont notre guide vient de nous faire la demonstration. Elle a mis une pelure d'orange sur sa casquette pour eloigner les moustiques. Ca marche ? Je ne sais pas, nous n'avons pas encore vu de moustiques pendant ce voyage, y compris ici et a Ollantaytambo.

Nous terminons la marche. Le temps est superbe et cette randonnee etait agreable. Nous avons croisé des groupes de marcheurs en provenance d'Ollantaytambo, un peu a la peine dans la montee. Nous avons egalement vu deux fermiers mener des boeufs pour aller labourer un petit champ, avec une houe traditionnelle en bois (zut je n'en ai pas de photo).

de retour dans la vallee. Evidemment notre promenade se termine avec des terrasses !
de retour dans la vallee. Evidemment notre promenade se termine avec des terrasses !
de retour dans la vallee. Evidemment notre promenade se termine avec des terrasses !

de retour dans la vallee. Evidemment notre promenade se termine avec des terrasses !

Nous rentrons a Ollantaytambo pour continuer nos visites de la journee.

 

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lundi 12 septembre 2016 1 12 /09 /septembre /2016 13:00

article precedent 6/22

 

Notre hotel est situé juste a cote d'un carrefour tres passant du village d'Ollantaytambo, dont le trafic est régulé non pas par un feu tricolore mais par un agent (de police ?), qui s'epoumone en continu dans un sifflet. Cela produit une ambiance sonore tout a fait charmante dans l'hotel. Par chance ce cirque s'arrete en soiree, mais le relais est pris par un chien qui aboie toute la nuit. Bon. Nous sommes malgre tout bien reposés pour attaquer la journee, sous un soleil magnifique.

la cahute de l'agent de la circulation a Ollantaytambo

la cahute de l'agent de la circulation a Ollantaytambo

Nous prenons de l'altitude en remontant une petite vallée au nord d'Ollantaytambo.

la vallee du Rio Patacancha

la vallee du Rio Patacancha

Nous n'avons qu'une quinzaine de minutes de marche pour arriver aux ruines de Pumamarca. En chemin nous croisons quelques vaches, ainsi qu'une jeune femme en train de se debarbouiller dans un petit ruisseau. Elle fait du camping sauvage avec son compagnon, et lorsque nous repartirons de Pumamarca nous les verrons se faire reprimander par un garde forestier : pas le droit de bivouaquer ici.

Nous arrivons au site de Pumamarca. Il n'y a pour l'instant personne. Le site est libre d'acces, gratuit et sans surveillance. Notre guide nous donne quelques informations sur ces ruines. Bien qu'elles ressemblent a un petit village, il n'y avait pas d'habitants permanents. Pumamarca, situé strategiquement au croisement de plusieurs chemins incas, etait un point de controle et de stockage de marchandises, et une halte de repos pour les vaillants marcheurs qui convoyaient ces marchandises. Jusqu'a une cinquantaine de personnes se relayaient (toutes les quelques semaines ou quelques mois ?) pour garder les lieux, ou se trouvaient quelques habitations et greniers. Un mur encercle le site mais notre guide nous dit que ce n'etait pas une fortification a vocation militaire. Plus pour eviter le chapardage opportuniste je suppose. Ou bien pour empecher les lamas de s'enfuir dans la montagne ?

Vous connaissez ma passion pour les ruines. Je suis servi ! Je me baigne dans les ruines, je cours partout en prenant des dizaines de photos.

a Pumamarca

a Pumamarca

un batiment typique de Pumamarca
un batiment typique de Pumamarca

un batiment typique de Pumamarca

Le premier etage de cette batisse, sans ouverture a part la porte, servait d'habitation. L'etage superieur etait un espace de stockage et les "fenetres" servaient a la ventilation pour eviter (retarder ?) de gater les denrees perissables. Depuis leur construction par les Incas, ces batiments ont ete occupes plus recemment par des autochtones, et je me retrouve quelque peu embrouillé par les explications sur qui a laissé quelles traces. Les murs furent platrés, enduits a l'epoque inca ? Platre ou enduit ensuite noirci par la fumee pendant l'occupation recente de ces constructions ? Qu'est-il advenu du plancher entre etage d'habitation et niveau de stockage ? Un ulterieur voyage sur place pour eclaircir ces points semble s'imposer.

Les Incas etaient economes dans leur utilisation de l'espace utile de leurs edifices : les escaliers se trouvaient a l'exterieur. Je trouve ce detail fascinant. Mettons-nous a leur place. Considerant le coût (en temps) de la main d'oeuvre, que vaut-il mieux ? Entreposer et proteger des degats de la meteo quelques metres cubes supplementaires de marchandises produites apres des mois de labeur, ou preserver de la pluie et du vent un humain qui s'en remettra tout aussi vite ? Meditons, meditons... Et remercions le progres qui a fait valoir notre confort plus que quelques boisseaux de grains.

Aussi petit qu'il soit, le site de Pumamarca presente ce que je n'hesite pas a appeler des rues. Je reclame a notre guide une permission de quinze minutes et je disparais dans le reseau de vieilles pierres.

souvenirs de Pumamarca
souvenirs de Pumamarca
souvenirs de Pumamarca

souvenirs de Pumamarca

En aval du site se trouvent les ruines de granges incas que je n'ai pas le temps d'aller explorer. Quelques autres curiosités eveillent mon interet.

des 'greniers' en-dessous de Pumamarca

des 'greniers' en-dessous de Pumamarca

ce batiment est-il anthropomorphe ? Est-il menacant ou souriant ?

ce batiment est-il anthropomorphe ? Est-il menacant ou souriant ?

aurais-je trouvé le rocher d'Excalibur ?

aurais-je trouvé le rocher d'Excalibur ?

Nous n'en sommes qu'au tiers de cette serie d'articles relatant notre voyage au Perou, mais vous devez deja etre familier(e)s avec la caracteristique majeure des sites touristiques au pays des Incas. Je vous laisse reflechir quelques instants.

Alors ?

Trouvé ?

Mais oui : ou sont les lamas ? Les lamas sont la ! J'en trouve deux dans l'enceinte de Pumamarca en train de... je ne sais pas. Mediter. Profiter du soleil. Profiter de la vie. Je ne sais pas trop ce qui peut se passer dans la tete d'un lama lorsqu'il est immobile, tranquillement couché sur un maigre tapis d'herbe jaunie, les yeux a moitié fermés, le sourire mysterieux de la Joconde au museau. Une certitude : si je me réincarne un jour en animal, je veux etre un lama.

les lamas de Pumamarca
les lamas de Pumamarca

les lamas de Pumamarca

L'heure tourne, je vais retrouver C2 et notre guide qui attendent en bas du hameau. Un autre groupe de marcheurs est arrivé. C2 prend un dernier panorama des lieux et nous entamons notre marche pour redescendre vers Ollantaytambo.

 

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dimanche 11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 19:00

article precedent 5/22

 

A la fin de l'article precedent nous quittions les salines de Maras pour nous rendre au site archeologique de Moray.

dans la campagne autour de Maras

dans la campagne autour de Maras

Alors, qu'allons-nous voir a Moray ? Ah, j'entends une voix au fond de la classe. Comment ? Oui, nous allons voir des terrasses ! Mais pas n'importe quelles terrasses. Jugez-en par vous-memes.

les terrasses de Moray

les terrasses de Moray

A quoi servaient ces formidables terrasses en rond ? Equipees d'un systeme d'irrigation elles permettaient aux Incas de simuler differentes conditions climatiques pour evaluer le rendement des especes de legumes et plantes a leur disposition. Ils pouvaient ainsi par exemple decider quelle variete de pommes de terre pousserait mieux a telle ou telle altitude, ou dans telle ou telle region. Oh, il parait que les Incas cultivaient des milliers de varietes de pommes de terre differentes.

vue rapprochée sur les escaliers entre terrasses. Les rainures verticales dans les parois font partie du systeme d'irrigation

vue rapprochée sur les escaliers entre terrasses. Les rainures verticales dans les parois font partie du systeme d'irrigation

Le site est tombé en desuetude lors de la colonisation espagnole, et il est maintenant en cours de restauration. Nous verrons sur d'autres photos la difference avec les zones qui n'ont pas encore ete reconstruites. C'est un peu difficile d'apprehender l'echelle du site sur cette photo : chaque terrasse mesure environ deux metres de haut. Le tout est imposant !

On est habitué a voir les terrasses incas au sommet de montagnes ou de collines, pour soutenir les fondations de batiments construits en hauteur. Ici ce n'est pas le cas, les Incas se sont installés au fond d'une cuvette naturelle et l'ont modifiée pour leurs besoins.

Allons nous balader un peu autour des terrasses, d'autant plus qu'un type en poncho et bonnet peruvien, strategiquement placé a l'entree du site, envoie le son de sa flute de pan dans deux enceintes de 1000 watts et gache la quietude et la majeste du site.

les memes terrasses, d'en face. On peut voir une zone qui a souffert d'un glissement de terrain

les memes terrasses, d'en face. On peut voir une zone qui a souffert d'un glissement de terrain

En voici un petit panorama.

Il y a trois grands ensembles de terrasses concentriques sur le site, et un plus petit a l'ecart que nous ne voyons pas - heureusement google maps est la pour nous le montrer.

ou comment circuler entre les terrasses
ou comment circuler entre les terrasses

ou comment circuler entre les terrasses

les deux autres ensembles de terrasses, en nettement moins bon etat
les deux autres ensembles de terrasses, en nettement moins bon etat
les deux autres ensembles de terrasses, en nettement moins bon etat

les deux autres ensembles de terrasses, en nettement moins bon etat

ho ho ho ! Ne serait-ce point une ceremonie mystique en cours ?

ho ho ho ! Ne serait-ce point une ceremonie mystique en cours ?

Je serais bien resté plus longtemps, c'est beaucoup plus sympathique de se promener ici qu'aux salines. Mais notre guide piaffe pour que nous retournions a la voiture. L'heure, c'est l'heure !

Nous quittons le plateau de Maras pour descendre dans la vallee de l'Urubamba, la vallée sacrée des Incas.

la vallée sacrée entre Urubamba et Ollantaytambo
la vallée sacrée entre Urubamba et Ollantaytambo

la vallée sacrée entre Urubamba et Ollantaytambo

Voici un panorama depuis le meme point de vue.

Nous roulons jusqu'a Ollantaytambo, petit village ou se trouve notre hotel pour les deux prochaines nuits. Juste avant d'arriver nous pouvons admirer au-dessus de nous, accrochées a la falaise, trois grosses "bulles" qui servent de chambres a coucher pour un hotel plutot aerien. Wow !

Pour l'apres-midi nous avons quartier libre a Ollantaytambo. Le nom du village parait compliqué, mais une fois qu'on a realisé qu'il s'agit de deux noms accolés il est moins intimidant : Ollanta-y et tambo. Pour l'origine ou la signification exacte les explications varient.

Le quadrillage des rues etroites et pavées n'a pas changé depuis que les Incas ont construit le village il y a plus de cinq cents ans. De temps en temps des bases de mur formées de rochers massifs et savamment agencés nous confirment que nous sommes chez les Incas.

dans le vieux village d'Ollantaytambo
dans le vieux village d'Ollantaytambo

dans le vieux village d'Ollantaytambo

Je sais exactement ou je veux aller : il y a une ruine epatante, Pinkuylluna, qui domine la vallee. Son chemin d'acces demarre dans une rue qui borde le vieux village. Malheureusement le site ferme a seize heures trente d'apres le panneau a cote de la porte qui garde le chemin. Argh ! Comme nous ne savons pas combien de temps nous prendra l'ascension et que nous sommes a court d'eau, nous renonçons.

Pinkuylluna

Pinkuylluna

Dépités nous allons errer du cote de l'attraction-phare d'Ollantaytambo, je vous le donne en mille, un temple (inachevé) au sommet d'un bel empilement de terrasses. Nous rentrons par inadvertance sans payer en passant par la porte de sortie. Une foule compacte se presse sur les lieux, tandis que la regle numero un des sites archeologiques incas est respectée : des lamas y broutent. Ou sont-ce des alpagas ? Pendant que C2 reste en bas j'entame la grimpette du site en m'inserant dans le flot ininterrompu de visiteurs qui ahanent sur l'abrupt escalier menant au sommet.

des lamas ou alpagas

des lamas ou alpagas

c'est la queue pour monter

c'est la queue pour monter

en haut un monde fou. Ou est le temple ?

en haut un monde fou. Ou est le temple ?

Sans guide et sans explications je ne peux en dire plus sur ce site. Je peux tout de meme admirer la vue sur Ollantaytambo.

Ollantaytambo

Ollantaytambo

Au premier plan en bas on peut voir le marché sur la place carrée devant l'acces au site archeologique. Derriere sur la gauche, de l'autre cote d'une riviere, l'ancien village, et vers la droite son extension plus moderne. Sur la montagne en face les ruines de Pinkuylluna.

Je descends retrouver C2, et apres avoir acheté nos bouteilles d'eau pour la soiree (il ne faut pas boire l'eau du robinet au Perou) nous rentrons diner a l'hotel. Notre repas est caracteristique de nos experiences dans les restaurants peruviens : le service est atrocement lent, et les serveurs sont tres polis et serviables. La longue attente nous permet de tripoter frenetiquement nos iPhones et autres gadgets dument connectés au wifi du restaurant.

Allons nous reposer, demain nous marchons en montagne, chic !

 

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dimanche 11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 16:00

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Nous quittons l'hotel vers huit heures pour nous mettre en route vers la "Vallée Sacrée", le nom donné a une partie de la vallée de la riviere Urubamba. C'etait une zone tres appreciée des Incas et ou se trouvent maintenant de nombreux sites archeologiques. Notre premiere etape est le village de Chinchero.

En sortant de Cusco nous pouvons voir une image du Perou differente de celle des quartiers touristiques : des voitures deglinguées, des maisons a moitie terminées, des gens en train d'attendre le bus, moyen de transport tres populaire. Puis nous sommes dans la campagne, avec des champs a perte de vue, des batisses en adobe (ou en grosses briques modernes), et les montagnes dans le lointain.

en sortant de Cusco

en sortant de Cusco

Notre guide nous donne deux raisons pour expliquer les maisons perpetuellement en travaux. D'une part les gens qui les construisent n'ont pas necessairement les sous pour les finir, et d'autre part il y a une histoire d'impot qui ne s'applique pas tant que la maison n'est pas terminée. Cela explique le nombre de batiments dont le rez-de-chaussee et eventuellement un premier etage sont habitables, tandis que le premier ou deuxieme etage n'est qu'une dalle de beton avec des tiges d'acier qui en sortent, clairement "en construction".

Nous faisons estampiller a Chinchero nos "boleto turistico del cusco" (billets donnant acces a 14 sites), et la marque du poinçon n'est pas un simple cercle : elle a la forme de l'empreinte d'un puma. Tiens tiens tiens. Vous vous souvenez des trois niveaux de l'univers inca dont je vous ai parlés hier ? Ils ont des animaux pour les representer :

  • le condor est associé au monde du ciel et au-dela, au-dessus de nos tetes
  • le puma est l'animal du monde terrestre ou vivent les hommes
  • le serpent est associé au monde souterrain, au monde des morts

Nous nous engouffrons dans les rues de Chinchero et commencons par une demonstration dans un "centro de tejidos", un atelier de tissage. Ils ne font cependant pas que tisser. Ils partent de la laine tondue sur l'alpaga, la nettoient avec un savon naturel (de l'ecorce de quelque chose dont j'ai oublie le nom grattée dans de l'eau chaude), la teignent par exemple avec des plantes ou legumes, forment des fils, et finalement procedent a l'operation propre de tissage.

a Chinchero

a Chinchero

pendant la demonstration : nettoyage de la laine

pendant la demonstration : nettoyage de la laine

Ma technique preferee pour les couleurs est celle qui produit le rouge carmin. L'artisane qui nous fait la demonstration attrape une branche de cactus, en extirpe prestement un insecte, nous le presente au creux de sa main et PAF ! Elle l'eclate avec le pouce. Elle vient de sacrifier une cochenille pour obtenir du rouge. En ajoutant du jus de citron elle peut en faire varier la teinte jusqu'au orange.

Dans la cour du "centre de tissage" se trouve une mignonne petite menagerie ou s'affairent quelques cochons d'Inde. Ils se cachent des qu'on s'approche pour les prendre en photo, et ignorent probablement le terrible sort qui les attend (la broche).

cuy cuy !

cuy cuy !

L'eglise de Chinchero est construite sur un ancien batiment inca, surplombant un formidable empilement de terrasses. La vue du ciel sur google maps est superbe : quelle regularite ! Devant l'eglise se trouve une grande place ou de nombreux artisans et marchands commencent a deballer leurs articles. Et juste a cote de cette place, de l'autre cote de quelques murs incas, une zone plane encore plus grande, probablement lieu de festivite publique aux temps des Incas.

la place devant l'eglise. Notez les grandes niches aux côtés legerement obliques dans le mur inca
la place devant l'eglise. Notez les grandes niches aux côtés legerement obliques dans le mur inca

la place devant l'eglise. Notez les grandes niches aux côtés legerement obliques dans le mur inca

un chien se rechauffe les os au soleil

un chien se rechauffe les os au soleil

la grande place inca

la grande place inca

Voici des panoramas de la place devant l'eglise, de la place inca, et des terrasses qui supportent le tout.

toujours plus de terrasses, avec des montagnes imposantes en arriere-plan
toujours plus de terrasses, avec des montagnes imposantes en arriere-plan

toujours plus de terrasses, avec des montagnes imposantes en arriere-plan

nous redescendons pour nous rendre au marché

nous redescendons pour nous rendre au marché

Le marché est tres animé. Ses deux sections principales sont l'alimentation et les produits textiles. Evidemment on y trouve aussi les inevitables gadgets en plastique fabriqués en Chine, mais ils se font rares. Attention : meme si des produits sont en laine d'alpaga, ils ne sont pas necessairement artisanaux. Certains sont tissés industriellement, et les vendeuses clarifient ce point si on leur demande. Notre guide nous explique que la forme des chapeaux portés par les femmes indique de quel village ou region elles viennent.

au marché de Chincheros

au marché de Chincheros

produits alimentaires

produits alimentaires

produits textiles

produits textiles

bêêêêêê fais pas la tete, c'est jour de marché aujourd'hui !

bêêêêêê fais pas la tete, c'est jour de marché aujourd'hui !

Nous retournons a la voiture pour rouler jusqu'a notre etape suivante, les salines de Maras. La route pour y arriver est penible et tres pousserieuse, ce qui est compensé par les paysages.

entre Chinchero et les salines de Maras

entre Chinchero et les salines de Maras

au-dessus des salines de Maras

au-dessus des salines de Maras

Voici un panorama des salines. Toutes ces petites taches blanches sur la photo sont des bassins en exploitation, ou de l'eau s'evapore pour laisser derriere elle une couche de sel. Les taches brunes sont des bassins qui ne sont pas utilisés.

en contrebas la riviere Urubamba (vallée sacrée)

en contrebas la riviere Urubamba (vallée sacrée)

Pour acceder aux salines depuis leur minuscule parking tres encombré il faut suivre un petit chemin dont les derniers vingt metres sont litteralement engloutis par des echoppes vendant toutes sortes de produits - dont du sel evidemment. Le sentier qui descend aux salines proprement dites est etroit, et la pression touristique se fait sentir. L'acces aux salines est normalement restreint a leurs exploitants mais on voit ici et la des touristes deambuler gauchement entre les bassins d'eau. Je ne peux m'empecher de penser que dans quelques annees, une fois que trop de visiteurs inconsidérés seront allés faire trempette - malgre eux - dans l'eau salée, se seront blessés, et bien le site sera fermé. Ou alors on ne pourra le voir que de loin, le toucher qu'avec les yeux et pas avec nos grosses semelles.

Vous me sentez déçu ? Un peu. Autant de route pour rester top chrono cinq minutes sur place, en passant plus de temps a essayer de ne pas pousser nos congeneres dans la flotte au lieu d'admirer ce lieu du haut duquel (plus de) cinq siecles d'histoire nous contemplent, cela ne rassasie point ma soif d'aventure. J'aurais prefere une petite rando en montagne. Bon.

Ces salines ont commencé a etre exploitees avant meme les Incas. Elles sont encore en activite de nos jours et sont gerees par une cooperative. C'est interessant car si l'utilisation d'un bassin ne coute rien a son exploitant, il n'en est pas non plus le proprietaire. Le bassin lui est prêté et quand il n'en veut plus, c'est la cooperative qui decide a qui le reattribuer.

aux salines de Maras
aux salines de Maras

aux salines de Maras

les salines tirent leur richesse de ce petit ruisseau qui emerge en amont apres s'etre chargé de sel sous la montagne

les salines tirent leur richesse de ce petit ruisseau qui emerge en amont apres s'etre chargé de sel sous la montagne

Voici un panorama des bassins. Puis c'est le retour a la voiture, direction le site archeologique de Moray apres avoir traversé le petit village de Maras.

 

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samedi 10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 19:00

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De retour dans Cusco notre guide veut nous emmener visiter la cathedrale mais il y a une ceremonie en cours. Nous reviendrons plus tard. Direction Qorikancha, un temple inca sur lequel les Espagnols construisirent une eglise et un couvent entre le seizieme et dix-septieme siecle.

Le Convento de Santo Domingo del Cusco est en partie ouvert aux visiteurs, moyennant la modique somme de 15 soles (~$4.5). Comme de nombreux (tous ?) edifices religieux construits par les Espagnols au Perou, le couvent se trouve directement sur un ancien temple inca, en utilisant ses murs comme fondation. Les Espagnols cherchaient a asseoir leur domination sur le peuple inca en imposant leur religion et en faisant disparaitre les sites sacrés incas.

a l'interieur du couvent

a l'interieur du couvent

a gauche les colonnes du couvent, a droite un mur inca

a gauche les colonnes du couvent, a droite un mur inca

Pour leurs propres besoins de construction les Espagnols detruisaient les murs incas pour en reutiliser les pierres, et lorsqu'ils n'arrivaient pas a les demanteler ils les integraient dans leurs batiments en les masquant.

traces de colonnes et arche (espagnoles) construites devant et au-dessus d'un mur inca
traces de colonnes et arche (espagnoles) construites devant et au-dessus d'un mur inca

traces de colonnes et arche (espagnoles) construites devant et au-dessus d'un mur inca

Les petites niches en hauteur abritaient des statues (en or !). D'autres niches plus grandes recevaient des momies. Notre guide nous indique que ces niches permettent aux murs de mieux resister aux tremblements de terre mais je ne comprends pas tres bien comment.

Ce qui est sur c'est que le couvent et l'eglise de Saint Dominique souffrirent considerablement des tremblements de terre au cours de leur histoire, et c'est meme un seisme puissant en 1950 qui fit réapparaitre de nombreux vestiges incas derriere les murs et platres espagnols. C'est alors qu'il fut décidé de ne pas reconstruire a nouveau par-dessus, mais de faire des recherches et mettre en valeur ces signes du passé. Les fondations incas, elles, traversent les siecles sans etre affectees par les secousses telluriques.

peinture murale espagnole recouvrant une section de mur inca

peinture murale espagnole recouvrant une section de mur inca

Nous decouvrons egalement ici une ingenieuse technique qui rendait les murs incas encore plus solides (et difficiles a detruire). Certes les Incas n'utilisaient pas de mortier pour leurs plus beaux murs, mais cela ne les empechait pas de rendre leurs blocs de pierre solidaires les uns des autres. Comment ? Une fois une rangee de blocs en place, chaque bloc etant par construction jointif de ses voisins, deux rigoles etaient creusees dans deux blocs consecutifs, en regard l'une de l'autre, en forme de U par exemple.

deux rigoles en U

deux rigoles en U

Ensuite un metal (notre guide parle de cuivre) etait coulé dans les rigoles, qui une fois refroidi et solidifié formait une belle "agrafe" entre les deux blocs. Tres interessant ! Cette technique est confirmée en inspectant au detecteur de metal des murs encore debout.

Il est supposé que le faîte du mur d'enceinte de ce temple du soleil inca (par dessus lequel fut donc construit le couvent) etait recouvert d'or, et c'est ainsi qu'une maquette represente le site tel qu'il devait etre. L'or a bien evidemment disparu depuis longtemps, sans doute parti dans les galions du roi d'Espagne.

A l'exterieur du couvent nous admirons le Jardín Sagrado (jardin sacré), et au-dela l'Avenida el Sol (avenue du soleil), un boulevard deux fois deux voies qui bouchonne et klaxonne a tout va, bordé de dizaines de petits commerces - dont semble-t-il une proportion deraisonnable de bureaux de change (casas de cambio) et d'agences de tourisme. Il faut dire qu'il est sur le trajet entre l'aeroport et le centre-ville, passage obligé pour nous autres touristes !

En voici un panorama.

Jardín Sagrado
Jardín Sagrado

Jardín Sagrado

Sur la photo ci-dessus on peut voir le mur inca, tout noir, sur lequel sont construits l'eglise et le couvent.

Nous prenons conge de notre guide pour le reste de la journee et continuons seuls notre exploration de Cusco. Apres nous etre tapé la cloche au Museo del Pisco, C2 veut aller inspecter le quartier des artisans.

dans les petites rues de Cusco

dans les petites rues de Cusco

ah, ca sent l'achat d'une ou deux peintures

ah, ca sent l'achat d'une ou deux peintures

oh qu'il est mimi le petit lama

oh qu'il est mimi le petit lama

J'ai normalement peur des chiens mais tous ceux que je vois a Cusco ne se preoccupent guere des humains et vaquent a leurs occupations sans aboiements agressifs. D'apres notre guide ils ne sont pas vraiment errants car ils ont des maitres, mais ceux-ci ne prennent pas beaucoup soin d'eux et les chiens se debrouillent tous seuls pour survivre.

woof

woof

Comme nous avons nos tickets (25 soles, ~$7.5 par personne) pour acceder a la cathedrale, ré-ouverte aux touristes dans l'apres-midi, nous allons y faire un tour. Nous ne nous attardons pas, nous voulons seulement constater de nos yeux une curiosite mentionnée ce matin par notre guide : sur l'immense tableau de la Cène a l'interieur de la cathedrale, le dernier repas de Jesus et de ses apotres est un... "cuy", le fameux cochon d'Inde roti.

Nous allons egalement visiter le Museo Inka (10 soles, ~$3 par personne), au pas de course car il ferme a seize heures. Je n'y ai pris qu'une seule photo, assez stupide comme vous pouvez vous en douter. Je suis toujours niaisement ravi de tomber sur des images qui sont a l'oppose de la pudeur hysterique et maniaque des ricains. Jugez-en par vous-memes.

ah mon dieu, des sexes et des seins, c'est pornographiiiiique !!!

ah mon dieu, des sexes et des seins, c'est pornographiiiiique !!!

A l'interieur du musee nous pouvons voir nos premieres momies de ce voyage. Fascinant. C2 n'est pas tres fan et evite de s'y attarder. De mon cote apres une courte introspection je renonce a les prendre en photo. Dans le musee sont egalement exposes des cranes pour presenter deux coutumes incas (et pre-incas) :

  • la trepanation. On ne sait pas necessairement pourquoi ces trepanations etaient pratiquées, mais les traces de cicatrisation sur les cranes concernés prouvent que les patients survivaient
  • la deformation volontaire du crane, au sujet duquel wikipedia a evidemment un article. Une des explications avancees est de marquer ainsi l'appartenance de la personne au crane déformé a une classe particuliere (noblesse par exemple) dans la societe. Pratique sans consequence sur les capacites intellectuelles d'apres les informations du musee

Le musee ferme ses portes, le soleil est deja bien bas et s'en va disparaitre derriere les montagnes. Nous nous baladons encore un peu autour de la Plaza de Armas, tres populaire.

fin d'apres-midi sur la Plaza de Armas a Cusco
fin d'apres-midi sur la Plaza de Armas a Cusco
fin d'apres-midi sur la Plaza de Armas a Cusco

fin d'apres-midi sur la Plaza de Armas a Cusco

Il y a de beaux batiments autour de la place mais des que l'on s'en eloigne, apres seulement quelques minutes a pied, les facades se delabrent.

dans la rue de notre hotel

dans la rue de notre hotel

Ce soir nous essayons un autre restau chic et cher, Cicciolina. Dans nos assiettes l'alpaga et le cochon d'Inde !

Apres notre deuxieme journee a Cusco nous n'avons pas a nous plaindre des effets de l'altitude. Sauf mes yeux, qui malgre les lunettes de soleil ont beaucoup souffert aujourd'hui. Soleil, air sec, chargé de particules ou poussiere ? Je ne sais pas. Je trouve ca completement moche mais si j'en avais eues j'aurais porté des lunettes de glacier avec joie.

A demain pour la suite de nos visites !

 

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samedi 10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 15:00

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Ce que l'on m'a dit des hotels peruviens est donc vrai : il y fait froid la nuit. D'un autre cote a 3400 metres d'altitude il ne faut pas s'attendre aux grandes chaleurs. Recommandation ferme : penser a reclamer un chauffage d'appoint, et/ou entasser les couvertures pour lutter contre le froid. Par contre rien n'aurait pu neutraliser le seul desagrement de notre premiere nuit a Cusco : quoi donc, sur cette planete, peut lutter contre la voix puissante d'une touriste americaine ? Sauf, peut-etre, je l'admets, une touriste... russe !

C2 experimente des fruits bizarres comme la grenadelle au petit-dejeuner puis nous retrouvons notre guide pour entamer nos visites de la journee. Nous allons explorer plusieurs sites archeologiques autour de Cusco grace a notre "boleto turistico del cusco" - boleto = billet en espagnol - qui donne acces a 14 sites pour 130 soles (~39$). Des le depart de notre hotel nous mitraillons en tous sens avec nos iPhones et autre appareil-photo, et je vais tacher de faire le tri dans ces innombrables photos et panoramas.

en route pour nos visites. Sur la colline un site que nous visiterons, en arriere-plan la ville de Cusco
en route pour nos visites. Sur la colline un site que nous visiterons, en arriere-plan la ville de Cusco

en route pour nos visites. Sur la colline un site que nous visiterons, en arriere-plan la ville de Cusco

Le premier site de notre programme s'appelle Tambomachay. A neuf heures du matin il est encore assez desert et nous marchons au calme - et au soleil, qui tape fort a cette altitude. Notre guide parle beaucoup, ce qui est tres bien, mais entre la quantite d'information qu'elle debite, ce que j'en retiens, les nombreuses zones de doute non eclaircies par les archeologues et historiens, et ce que je peux glaner sur Internet apres coup, je ne sais plus trop quoi penser ou dire. Voici donc une annonce valable pour toute la serie d'articles de ce voyage : je vous presente ce que j'ai lu et entendu, et je ne m'aventure pas au-dela de ce qui semble faire consensus parmi la communaute scientifique. Vous pourrez en trouver plus (et son contraire en cherchant suffisamment...) sur internet. Bien.

Tambomachay est le site d'un temple, probablement lié au culte de l'eau, qui etait visité une fois par an au debut de la saison des pluies (octobre-novembre). L'edifice que nous pouvons admirer rassemble de nombreux elements que nous retrouverons dans nos autres visites peruviennes :

  • trois niveaux de construction pour representer les trois niveaux du monde dans les croyances incas :
    • le ciel avec pluie, soleil, etc
    • le niveau du sol, ou vivent les humains, coulent les rivieres, etc
    • le monde souterrain, le monde des morts
  • des murs realises en pierres taillees de plus en plus imposantes et travaillees au fur et a mesure que l'on se rapproche de l'endroit "sacré"
  • des niches pour abriter et exposer des momies
  • une grande maitrise de l'eau et de sa circulation par des canaux et des fontaines utilisant uniquement la gravité
chemin d'acces a Tambomachay, tres quiet

chemin d'acces a Tambomachay, tres quiet

le temple de l'eau (?) de Tambomachay

le temple de l'eau (?) de Tambomachay

des niches pour exposer des momies pendant les ceremonies

des niches pour exposer des momies pendant les ceremonies

Seule l'elite de la societe inca prenait part aux ceremonies religieuses - voire uniquement les (le ?) pretres. Le reste du peuple etait tout de meme associe a des festivites, dans d'autres lieux.

d'autres constructions a Tambomachay, portant les marques du temps

d'autres constructions a Tambomachay, portant les marques du temps

La photo ci-dessus resume bien ce que nous allons experimenter au Perou, jusqu'a l'overdose : de la montagne, des terrasses, et des murs en pierre.

J'aurais bien inspecté les environs mais Silvia, notre guide, est deja repartie au pas de course. Bon. Je guette les etalages en train de se deplier sur le chemin pour redescendre. J'en conclus que ce site, malgre un air calme a 9h30 du matin, doit etre populaire dans la journee. Qui dit marchands dit... acheteurs !

en redescendant a Tambomachay

en redescendant a Tambomachay

oh, un camélidé !

oh, un camélidé !

Deux especes de camelides sont domestiquees au Perou, et je ne sais toujours pas vraiment les differencier... sauf si on en met deux individus cote a cote. On trouve evidemment les inevitables lamas (llamas en espagnol), qui etaient utilises par les Incas surtout en tant que betes de charge. On trouve egalement les alpagas (alpacas en espagnol), tres similaires mais de plus petite taille, utilisés par les Incas pour leur laine et pour en faire... des steaks.

Alpaga, alpaga... En bon petit francais acclimaté a la lecture grace la bibliotheque rose, et n'ayant que peu d'interet pour les textiles de ce monde, alpaga jusqu'a present n'evoquait pour moi qu'un des mechants dans Fantomette ! D'autre part, je me mefie des lamas depuis ma tendre enfance grace aux informations collectees dans l'album de Tintin Le Temple du Soleil, dans lequel le capitaine Haddock echange des crachats avec des lamas. D'apres notre guide toutefois, si les lamas (et les alpacas) crachent, ils reservent cette manoeuvre pour leurs congeneres. Il n'y a aucune raison de se faire cracher dessus par un lama en tant que touriste. Ouf...

Le site suivant s'appelle Q'enqo, ce qui veut dire labyrinthe en quechua (une langue parlee dans les Andes, utilisée par les Incas). On y trouve une roche qui avait un role astronomique pour les Incas. Les Incas depensaient beaucoup d'energie a construire de tels 'instruments' de mesure leur permettant de determiner tres precisement les jours des solstices, pour savoir par exemple quand debutait la saison des pluies et organiser leur agriculture en consequence.

a Q'enqo

a Q'enqo

C'est lorsque l'ombre du rocher (a droite sur la photo) se projetait au lever du soleil sur une entaille precise gravée dans la paroi derriere lui que les Incas confirmaient le jour du solstice. Ce rocher etait entouré d'un mur dont plusieurs niveaux de pierres taillees ont disparu.

vestiges de l'agencement des pierres pour former le mur

vestiges de l'agencement des pierres pour former le mur

cette pierre a bougé mais etait jointive de ses voisines a l'origine

cette pierre a bougé mais etait jointive de ses voisines a l'origine

L'appellation "labyrinthe" du site n'est pas d'origine inca. Elle lui fut donnée toutefois en raison du dedale de passages et de petites grottes naturelles ou creusees par les Incas sur place. On suppose que le site etait utilisé comme lieu de momification, avec differentes "chambres" pour les differentes etapes de ce processus - par exemple au soleil pour l'etape de deshydratation, au frais pour la conservation. Oh, et des sacrifices humains s'y seraient aussi deroules.

dans une grotte a Q'enqo

dans une grotte a Q'enqo

Le clou de nos visites en dehors de Cusco ce matin est le site de Saqsayhuaman (son orthographe est tres variable). Internet en general et wikipedia en particulier designent le site comme une forteresse, mais notre guide insiste plus sur son role religieux. Les immenses murs construits ici soutiennent un etagement de terrasses, au sommet desquelles se trouvent les ruines de ce qui est considere comme un ancien complexe sacré. Son acces est desormais interdit au public, mais on peut se balader entre les formidables "murailles", construites sans mortier, et dont les caracteristiques (inclinaison, tracé en zigzag) leur auraient permis de resister aux tremblements de terre depuis 500 ans.

en arrivant a Saqsayhuaman
en arrivant a Saqsayhuaman

en arrivant a Saqsayhuaman

les murs de Saqsayhuaman. Appreciez leur taille !
les murs de Saqsayhuaman. Appreciez leur taille !
les murs de Saqsayhuaman. Appreciez leur taille !

les murs de Saqsayhuaman. Appreciez leur taille !

Au pied des terrasses se trouve une immense place, utilisée pour tailler les pierres pendant la construction, et pour accueillir le peuple pendant ou apres des ceremonies religieuses. Voici la theorie de construction decrite par notre guide : les roches (en provenance de carrieres plus ou moins distantes) etaient selectionnees et agencees a plat pour former l'ebauche d'un mur. Elles etaient taillees ainsi et l'avantage de "pre-construire" le mur a plat etait de pouvoir deplacer les pierres horizontalement pour verifier leur ajustement, au lieu d'avoir a les soulever. Une fois une section de mur complétée de cette facon les pierres etaient acheminees jusqu'a leurs emplacements finaux et empilées verticalement, comme un lego geant. Quel genie ! L'ensemble du site aurait ete construit sur une periode d'environ cent ans.

Notre guide nous liste aussi les trois principes incas de construction (les trois 'S' comme elle dit) :

  • simplicité
  • solidité
  • symetrie

Je n'aurais pas necessairement qualifié leur approche de construction de "simple", a moins de se dire qu'ils utilisaient "simplement" des rochers pour leurs murs, sans autre materiau.

la grande place a Saqsayhuaman
la grande place a Saqsayhuaman

la grande place a Saqsayhuaman

toujours plus de photos des terrasses de Saqsayhuaman
toujours plus de photos des terrasses de Saqsayhuaman

toujours plus de photos des terrasses de Saqsayhuaman

Comment les Incas s'y prenaient-ils pour deplacer leurs blocs de pierre ? Ils construisaient et utilisaient des rampes pour acceder aux niveaux superieurs des terrasses, sur lesquelles ils faisaient "rouler" les rochers sur des rondins de bois, ou sur des gros cailloux a peu pres spheriques lorsque le poids d'un rocher etait trop grand pour la resistance du bois. Ils n'utilisaient pas la roue - je ne suis pas tres clair s'ils en avaient la connaissance. Diverses theories a ce sujet peuvent etre trouvees sur Internet, je vous laisse chercher dans google par vous-memes.

pierres de roulage incas

pierres de roulage incas

Voici un panorama pris au pied des terrasses, depuis la grande place de Saqsayhuaman. La matinee se termine et nous retournons a Cusco.

 

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vendredi 09 septembre 2016 5 09 /09 /septembre /2016 19:00

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C'est bizarre, j'ai reve de voitures et de klaxons toute la nuit. Ou alors, ce n'etait pas un reve ? J'exagere... l'enorme carrefour devant l'hotel est un poil moins bruyant qu'hier soir. Les Limeniens ont le klaxon leger a sept heures du matin.

Apres un solide petit-dejeuner plus "continental" que peruvien et agrémenté du doux babillage d'un groupe de chinois vociferateurs, C2 et moi allons prendre l'avion qui nous emmene de Lima a Cusco. Nous decollons avec une heure de retard, apres avoir attendu sans raison apparente sur le tarmac, dument sanglés et comprimés dans nos petits sieges. Comme le vol effectif ne dure qu'une quarantaine de minutes, nous arrivons presque a l'heure annoncée...

Les divertissements a bord me rappellent furieusement ce que nous avions pu observer (subir ?) lors d'un vol domestique en Chine. Deja, pas d'ecrans individuels, seulement le "vieux" systeme d'ecrans qui s'abaissent en vol au-dessus de nos tetes toutes les quelques rangees de sieges. Et comme en Chine, que nous passent-ils donc ? Des videos-gags et autres cameras cachees complement nases, le plus souvent avec des themes scatologiques ou sexuels. Mézenfin, m'écrié-je interieurement, quelle incroyable coincidence ! Je decide dans la seconde qu'apres la visite de toutes les capitales d'etat des Etats-Unis, mon nouveau but dans la vie est de prendre des vols domestiques dans le plus grand nombre possible de pays et d'etudier d'un oeil d'ethnologue averti le programme de divertissements proposé.

A la sortie de l'avion a Cusco, ville sur un haut plateau dans les montagnes peruviennes, j'attends avec impatience les premieres manifestations de l'effet de l'altitude sur mon organisme fragile et hypocondriaque mais il ne se produit initialement rien de notable. Deception... On m'en avait tellement parlé de ce passage de 0 metre (l'aeroport de Lima est a cote de l'ocean) a 3400 metres d'altitude ! En particulier lors de ma consultation dans un TMC, Travel Medicine Center, où C2 et moi nous sommes tous les deux rendus avant ce voyage. Un TMC est un service, rattaché a un hopital par exemple, specialisé dans le conseil et la prevention pour les personnes se rendant a l'etranger.

Fichtre, quelle idee d'y aller... Ma visite y a duré plus d'une heure, j'ai entendu tellement de conseils et de mises en garde que les trois quarts sont rentrés dans une oreille pour ressortir par l'autre la minute d'apres, et je suis parti les bras couverts de piqures de vaccins et armé de douze kilos de documentation sur des affections diverses et variées. J'ai failli annuler mon voyage par peur de ne pas revenir vivant du Perou !

Allons, mon devoir est de vous informer de facon exacte. Voici le compte-rendu de la frenesie inoculatoire de la medecin qui m'a recu - et qui, precisons-le a son honneur, a voulu passer en revue mon statut immunitaire en general, pas uniquement pour ce voyage.

  • vaccination contre la fievre typhoïde, recommandée par le CDC, Center for Disease Control and Prevention, une agence federale etazunienne qui se preoccupe de santé publique
  • vaccination contre l'hepatite A, egalement recommandée par le CDC
  • vaccination contre la grippe (!?)
  • prise de sang pour verifier mon immunité contre la rougeole et les oreillons

J'en profite pour attirer votre attention sur le fait qu'oreillons se dit mumps en anglais, rougeole se dit measles, et rubeole se dit rubella. Mais attention ! Rubeola est aussi utilisé en anglais mais pour designer la rougeole, pas la rubeole ! Comme le dit le proverbe, qu'importe le nom pourvu qu'on ait la maladie.

L'imposante documentation qui m'est remise lors de la visite au TMC couvre :

  • l'hepatite A
  • la fievre typhoide
  • le mal d'altitude, avec la promesse d'une mort rapide en cas d'hypoxie aiguë ou d'oedeme pulmonaire ou cerebral
  • l'utilisation de sels de rehydratation et des conseils sur le traitement de la diarrhee
  • des mises en garde contre les piqures de moustiques, la malaria, la fievre jaune, et meme la rage ! Diantre !

J'ai la moquerie facile, mais les recommandations sur le site du ministere francais des affaires etrangeres sont exactement les memes (cliquez sur l'onglet Santé).

Cette courte parenthese refermee, je peux reprendre mon recit. Voyons, ou en etais-je... ah oui. Cusco ! Cusco, nous voila. Nous allons prendre nos quartiers dans notre hotel, tres proche de la Plaza de Armas, le coeur de la zone touristique de Cusco. Il est midi bien tassé, nous nous mettons en quete d'un restaurant. Au dejeuner je reste a l'eau en raison d'un mal de tete naissant, semble-t-il en raison de l'altitude, tandis que C2 se lance dans la degustation d'un pisco sour, le cocktail (alcoolisé) incontournable au Perou a base de pisco, une eau-de-vie de vin produite au Perou (et au Chili). Puis nous nous baladons en ville.

a Cusco

a Cusco

Plaza de Armas
Plaza de Armas
Plaza de Armas
Plaza de Armas

Plaza de Armas

Cusco fut la capitale de l'empire inca jusqu'a ce que la ville ne tombe aux mains des Espagnols en 1533. Ces derniers detruisirent les constructions incas et utiliserent leurs formidables murs comme fondations pour leurs propres batiments. Nous arpentons les rues autour de la Plaza de Armas, parfois a bout de souffle pendant quelques instants par manque d'oxygene.

les batiments n'ont typiquement qu'un etage
les batiments n'ont typiquement qu'un etage

les batiments n'ont typiquement qu'un etage

En nous promenant dans la ville nous nous familiarisons avec une technique de construction caracteristique des Incas, en admirant des murs de pierres taillées assemblées sans mortier. Certaines pierres sont massives, balaises ces Incas !

encore debout 500 ans plus tard et malgre les tremblements de terre
encore debout 500 ans plus tard et malgre les tremblements de terre
encore debout 500 ans plus tard et malgre les tremblements de terre

encore debout 500 ans plus tard et malgre les tremblements de terre

Notre petite balade est sympathique. Il fait beau et assez chaud, meme si la temperature tombe nettement quand le soleil se couche - tot. Les rues sont inondees de touristes (comme nous), et de toute une population qui les (nous) voit comme une source allechante de dollars et qui voudrait bien en rediriger une partie dans ses poches :

  • vendeurs de rue de marchandises variees : chapeaux, peintures, bouffe
  • femmes en habits traditionnels qui ne font rien a part porter de mignons bebes lamas dans leurs bras
  • rabatteurs pour des :
    • restaurants
    • agences de tourisme aux excursions toutes plus extraordinaires les unes que les autres
    • officines de massage...

Les massages sont incroyablements populaires au Perou ! Qui l'eut cru ? En espagnol massages se dit masajes, prononcé massarrrrèsse. Pas moyen de faire dix metres a Cusco sans se voir proposer des masajes, masajes. Mais non, je ne veux pas de massarrrrèsse ! D'apres notre guide papier (lonely planet) ces massages peuvent etre plus ou moins intimes. Bon, avis aux curieux.

Dans les restaurants, hormis dans les etablissements chikéchers bondés, les portions sont enormes et le service est lent (mais poli). Patience : nous sommes en vacances non ? Nous avons vite appris notre lecon et n'avons plus commandé d'entrée apres notre premier repas sur place. Que mange-t-on au Perou ? De l'alpaca (alpaga en francais, un cousin du lama), du cuy (cochon d'Inde en francais), du ceviche (preparation de poisson cru 'cuit' dans du jus de citron). J'ai tendance a plus m'interesser aux ruines qu'a la gastronomie, mais sur simple requete je peux partager avec vous les photos que C2 a prises de tous nos plats 😊.

Apres diner nous rentrons a l'hotel (essouflés) et notre nuit devrait etre meilleure que la precedente : il y a nettement moins de circulation et de klaxons dans la Calle Saphi (calle = rue en espagnol) que devant l'Aeropuerto Internacional Jorge Chavez a Lima !

 

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Publié par ZPP - dans trip Perou
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