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lundi 27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 11:00

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Avant de commencer cet article, je voudrais faire deux petites parentheses.

D'abord, dans l'article précédent j'ai affirmé que 'berth' voulait dire quai, et un lecteur m'a fait remarquer que quai c'est plutot 'wharf' en anglais. Apres avoir consulté mon enorme dictionnaire francais-anglais, je suis un peu confus, et je suppose que je n'emploie pas exactement les bons termes en francais : wharf n NAUT quai m ; berth n 2. NAUT [in harbour] mouillage m, poste m d'amarrage. Par analogie, disons que wharf c'est un parking, et berth c'est une place de parking ? Bon, plus simplement, je me suis trompé, berth ca n'est pas le quai. Le quai c'est ce sur quoi je me trouve pour ne pas tomber dans l'eau, et berth c'est "l'emplacement dans l'eau" ou le bateau accoste. Par abus de langage, si ca ne gene personne, je vais appeler tout ca "quai" . Et pour faire une parenthese dans la parenthese, berth veut aussi dire couchette (de bateau). Donc notre bateau contient 2670 berths (couchettes) et pas 2670 beds (lits).

Autre remarque, il faut rendre a Cesar ce qui est a Cesar : j'ai piqué un grand nombre de photos a C2 pour les inclure dans mes articles sur l'Alaska. Donc en general si vous trouvez une photo bien prise ou interessante, c'est une photo de C2. Si c'est une photo pourrie de batiment en ruine ou de rails de train, vous savez que c'est moi qui l'ai prise !

Reprenons maintenant ou nous en étions. A la fin du précédent article, C2 et moi étions sur le quai (...) de notre bateau, au point de rassemblement pour le depart de toutes les excursions organisées via notre compagnie de croisiere. Nous remettons nos tickets a une employée et nous montons dans un minibus. Le chauffeur nous emmene faire un petit tour dans Ketchikan. Bon euh, franchement ca n'est pas tres excitant Ketchikan. Ah, notre chauffeur nous débarque maintenant devant la cahute de ProMech Air. Air ? Oui oui ! Nous allons voler ! Nous allons faire de l'hydravion meme, une grande premiere. Nous traversons la cahute et nous allons attendre sur le quai (mais si, le quai) de ProMech Air, d'ou nous pouvons admirer leurs hydravions revenir de leur precedent vol et amerrir gracieusement devant nos yeux ébahis sur les eaux du canal Tongass.

Dans ce genre d'aventure, C2 et moi avons en général les meilleures places. Les deux raisons pour lesquelles je vous dis ca sont : 1. me vanter 2. vous apprendre le mot en anglais : to brag about something = se vanter de quelque chose :-). C2 se retrouve tout a l'arriere sur la banquette trop étroite pour accueillir deux passagers, donc elle peut regarder par les hublots tranquillement des deux cotés, et je me retrouve a la place du co-pilote, sans doute en raison de mes capacités intellectuelles largement au-dessus de la moyenne. D'ailleurs, a peine a bord, le pilote m'explique l'étendue de mes responsabilités a cette position : "surtout, ne touche a rien". Ha ha ha !

Un dernier mot avant de me taire et de vous laisser apprecier les photos... en selectionnant l'excursion sur le site de princess.com, j'avais lu attentivement son descriptif, et ils y mentionnaient les hydravions que l'on utiliserait : DeHavilland Beaver ou DeHavilland Otter floatplanes (= hydravion en anglais). Apres m'etre renseigné aupres de mon ami wikipedia, j'ai un peu pris peur, car DeHavilland est une compagnie qui n'existe plus depuis longtemps : les derniers DeHavilland Beaver et Otter auraient été construits en 1967, euh... c'etait il y a 44 ans. Ils volent toujours ? Eh bien, oui, ils volent toujours. Une fois installé dans mon siege de co-pilote, je confirme que l'intérieur semble tellement pourri que l'avion peut largement avoir 44 ans, meme si les équipements ont été mis a jour pour profiter des evolutions technologiques - il y a un lecteur de CD a bord ! Je crois que nous avons volé dans un Beaver (DHC-2). En avant !

 

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ZPP (presque) aux commandes. C'est bien un avion des années 60 ça, non ?

 

 

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juste apres le décollage

 

 

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a quai, pardon au mouillage : Diamond Princess, Norwegian Star, ms Volendam, Island Princess

 

 

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un petit pirate a bord

 

 

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sous l'aile du castor

 

 

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de l'eau

 

 

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et des montagnes

 

 

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ah ! Nous allons percuter un nuage !

 

D'apres ce que j'ai pu espionner sur les cadrans du pilote, nous volons entre 3000 et 3500 pieds, a environ 100 knots (185 km/h). 

 

 

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B-Hydravion 7849S

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B-Hydravion 7859S

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en vol

 

 

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allons amerrir sur ce bras de mer

 

 

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amerrissage dans Rudyerd Bay

 

 

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Publié par ZPP - dans trip Alaska
lundi 27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 10:00

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Hier soir nous avons reçu notre petit journal décrivant les activités du lundi, nous rappelant que nous serions a Ketchikan aujourd'hui, notre premier port de la croisiere. Le soleil s'est parait-il levé a quatre heure sept. Grand bien lui fasse ! Ouvrons les rideaux de la cabine...

 

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oh ! Ketchikan !

 

Le bateau est tellement gros qu'on n'aperçoit pas forcement le quai depuis l'intérieur, ce qui donne l'impression qu'on a été soulevé pendant la nuit et déposé en pleine terre, comme par exemple l'arche de Noe sur le mont Ararat. D'un autre coté il n'y a pas vraiment de port a Ketchikan. Il y a seulement quelques quais, suffisamment longs pour accueillir quatre énormes bateaux de croisiere, et juste derriere, entre l'ocean et la montagne, le village se tasse en longueur sur quelques blocs de large.

 

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bateau de croisiere, quai, quelques batiments, la montagne : Ketchikan

 

 

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notre bateau vomit son contenu de touristes

 

 

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Ketchikan, coincé entre la montagne et l'ocean

 

 

Ketchikan est la premiere localité d'Alaska que l'on trouve sur sa route lorsque l'on remonte la cote d'Alaska depuis le sud. Elle porte pour cette raison le surnom de "The First City" (tiens tiens tiens.... un ze first  ). Elle se trouve dans la bande de terre le long de la cote qui se trouve sous l'énorme 'ventre' du reste du territoire de l'Alaska. Cette bande est appelée "Southeast Alaska" (logique, me direz-vous). La frontiere entre Alaska et Canada dans cette region me laisse reveur. Pourquoi historiquement est-ce que ce bout d'Alaska ne fait pas tout simplement partie des provinces canadiennes Yukon et Colombie Britannique ? Plus au nord, c'est tres simple : la frontiere entre Alaska et Yukon c'est la longitude 141°W. Pourquoi est-ce que cette frontiere ne descend pas jusqu'au golfe d'Alaska ?

Mon ami wikipedia, qui sait tout, vient a ma rescousse. Cette frontiere trouve son origine dans un traité signé en 1825 entre les Britons (le Canada n'étant alors qu'une de leurs colonies) et la Russie (avant d'etre americaine l'Alaska fut colonisée par les russes - entendons-nous bien, "colonisée", en dehors des autochtones présents depuis des milliers d'annees, sans doute venus d'Asie via le detroit de Bering, et plus ou moins réduits en esclavage lors de cette "colonisation"). Ce traité definit la frontiere entre les deux colonies, comme étant le "Portland Channel" au sud aux environs de 55°N en latitude, en remontant plus ou moins parallele a la cote vers le nord-ouest, jusqu'a la longitude 141°W (et ensuite tout droit vers le nord). Pourquoi le Portland Channel ? Je suppose que c'est a peu pres l'endroit ou les colonies/villages/forts des russes, arrivés du nord, ont rejoint les colonies/villages/forts des britanniques venus du sud et de l'ouest (Colombie Britannique). Et la limite 141°W ? Je ne sais pas... au pif ? D'apres wikipedia, le plus interessant est la definition de la frontiere qui longe la cote, censée suivre les sommets des montagnes [les plus proches de la cote] sans jamais définir une bande de terre de plus de dix lieues marines (environ 56 kilometres (?)). Ca parait un peu foireux et difficile a tracer precisement sur une carte, surtout a l'époque... d'ailleurs les Etats-Unis et le Canada se sont disputés a ce sujet jusqu'en 1903. Et continuent a se disputer sur la demarcation des eaux a l'embouchure du Portland Channel. Fascinant.

Ketchikan se trouve aussi a peu pres a la moitié (avec Prince Rupert, son voisin cote Canada) de ce qui s'appelle le "Inside Passage", une voie maritime populaire chargée de bateaux de croisiere, ferries, etc. Ce "passage interieur" permet d'éviter les désagréments du grand large en suivant la cote, qui est encombrée de nombreuses iles entre le Pacifique et la terre, de Vancouver a Skagway. Ainsi Ketchikan ne donne pas directement sur l'ocean, elle est 'protegée' par des iles, la plus proche se trouvant a quelques centaines de metres a peine de l'autre cote du "Tongass Narrows".

La ville de Ketchikan trouve son origine aux environs de 1885, autour d'usines 'canneries' (de l'anglais can, boite de conserve), dans lesquelles du poisson était mis en conserve. Avant cela la région était habitée par les indiens Tlingit. A la fin du dix-neuvieme siecle, la ville continua son expansion en devenant un lieu de ravitaillement/équipement pour les mines (or et cuivre) des alentours. Aujourd'hui son économie dépend principalement du tourisme et de la peche. Mon ami wikipedia indique une population de 7368 habitants, donc d'apres mes propres calculs, chaque jour la 'population' double lorsque les quatre bateaux de croisiere qu'elle peut accueillir viennent déverser leurs flots de milliers de touristes/passagers (sans compter les equipages !), qui viennent... bon je serai désagréable sur les touristes (dont je fais partie !) un peu plus tard :-)

Edit : hum, apres avoir enqueté, je peux affirmer que ce jour-la, quatre bateaux de croisiere ont mouillé a Ketchikan. Le Norwegian Star, construit pour 2348 passagers, le ms Volendam pour 1432 passagers, le Diamond Princess (c'est nous !) pour 2670 passagers, et le Island Princess pour 1970 passagers. Ce qui donne un total de 8420 passagers (et 3836 membres d'équipage), a comparer aux 7368 habitants. J'espere qu'ils ont la frite pour la saison touristique, les 7368 habitants de Ketchikan !

Je vous ai assommés avec tout ce baratin, vous avez bien mérité quelques photos.

 

 

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un petit pas pour l'homme, un grand pas pour l'humanité. Ah non, c'est juste le pied de ZPP en Alaska

 

 

A-Katchikan 7827S

ca c'est Ketchikan

 

Sur la carte ci-dessus, notez les quatre quais, berth en anglais, numérotés de 1 a 4.

 

 

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voila, on est pas exactement seul. Le Norwegian Star, de NCL (Norwegian Cruise Line)

 

 

A-Katchikan 7834S

tiens tiens, des hydravions. J'aimerais bien faire de l'hydravion !

 

 

C2 et moi faisons un petit tour rapide des quais, où des echoppes offrant des saloperies souvenirs ont poussé a des endroits stratégiques pour capter un maximum du flux ininterrompu de touristes. Puis nous retournons vers le quai d'embarquement de notre bateau pour ne pas rater le depart de notre premiere excursion de la croisiere. Woo hoo !

 

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Publié par ZPP - dans trip Alaska
dimanche 26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 13:00

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Aujourd'hui on glandouille ! C'est un jour en mer, on ne va accoster nulle part.

Pour commencer la journée, un petit-dejeuner sur notre balcon, autant en profiter tant que c'est possible.

 

 

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comment ca il fait froid ?

 

 

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notre grande petite cabine

 

 

Ce matin je vais tester une des piscines, et tacher d'y nager un kilometre. Ca donne quoi de nager sur un bateau de croisiere ? Ben pas grand chose, mis a part que c'est un peu lassant. Le bassin est tout petit, alors je nage cent longueurs avant de sortir de l'eau avec le tournis. Je me suis aussi pris le rebord de la piscine plusieurs fois, par manque de reperes visuels pour faire mes demi-tours en roulé-boulé. Serais-je devenu bigleux ? Non, laissez-moi vous expliquer : entre le fond du bassin et ses parois verticales, il n'y a pas d'angle droit, ni d'arete visible, ca fait un arrondi. Et comme le fond et les parois ont exactement la meme couleur (blanc uni), je n'ai aucun repere pour évaluer a quelle distance je suis du bord et quand amorcer mon demi-tour. Du coup a l'issue de la manoeuvre au lieu d'avoir les pieds a plat contre le mur comme un pro pret a pousser vigoureusement pour traverser le bassin en trois ondulations, je me retrouve en vrac les talons contre la rigole d'evacuation. Ca doit etre tres drole a voir, et c'est tres douloureux a faire . Que ce court paragraphe constitue une mise-en-garde : nager, oui, faire le malin, non !

C2 court partout d'activité en activité. Chaque soir nous recevons le 'journal de bord' qui détaille les activités a bord du lendemain, et il y a quatre colonnes écrites en petits caracteres détaillant les nombreuses possibilités, de six heures du matin (ouch !) a onze heures du soir. De mon cote je me trouve happé par une force maléfique et me retrouve a siroter un cocktail devant une machine a sous au casino. Mais nous prenons tout de meme aussi le temps de revasser en contemplant l'ocean...

 

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le grand large a tribord (starboard en anglais)

 

 

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le grand large a l'avant (bow)

 

 

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le grand large a l'arriere (stern)

 

 

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bref, nous sommes au large

 

 

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quel grand marin !

 

 

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nous filons a bonne vitesse

 

En parlant de filer, je complete minutieusement pour vous la carte avec les points relevés par notre capitaine.

 

 

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en fin d'apres-midi nous sommes toujours au milieu de nulle part

 

 

Ce soir le "dress code" est "formal". Vais-je me mettre en cravate pour aller au restau ? Non, nous restons en jeans et nous mangeons au buffet, avant d'aller voir "Inception" au cinema en plein air. C'est tres sympathique ! Bon le film est un peu compliqué, mais ca divertit.

 

 

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dans la soirée nous apercevons la terre

 

Le soleil se couche tard. Et demain il est censé se lever a quatre heures ! Nous non... bonne nuit !

 

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Publié par ZPP - dans trip Alaska
samedi 25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 16:00

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Samedi matin, un jour pluvieux s'est levé sur Vancouver. La météo de yahoo.com, que nous guettons depuis plusieurs semaines pour savoir le temps qu'il fait a Vancouver et en Alaska, ne nous a pas menti : il flotte tout le temps ici... on se croirait a Londres !

 

 

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Vancouver sous la pluie. Les vacances commencent bien !

 

 

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excitation ! Ca c'est notre bateau

 

 

Comme l'embarquement ne se fait qu'en début d'apres-midi, nous allons nous promener un peu.

 

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les canadiens sont écolos : ils plantent du gazon sur les toits de leurs parkings

 

 

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on est au pays des totems, et le hall de notre hotel n'y coupe pas

 

 

 

Entre deux averses nous allons nous balader sur les quais pour admirer les bateaux de croisiere. Bon, un seul nous intéresse : le Diamond Princess.

 

 

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il est gros ! (le bateau, pas moi, enfin...)

 

 

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Diamond Princess, c'est bien lui

 

 

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je suis perplexe : alors il va falloir que je conduise ca et que je fasse des créneaux avec ? Ok !

 

 

La zone d'embarquement (passagers et bagages) est assez chaotique. Il nous faut un peu de temps avant de comprendre ou laisser nos valises. En fait c'est simple : en vrac, sur un coin de trottoir a coté des arrivées de taxi et d'autocar, au milieu des flux désorganisés et contradictoires des gens qui partent et de ceux qui arrivent. Comme ca si quelqu'un veut voler un bagage au pif, c'est facile... il n'y a qu'a baisser le bras. Bon tant pis, on abandonne nos valises en faisant confiance a l'équipe de manutentionnaires qui a l'air un peu debordée, et on va déjeuner le coeur léger dans Vancouver.

Quand nous revenons au quai pour embarquer pour de bon, nous nous livrons au meme ménage que dans un aeroport, avec une longue queue jusqu'a la sécurité, et passage sous un portail rayons machin apres avoir laissé sacs et vestes sur un tapis roulant. A noter que les consignes sont moins strictes que pour le monde aérien : il me semble qu'on garde nos chaussures et nos ceintures. Apres la sécurité, intéressant : nous passons les services d'immigration americains. Mais... on est en territoire canadien non ? Oui, mais je suppose que le bateau est lui-meme considéré comme territoire americain, donc avant de pouvoir embarquer nous devons franchir une frontiere virtuelle. C'est avec beaucoup d'excitation que je fais tamponner mon passeport, pour la premiere fois sans visa ni "visa waiver".

Avant d'acceder au bateau, nous nous voyons remettre un badge magnétique (comme les badges d'acces aux chambres dans les hotels), qui sert a deux choses : accéder a notre cabine, et surtout servir de moyen de paiement. Notre badge est lié a notre carte bancaire, donc chaque dépense a bord se fait via le badge magnétique, et a la fin de la croisiere, tout sera facturé sur la carte de credit. Pratique, on peut se balader a bord avec les poches vides, mis a part ce badge !

Une fois a bord, C2 et moi courons jusqu'a notre cabine. Elle parait plutot bien située vers le milieu du bateau, avec un balcon, a tribord. Nous avons droit a : un lit double, un petit frigo, un petit bureau, une salle-de-bain riquiqui, et un placard plus penderie. Plus une grande baie vitrée qui donne sur l'ocean, cool. Il y a la place pour rentrer dans la chambre, contourner le lit, accéder au bureau et a la baie vitrée, mais a peine plus. La place est comptée ! Nos deux gros sacs occupent la moitié de l'espace disponible pour deambuler, mais au moins ils sont la : ouf !

Avant le depart effectif, nous subissons également la seance obligatoire de l'exercice d'evacuation. Tout le monde a un gilet de sauvetage, et le nombre de canots de sauvetage semble avoir été calculé un peu plus largement que sur le Titanic... nous sommes rassurés.

 

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notre balcon

 

 

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la superbe vue, sur les docks pour l'instant

 

 

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Vancouver sous les nuages. Vont-ils s'en aller ?

 

 

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a droite : des balcons a perte de vue ; a gauche : des balcons a perte de vue. Il est grand, ce bateau !

 

 

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ce n'est pas un balcon, c'est une terrasse : on a une table et quatre chaises !

 

 

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ZPP au depart d'une croisiere pour l'Alaska

 

 

Le nombre de bateaux qui font des croisieres en Alaska est ébouriffant, et le nombre correspondant de passagers qu'ils emportent est tout simplement ahurissant. Je ferai le compte (via un fichier Excel) un de ces quatre, ne vous inquietez pas. En attendant, nous pouvons admirer un concurrent prendre le depart.

 

 

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le Zuiderdam (Holland America Line) met les voiles

 

 

Nous n'avons pas retenu ce bateau pour notre croisiere car il se contente de naviguer jusqu'a Skagway (au nord de Juneau), puis fait demi-tour pour revenir a Vancouver. Nous on veut aller jusqu'a Anchorage !

Quelques minutes plus tard, c'est notre tour de réveiller les milliers de canassons qui dorment dans les cales du Diamond, et de les faire courir sur les tapis roulants reliés aux deux helices qui propulsent notre nef (NEF, subst. fém. I. A. −Poét. Navire). Nous partons !

 

 

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notre quai s'éloigne

 

 

C'est tres fatigant d'étudier la manoeuvre de départ... Apres avoir couru partout, comme il n'y a plus grand chose a observer (c'est facile, c'est tout droit !), j'en profite pour me reposer tranquillement sur ma terrasse.

 

 

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Foster's, pour nous les australiens

 

 

Vancouver ne donne pas directement sur l'ocean Pacifique, il y a l'ile Vancouver sur le chemin. En sortant de la baie Burrard (Burrard Inlet) ou se trouve le port de Vancouver, nous commençons donc notre navigation par les eaux calmes du détroit de Georgie (Georgia Strait).

 

 

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sous le Lions Gate Bridge

 

 

Le Lions Gate Bridge est un pont qui relie Vancouver a ses voisines au nord de la baie Burrard. Nous l'avions admiré il y a trois ans lors de notre passage au Stanley Park.

 

 

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en route pour le Georgia Strait, dans Burrard Inlet

 

 

Sur la photo ci-dessus, prise depuis l'arriere du bateau, au quatorzieme 'étage', on peut voir un tout petit bateau de plaisance, un vraquier (?) chinois, la foret du parc Stanley, et les gratte-ciel de Vancouver.

Apres deux heures de croisiere, que puis-je en dire ? C2 et moi explorons le bateau. Il y a douze ponts accessibles au public (douze 'étages'), numérotés de 4 a 16. Il n'y a pas de deck 13, hi hi hi ; cinq piscines, deux grands buffets ouverts 24 heures sur 24, sept restaurants, et pour mon plus grand malheur, un casino et un nombre incalculable de bars. Il y a également un écran geant tout en haut, qui sert de salle de cinema de plein air le soir. Je suppose que pendant certaines croisieres il est possible de regarder un film en pataugeant tranquillement dans la piscine qui se trouve la, mais en Alaska les conditions meteorologiques n'y sont pas favorables.

 

 

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une des piscines, tout en haut du bateau. L'attroupement se trouve devant un... bar

 

 

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cinema plein air, avec piscine plein air également, mais la il fait trop froid pour se baigner

 

 

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c'est chouette de diner avec une aussi belle vue !

 

 

En plus de vous inonder de photos et de baratin dans les articles qui suivent, je devrais etre en mesure de vous fournir une carte précise du trajet du bateau sur ma carte google, grace au "Log of the Cruise" maintenu sur la passerelle par les officiers de quart, qui donne l'heure précise de passage du Diamond Princess en divers points, que j'espere tous retrouver grace a mon ami google. Pour ce qui est des distances, je ne peux pas les donner jour par jour comme j'ai l'habitude de le faire pour mes road-trips, mais étape par étape. Ce premier soir, nous sommes entre Vancouver, Canada et Ketchikan, Alaska, ou nous arriverons lundi matin.

J'allais oublier : il y a des gens PARTOUT, tout le temps ! Le seul endroit ou etre tranquille, c'est finalement dans sa propre cabine...

 

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un arc-en-ciel pour nous souhaiter bonne route

 

Bonne nuit !

 

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Publié par ZPP - dans trip Alaska
vendredi 24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 22:00

J'ai longtemps réfléchi a la façon dont j'allais introduire cet article. Comment ménager le suspense, comment faire durer la tension jusqu'a l'instant crucial ou je révélerais ma destination. J'ai également longtemps cru que cet article ferait partie de la derniere série d'articles sur mon blog, lorsque moi, ZPP, le conquistador des temps modernes, je poserais enfin le pied dans mon cinquantieme et dernier état des Etats-Unis d'Amerique, fier d'avoir atteint un but dont la vacuité n'a point d'égal a part la course a l'espace.
Et puis, la réalite nous rattrape, et nous ne faisons pas toujours tout selon ce qui avait été planifié. En ce qui me concerne, je fais presque tout apres une planification minutieuse, plusieurs années a l'avance, ha ha ha. Ce soir, mes amis, C2 et moi nous envolons pour Vancouver. Vancouver ? Quoi ? On croit rever... Retourner deux fois au meme endroit sur le blog d'un US-trotter, il y a de quoi vouloir fermer ce navigateur internet, abandonner la lecture de ces articles qui se répetent. Patience, mes amis, patience, comme disait Hubert Reeves. Vous vous doutez bien que si je m'envole ce soir pour la plus grande ville de la province de Colombie-Britannique a l'ouest du Canada, ce n'est ni par hasard, ni par désabusement.
Si l'on veut comprendre les Etats-Unis, il y a une notion avec laquelle il faut etre familier : celles des "48 lower states". Il s'agit des 48 états qui se touchent et qui courent du Massachusetts a la Californie, de la Floride a l'état de Washington. C'est-a-dire, les 48 états contigus qui couvrent une grande partie du continent nord-americain, de l'Atlantique au Pacifique, entre le Mexique et le Canada. Et puis, en plus de ces 'lower 48', il y a deux états supplementaires qui ne touchent aucun de ces 48 'états contigus'. Il s'agit de l'Alaska, terres achetées a la Russie en 1867 et devenu un etat en janvier 1959, et Hawaii, devenu un état en aout 1959.
Apres cette longue introduction, les lecteurs les plus assidu(e)s de mon blog auront deviné ce que la série d'articles qui va suivre veut raconter : mon voyage en Alaska. Alaska ! "Ze last frontier", la derniere frontiere, comme l'appelle les ricains. Pourquoi ? D'abord, parce que ca en fait un 'ze last', a l'opposé du 'ze first' du Delaware :-) Egalement, pendant longtemps pour les americains la "frontiere" ce fut l'ouest, la limite avec l'inconnu non-civilisé, inhospitalier, et la course vers le Pacifique. Vous savez, le fameux "Far West". Et puis avec le temps, le dix-neuvieme siecle a vu cette frontiere bouger vers l'ouest tant et si bien que rien n'en est resté quand l'Arizona a rejoint les Etats-Unis en 1912 et que plus une seule parcelle de terre ne fut orpheline (d'appartenir a un état) d'un océan a l'autre.
L'Alaska, en 1867 ou en 1959 (selon le penchant de chacun pour le statut de territoire ou d'état) devint une nouvelle frontiere, dans le sens ou tout restait a y faire : la nature a dompter, le pétrole a pomper, et Palin a élire. Intégré aux Etats-Unis avant Hawaii, donc quarante-neuvieme état, il s'agit pour ma part du quarante-cinquieme état coché dans ma liste. Tant pis pour l'ordre dicté par l'histoire, je vais créer le mien.
Ces quelques mots ayant été dits, pourquoi m'envole-je pour Vancouver, Canada, plutot qu'une quelconque ville d'Alaska ou de la cote ouest des Etats-Unis ? Car apres des heures ; que dis-je, des jours entiers d'investigation, j'ai determiné que c'est de Vancouver que partirait la meilleure croisiere (ze best cruise) pour aller faire un tour en Alaska. Une croisiere ! Horreur... des journées entieres enfermé sur un bateau, a ne rien faire ? Mais oui ! Car l'Alaska est un état 'lointain'. A oublier donc le road-trip pour aller y faire un tour. Il faudrait rouler via le Canada 1860 miles (3000 km) et 41 heures depuis Seattle, son plus proche voisin americain, pour y mettre un centimetre carré de pneu ou de semelle. Et la capitale (Juneau) n'est meme pas atteignable par route terrestre...
Je n'ai pas réussi a trouver de vol direct Boston-Vancouver, et apres des heures de reflexion sur la meilleure stratégie a adopter (partir la veille ? Partir tot le jour du départ de la croisiere ? Dormir dans une ville sur le trajet en avion ?), C2 et moi nous envolons de Boston a 17 heures pour arriver vers 22h30, heure locale, a Vancouver, apres une escale a Portland, Oregon. Bien que j'aie stressé en imaginant tous les scénarios les plus abominables, aux environs de 23 heures nous sommes dans notre chambre au dernier étage d'un hotel surplombant les quais d'embarquement des bateaux de croisiere a Vancouver, avec tous nos bagages. Bravo !
Note : pendant notre trajet jusqu'a l'hotel en taxi, quand il n'est pas occupé a essayer de nous tuer au volant de son bolide, une Toyota Prius, en faisant des changements de file a des vitesses dignes d'un grand prix de F1, notre conducteur, pardon, notre pilote tente d'engager la conversation, par exemple en nous demandant d'ou nous venons. J'ouvre ma grande bouche pour répondre, avec l'accent : de Baaaaaaaston... grave erreur. Le week-end dernier s'est joué a Vancouver le dernier match de la finale de la saison 2010-2011 de la NHL (hockey sur glace) entre Boston et Vancouver, pendant lequel Boston a battu Vancouver 4-0, ce qui a provoque des émeutes (meme... s'il est probable que les émeutiers s'en fussent aussi donné a coeur joie en cas de victoire de Vancouver) dans le centre-ville, et nous admirons de magnifiques plaques de contreplaqué venues remplacer temporairement les baies vitrées des grands magasins de Robson St. Charmant accueil !

 

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Publié par ZPP - dans trip Alaska
dimanche 12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 14:00

Des visiteurs de France ! Ma soeur et mon beauf viennent passer un week-end prolonge dans le charmant climat de Boston, avant d'aller faire les petits fous a New York. En quelques jours nous avons le temps de visiter l'aquarium de Boston, faire un tour en "Duck tours" sous le soleil, et aller a Rockport sous la pluie. Ah, et aussi, devaliser le magasin crocs.

 

 

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nos visiteurs

 

 

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et un chipmunk tout excité d'avoir de la visite !

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Publié par ZPP - dans blogston
dimanche 05 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 16:00

article precedent 9/10

 

Apres ma visite du capitole, je tourne un peu dans Richmond pour prendre des photos de gratte-ciel. Il n'y a personne dans les rues : les quartiers d'affaire dans les grandes villes americaines sont rarement animés le week-end. Puis je me mets en route pour la derniere etape de mon road-trip, qui consiste a retourner a l'aeroport de Baltimore. Il n'y a que 140 miles sur de l'interstate, mais j'ai prevu large en temps car je crains les bouchons, surtout aux alentours de Washington qui se trouve sur ma route (que vous pouvez suivre sur la carte).

 

 

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au depart de Richmond. Charlottesville est a l'est, Washington au nord

 

 

Effectivement le trajet va etre stressant. Apres a peine quinze minutes, je suis coincé dans un bouchon. Vitesse moyenne : 5 miles par heure. Distance a parcourir : 120 miles ! Surtout garder son sang froid :-)

 

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dans les bouchons sur la I-95. Ce ne sont pas mes moments préférés en road-trip...

 

 

Au fait, je ne presente plus la I-95, vous la connaissez n'est-ce pas ? Mais oui, c'est bien ca, si je reste dessus, je finirai par arriver a Waltham. 560 miles sur la I-95 et me voila a la maison !

 

 

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ouf, ca circule mieux

 

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ah, voila la route qui va a Cul-de-poivre, hi hi hi

 

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le trafic sur la I-95 vers le nord reste chargé

 

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je vogue sur un ocean d'autoroutes en arrivant dans la banlieue lointaine de Washington

 

 

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ahhhh ! Trop de choix ! Ou aller ? Baltimore !

 

 

C'est peu apres ces panneaux que je franchis le pont sur la Potomac River, et que je quitte la Virginie (au-revoiiiir !) pour retourner dans le Maryland (bonjouuuuuuuuuur !). Apres avoir contourné Washington par le sud, je delaisse l'interstate I-95 pour arriver de facon plus directe a l'aeroport, via la bien-nommée "Washington-Baltimore Parkway". Au moins, on est sur que c'est une route qui va de Washington a Baltimore.

 

 

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bye bye I-95... dommage, je n'etais plus qu'a 425 miles de Waltham !

 

 

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quelle surprise... ici aussi ca bouchonne !

 

 

J'ai été bien inspiré de prevoir beaucoup de temps pour ce trajet un dimanche apres-midi ensoleillé. Cela m'autorise a me perdre pour aller chercher de l'essence, me perdre pour retrouver l'aeroport, rendre la voiture de loc, attendre le petit bus qui va du parking des voitures de location au terminal, prendre le petit bus qui va du parking des voitures de location au terminal, faire la queue dans la securité, et etre quand meme en avance a la porte d'embarquement de mon avion. Ouf !

Fin du road-trip, c'est l'heure des comptes ! J'ai roulé aujourd'hui 265 miles (426.5 km), pour un total de 582 miles (936.5 km) pour l'ensemble du road-trip. Coté conso, la Nissan a ete un peu gloutonne : 7.79 litres au 100km, contre 6.47 l/100 pour le precedent road-trip avec la Ford Fiesta. Il faut dire que 200 chevaux, ca boit ! 200 chevaux... je vous promets que comme d'habitude j'avais selectionné la categorie "Economy".

Vous vous demandez peut-etre ou j'en suis de ma quete des etats et des capitoles ? Il me reste 6 etats dans ma liste, où je compte me rendre au cours de 3 voyages, dont un tres prochainement, he he he. Ajoutez a cela un voyage supplementaire, et j'aurai aussi le compte des 50 capitales dans ma fameuse page. Et apres, que se passera-t-il ? J'arreterai de vous gonfler avec des articles et des photos d'interstates encombrées. Peut-etre .

 

tout reprendre depuis le debut, article 1/10

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Publié par ZPP - dans road trip Delmarva
dimanche 05 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 12:00

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Publié par ZPP - dans road trip Delmarva
dimanche 05 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 11:00

article precedent 7/10

 

Il y a trois ans, pendant mon road-trip "Cap au Sud", j'avais un peu regretté de 'rater' Richmond, la capitale de la Virginie. Le plus proche que C2 et moi nous en etions rapprochés, c'etait lors de notre soirée a Charlottesville, a 70 miles a l'est. La parcours a l'epoque etait deja bien chargé, je ne pouvais pas rajouter 140 miles juste pour voir une capitale. Et bien, trois ans plus tard, j'ai fait un road-trip en un week-end presque uniquement pour aller admirer le capitole de Richmond.

Ne nous attardons pas sur le fait que mon attirance pour les capitoles commence a ressembler a une psychose (a seulement 8 capitoles du but, ce serait dommage de se relacher !), et contentons-nous d'etudier l'histoire de Virginie en quelques lignes. Des tribus indiennes presentes avant l'arrivée des colons britanniques et la fondation de la colonie de Virginie, il ne reste quasiment rien. Wikipedia parle de deux tribus ayant pu maintenir un territoire (une 'reserve') dans l'etat actuel de Virginie. Effectivement sur ma carte routiere il y a deux points microscopiques : Mattaponi Indian Reservation et Pamunkey Indian Reservation. Tout le reste, pour les indiens, c'est 400 ans de guerres, de maladies, et de massacres.

La question indienne reglée, la colonie de Virginie eut d'autres ennemis, a commencer par son propre souverain. Cette colonie fait partie des 'treize colonies' a avoir declaré leur independance de la Grande Bretagne en 1776 et a se battre contre les anglais jusqu'a la victoire en 1782. Puis de 1782 a 1861, la Virginie fut un etat ferocement esclavagiste. Pendant la guerre de secession, une partie des comtés de Virginie (dans sa partie nord-ouest) deciderent de se separer de la Virginie pour rester dans l'Union (ceux du nord, tandis que la Virginie avait fait secession et rejoint la Confederation, ceux du sud), et devinrent le 35eme etat des Etats-Unis en 1863.

A noter egalement que Washington, la capitale federale, fut a l'origine (en 1791) un carré constitué de deux morceaux de territoires d'etats sur les rives de la Potomac River, une partie au sud prélevée sur la Virginie et une partie au nord prélevée sur le Maryland. La partie sud fut 'rendue' a la Virginie en 1846, sur fond de preoccupations esclavagistes selon mon ami wikipedia.

La capitale de Virginie s'est elle egalement un peu baladée au cours de l'histoire. C'etait a l'origine evidemment Jamestown, ze first settlement in Virginia. En 1699 il fut decidé principalement pour des raisons pratiques (Jamestown semblait etre legerement insalubre) de bouger la capitale plus dans les terres, et Williamsburg naquit du neant dans ce but. Enfin en 1780 le statut de capitale fut transféré de Williamsburg vers Richmond, cette fois en raison de la guerre d'independance et du risque de voir la capitale tomber aux mains des britons.

Et enfin en 2011, ZPP debarque a Richmond pour aller admirer le capitole de Virginie, le huitieme du nom apres tous ces mouvements. Ce huitieme capitole a bien tenu le coup : contruit en 1785 et 1798, il n'a jamais été detruit par le feu, contrairement a la plupart de ses (sept ?) prédecesseurs. 223 ans d'histoire me contemplent donc du haut de ces colonnes !

 

 

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Virginia State Capitol

 

On ne rentre pas dans le capitole de Virginie par le magistral "South Portico" (en photo ci-dessus), mais par le sous-sol. Enfin, plus precisement, par une extension souterraine construite en 2007, creusée dans la colline sous le capitole. Ahhh... il fait frais la-bas dedans, fantastique. Point de visite guidée obligatoire, je m'adresse aux deux charmantes dames a l'accueil pour leur demander un petit guide papier. Bercées par mon accent, elles me demandent d'ou je suis (ca commence a etre vexant !). En entendant que je suis francais, elles sont ravies de me remettre un petit supplement, intitulé "Around the world in Virginia's Capitol Square", avec une section "The French Connection".

Le capitole ayant été concu par Jefferson (mais oui, le president des Etats-Unis, comme quoi ca mene a tout) alors qu'il etait ambassadeur en France, il n'est pas surprenant qu'il ait collaboré avec des francais. Jefferson est aussi l'architecte de sa propre demeure, Monticello si vous vous souvenez d'elle, et je lui decerne sans hesitation le titre de "roi de la colonne". Mon ami wikipedia attribue egalement un certain nombre de 'ze most' a ce capitole. Je n'ai rien a y ajouter, a part ce que je peux lire sur la couverture de mon petit guide papier : "This building is, beyond comparison, the finest, the most noble, and the greatest in all America". Et le meilleur, c'est que cette phrase est attribuée a un "visitor to the Capitol from France, 1796". Un francais ne peut pas se tromper n'est-ce pas ? 215 ans apres mon illustre prédecesseur, j'entame ma visite du capitole de Virginie.

 

 

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sous la coupole (note : il n'y en a pas a l'exterieur, ce qui fait de ce capitole un "one of only eleven" [soupir...])

 

 

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sous la coupole : une statue grandeur nature de George Washington

 

 

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House of Delegates Chamber

 

 

 

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Old House Chamber

 

Comme aucun incendie n'est venu faire le menage, ce capitole comme a Annapolis dans le Maryland, abrite a la fois les anciennes et les 'nouvelles' (depuis 1906) chambres legislatives. Wikipedia attribue a ce capitole la qualite d'abriter 'ze oldest legislative body in the United States". Notez bien les nuances... a Annapolis, le capitole etait le plus ancien a abriter des chambres legislatives (depuis 1772). A Richmond, ce n'est pas le cas, mals le capitole abrite les chambres legislatives les plus anciennes, qui remontent a la Virginia House of Burgesses (la chambre des bourgeois) établie en 1619. Je suis en fait étonné de ne jamais avoir vu dans un 'ze most' de capitole un record du type "ce capitole est construit avec les roches les plus anciennes des Etats-Unis, datant d'il y a 2 milliard d'annees". Qu'en pensez-vous ?

 

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un sceptre en exposition

 

Je trouve interessant de remarquer que les Virginians exposent fierement dans leur capitole un sceptre, symbole de l'autorité royale, tandis que mon petit guide papier indique que les "Americans are not ruled by monarchies or dynasties. We do not owe allegiance to a self-appointed few. We are governed by ourselves". Contradiction, erreur, ou simple persiflage sans fondement de ma part ? Il est temps que je relise "De l'esprit des lois".

Les americains ne sont pas prets de preter serment d'allegeance a un quelconque monarque, mais les anneés sont cependant venues panser les plaies douloureuses de la revolution, et l'on trouve le portrait de la reine du Royaume-Uni (et du Canada, hi hi hi !) dans la cage d'escalier.

 

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Elizabeth Alexandra Mary et Philip

 

En parlant de souverains, qu'apercois-je au plafond, au detour d'un couloir ? Le sceau de Virginie !

 

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sic semper tyrannis, traduit de nos jours (du moins par ZPP latinus traductorus) par "dans ta face, tyran !"

 

 

J'espere que ces sections du plafond du capitole avaient ete drapées de lourds tapis d'or le jour de la visite d'Elizabeth, pour eviter de lui rappeler de mauvais souvenirs relatifs au regne de son aieul Georges III.

Pour terminer sur une note plus positive, admirons ce tableau.

 

 

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certes, le Union Jack (version 1607) flotte haut, mais ce n'est pas ce qui nous interesse

 

 

Ca ne vous dit rien ? Alors je vous conseille vivement de vous embarquer dans un road-trip en Virginie ! Au premier coup d'oeil a ce tableau, j'y ai reconnu les trois navires (enfin... les trois reconstitutions de navires) amarrés a Jamestown : Discovery y Susan Constant y Godspeed.

Rassasié par tant d'histoire, je retourne vers la sortie. Je redescends l'imposant "Capitol Extension" a six pieds sous terre, judicieusement climatisé et bordé - entre autres - par un magasin de souvenirs ou je m'empresse d'acheter des cartes postales. De retour dans la moiteur exterieure pour ecrire mes cartes au pied du capitole, je me fais alpaguer par une petite troupe d'asiatiques, dont le male dominant me jette un "is it open?", en faisant des signes du menton vers les portes vitrées par lesquelles je suis sorti il y a a peine trente secondes. Je renonce a lui repondre "non, c'est fermé, je m'appelle Jesus, et j'arrive des cieux !", et lui renvoie le borborygme "heu huh", qui dans a peu pres toutes les langues du monde signifie "oui". Mince alors, je peux ecrire mes cartes postales tranquillement s'il vous plait ?

Ceci paracheve ma visite du capitole de Virginie, que je regrette d'avoir exploré aussi rapidement.

 

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inspiré parait-il de la Maison Carrée de Nimes

 

 

Et puis, mes amis, il faut bien finir par la photo la plus importante de cet article...

 

 

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coucou !

 

 

article suivant 9/10

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Publié par ZPP - dans road trip Delmarva
dimanche 05 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 10:00

article precedent 6/10

 

Dimanche matin, huit heures. Je finis d'engloutir un petit-dejeuner dietetique au rez-de-chaussee de mon hotel, puis je me prepare pour une nouvelle journée de road-trip. Pas de grasse mat' : un road-trip avec ZPP, ca n'est vraiment pas reposant, je me plaindrai a la direction. D'autant plus que la matinée s'annonce antipathique : la meteo est infecte. Mais comme le sacro-saint planning me dicte un depart a neuf heures au plus tard, je ne peux pas me defiler.

 

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8h37 sur le parking de l'hotel : il pleut des trombes

 

 

Pour ma premiere etape du jour, je dois rouler de Norfolk, Virginia, jusqu'a la zone de Williamsburg et Jamestown, deux endroits a tres forte valeur historique pour les US, comme en atteste ce site. Il n'y a qu'une cinquantaine de miles, mais la meteo ne rend pas les choses tres plaisantes. Vous pouvez suivre le trajet sur la carte.

 

 

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direction generale : Richmond, la capitale de la Virginie

 

 

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un enieme pont-tunnel, sur l'I-64 en direction du nord au depart de Norfolk

 

 

L'avantage de rouler le dimanche matin, c'est l'absence de trafic. A 10 heures, a l'heure prevue, je commence a deambuler dans Colonial Williamsburg, une sorte de reconstitution grandeur nature du Williamsburg de l'epoque coloniale (= au dix-huitieme siecle, avant la guerre d'independance). D'apres mon ami wikipedia, un large debat entoure Colonial Williamsburg, sur sa valeur historique et sur l'exactitude de sa reconstitution. Lire : est-ce un lieu permettant de se connecter a la realite du Williamsburg colonial, ou un business policé et proprounet, gommant la crasse et les indices genants de l'epoque ?

J'evite de participer au debat, et je me contente de me garer comme une loque a proximité (d'une reconstruction) du capitole de Virginie. Enfin... pour etre precis, du cinquieme et septieme capitole de Virginie, si j'ai bien tout compris de son histoire mouvementée sur wikipedia.

 

 

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Williamsburg capitol

 

 

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et j'y etais ! Sous la pluie, mais ca ne se voit pas...

 

 

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la solide palissade pour defendre le capitole

 

 

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Colonial Williamsburg : deux exemples d'architecture locale

 

Je continue ma route jusqu'a Jamestown, a quelques miles au sud de Williamsburg, sur la James River. Jamestown (ou Jamestowne) en tant que ville (ou village) n'existe plus aujourd'hui. On y trouve un Visitor Center et plusieurs sites ou s'arrêter pour tenter de découvrir ou comprendre l'ancien Jamestown. En arrivant au Jamestown Settlement Museum, je me dis que c'est épatant, je vais admirer des vieux vestiges, et je m'empresse de me garer - au plus pres de l'entrée du musée car il pleut.

Apres m'etre acquitté de l'exorbitant tarif d'acces ($15.5), je commence a deambuler dans le musée en attendant que la pluie se calme. De toute facon la caissiere m'a informé que pour l'instant l'acces aux sites a l'exterieur est interdit en raison du risque d'orage (ils ont peur qu'on se fasse foudroyer ?). Il est egalement interdit de prendre des photos dans le musée, donc je ne peux rien en montrer. Par contre, je peux commenter :-)

Alors, voila, mon sentiment dominant en marchant dans ce musée, c'est que je suis paumé. Je ne comprends plus rien a l'histoire des Etats-Unis et de la colonisation de l'Amerique du Nord. En effet Jamestown(e) est encore decrit(e) comme un(e) 'ze first', et tout se mélange dans ma petite caboche : encore un ze first ? Mais alors, et St-Augustine, en Floride ? Et le Mayflower, les pelerins de Provincetown ? Et le rocher avec lequel ils nous chauffent les oreilles a Plymouth, Massachusetts, que cela aurait été le premier rocher touché par la botte des colons fraichement debarqués d'Angleterre ? Et Sante Fe, au Nouveau Mexique ? C'est fatigant d'etre systematiquement confronté a une presentation des evenements de facon 'absolue mais partielle' = ici, c'etait ze first ceci, ze first cela, et pas de facon 'relative' = ici on est ze first pour ceci, pendant que la-bas, le ze first de cela se passe. Vous voyez ce que je veux dire ?

Heureusement, mon ami wikipedia vient a la rescousse et propose la chronologie suivante :

  • Plymouth (avec son Mayflower pour la traversée de l'Atlantique), fondée en 1620, plus ancienne ville de Nouvelle-Angleterre
  • Jamestown, fondée en mai 1607, plus ancienne colonie permanente fondée dans les 'treize colonies'. Le 'treize colonies' et le 'permanent' (meme si la colonie a disparu au cours du dix-huitieme siecle) sont tres importants pour pouvoir etre dans un ze most, voir ci-dessous
  • Santa Fe fut fondée a peu pres au meme moment (1607 ou 1608 ?) mais ne se trouve pas dans les 'treize colonies' et fut fondée par les espagnols
  • Saint-Augustine, fondée en 1565 par les espagnols, plus ancienne colonie sur le territoire continental des Etats-Unis

De multiples 'ze first' se definissent ainsi selon :

  • la nationalité des colons : francais, espagnols, britanniques
  • le fait que la colonie soit 'permanente' ou non. Pas mal d'entre elles ne survecurent pas plus que quelques mois ou années, par exemple Roanoke
  • le fait que la colonie ait été abandonnée pendant quelques anneés avant de renaitre de ses cendres au meme endroit, par exemple Santa Fe, qui n'est pas 'continuously occupied' depuis 1607
  • le fait que la colonie, bien qu'elle soit 'permanente' (= non detruite par maladie ou par les indiens ou par une autre nation), ait été abandonnée au profit d'une autre et n'existe plus en tant que telle aujourd'hui, par exemple Jamestown au profit de Williamsburg
  • le perimetre geographique : le nouveau monde, sur le continent, Nouvelle-Angleterre, au nord de Mexico, a l'est du Mississippi, au Quebec, etc etc

Bref, je comprends maintenant pourquoi j'ai toujours une impression de confusion quand je visite une 'ze oldest' colonie, et pourquoi j'ai de toute facon la tete qui tourne quand j'essaie de tout remettre ensemble : le nombre de classements possibles est si grand que 'ze oldest' ne veut plus dire grand chose. Voila...

Dehors l'orage s'est calmé, les visiteurs sont donc autorisés a sortir du musée. Il pleut cependant encore pas mal, et je n'ai ni anorak, ni k-way. Je vais etre trempé, tant pis. Je marche d'un pas rapide vers "James Fort", indiqué sur mon petit plan remis a la caisse par le point numero 7. En arrivant a proximité, deception : c'est une reconstitution, incluant meme, comble du kitsch, des acteurs en 'costumes d'epoque' pour animer chacun des batiments. Je suis pret a pleurer de rage. J'ai poireauté une demi-heure, marché sous la pluie, tout ca pour voir un spectacle qui sonne faux ? Je rale, je rale, comme d'habitude... c'est juste que je prefere le 'vrai', meme si ce sont des vieilles pierres toutes pourries, a un faux fort tout proprounet peuplé d'acteurs.

 

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la reconstitution de James Fort, devenu Jamestown

 

 

Un peu plus loin se trouvent trois navires a quai, la encore des reconstitutions, recréations, je ne sais pas comment les appeler, de ceux ayant acheminé les colons de Fort James en 1607 depuis l'Angleterre. Je les snobe et ne daigne pas monter a bord.

 

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le Susan Constant

 

 

Je retourne au musée en traversant le "Powhatan Indian Village", la encore une belle reconstitution, avec des beaux acteurs americains et blancs en guise d'indiens, a moitié a poil sous la pluie et dans des temperatures fraiches. Je fuis au plus vite ce Disneyland de l'histoire.

 

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Powhatan Indian Village

 

De retour dans ma voiture, je suis quasiment sec car je fulmine, ce qui a l'avantage d'evacuer sous forme de vapeur l'eau qui imbibe mes vetements. Saperlipopette ! Mille sabords ! Carabistouille ! Je viens de perdre une heure sur mon planning, pour ca. Je regarde de plus pres ma carte et je vois marqué "Historic Jamestowne, original site of America's first permanent English settlement". Ah, mais pourquoi est-ce que je ne suis pas allé la-bas directement ?

Je roule quelques miles, me gare, sors mes billets verts pour payer les $10 d'acces au Colonial National Historical Park, et galope jusqu'au site de Jamestowne. Il n'y a pas grand chose a voir... et oui, comme Jamestown a ete abandonnée au dix-huitieme siecle, que la zone si j'ai bien compris a été utilisée pour l'agriculture par la suite, et que le fort se trouvait juste en bordure de la James River qui a rogné sur la rive au cours des siecles, les indices de l'existence de l'ancienne colonie sont peu nombreux.

 

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James Fort aujourd'hui

 

Les fouilles archeologiques ont quand meme permis de révéler un ancien puit, des emplacements de cheminées, et des tombes. Sur la photo ci-dessus on peut voir une bache qui abrite je suppose des fouilles en cours. Il ne fait pas beau, peu de panneaux explicatifs, je suis a la bourre, ceci clot ma visite magistrale de Historic Jamestown... Decidement, la preparation brouillonne de ce road-trip se fait ressentir sur le terrain .

En repartant, je me goure de route, et au lieu de retourner directement vers Williamsburg et l'interstate, je suis "Colonial Parkway", le long de la James River.

 

 

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ca ne parait pas tres pittoresque comme route

 

 

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mais si ! La James River, par ou John Smith est arrive en 1607

 

 

Apres ces multiples errances dans le "America's historic triangle", je retrouve les rails de l'interstate I-64, et je mets le cap sur Richmond, la capitale de la Virginie, a une cinquantaine de miles d'ici.

 

 

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terminées les aneries, maintenant on roule pour de bon

 

 

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sur l'I-64W

 

La photo ci-dessus est floue mais on peut tout de meme constater qu'en Virginie aussi les forets sont verdoyantes autour des interstates, et qu'il ne pleut plus pendant que je roule. La meteo semble vouloir etre de mon coté, chic !

 

article suivant 8/10

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Publié par ZPP - dans road trip Delmarva